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Forte majorité

Philippe Couillard élu à la tête d'un gouvernement majoritaire

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Photo REUTERS

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Dix-neuf mois après avoir été chassé du pouvoir, le Parti libéral renoue avec la victoire. Philippe Couillard dirigera un gouvernement libéral majoritaire, infligeant toute une dégelée au Parti québécois de Pauline Marois, battue dans sa propre circonscription.

C’est un véritable raz-de-marée libéral qui a déferlé sur le Québec. Avec 41,4% des voix à 23h30 hier soir, le chef libéral a gagné son pari. Philippe Couillard a réussi à déloger les péquistes, mais plus encore, à faire élire assez de députés pour être majoritaire à l’Assemblée nationale – 70 sièges au moment d’écrire ces lignes.

Le commandant libéral pourra compter sur une équipe formée à la fois d’anciens ministres et de nouveaux venus, comme le Dr Gaétan Barrette, qui a battu la députée sortante Fatima Houda-Pepin, exclue du caucus libéral en début d’année. Sans parler de son trio économique, formé de Martin Coiteux, Carlos J. Leitao et Jacques Daoust, qui ont tous remporté leur siège.

Plusieurs étaient sceptiques quant aux qualités de leader de Philippe Couillard en début de campagne. Mais c’était avant la profession de foi souverainiste du candidat-vedette du PQ Pierre Karl Péladeau, un cadeau du ciel pour Philippe Couillard qui ne s’est pas fait prier pour brandir la menace référendaire, avec succès.

Marois quitte

Relégué dans l’opposition, c’est une cuisante défaite pour le PQ, pourtant favori en début de campagne. Avec 25,4% d’appuis à 23h30 hier soir, les péquistes ont récolté un des pires scores de leur histoire. Même Pauline Marois a mordu la poussière dans sa circonscription de Charlevoix. «Dans les circonstances, je vais quitter mes fonctions, j’assumerai cependant mes responsabilités pour assurer une transition ordonnée au sommet de l’État», a-t-elle dit, très émue, à ses militants.

Maintenant que Pauline Marois a annoncé son départ, une course à la chefferie attend inévitablement le parti. Les candidats potentiels à sa succession, comme Pierre Karl Péladeau, Bernard Drainville et Jean-François Lisée, ont tous remporté leur bataille de circonscription, ce qui laisse présager une chaude lutte à la chefferie dans les mois à venir. Les trois aspirants ont d’ailleurs tous pris la parole devant les militants péquistes réunis au 9e étage d’un hôtel du Vieux-Montréal où le PQ avait installé son quartier général.

Léo Bureau-Blouin et les ministres sortants Réjean Hébert, Yves-François Blanchet, Bertrand St-Arnaud et Diane De Courcy n’ont pas eu cette chance et ont été emportés par la vague libérale.

Legault reste chef

François Legault sentait le vent tourner pour lui en fin de campagne, après une solide performance au second débat des chefs. Mais l’ampleur de la vague libérale a empêché la Coalition avenir Québec de faire élire beaucoup plus de députés qu’elle n’en comptait déjà. À 23h15, la CAQ obtenait 22 circonscriptions.

Réélu dans L’Assomption, François Legault n’a toutefois pas fait durer le suspense sur son avenir très longtemps. «Je vais être chef de la CAQ pour les quatre prochaines années», a-t-il lancé aux militants réunis à Repentigny pour la soirée électorale.

Amir Khadir et Françoise David de Québec solidaire pourraient avoir du renfort à l’Assemblée nationale. La candidate Manon Massé était en avance dans Sainte-Marie-Saint-Jacques au moment de mettre sous presse.

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