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Élections

Pierre Karl Péladeau élu dans Saint-Jérôme

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Victoire teintée de déception pour Pierre Karl Péladeau. S’il a été élu dans la circonscription de St-Jérôme sous la bannière du Parti québécois, c’est dans l’opposition qu’il siégera.

«Ce soir, vous le savez, nous avons des sentiments partagés. Le résultat à l’échelle du Québec, n’est pas celui que nous aurions souhaité. Quel qu’il soit, nous devons accueillir le choix des Québécois avec humilité. Le verdict rendu par les Québécois va nous demander de l’écoute», a-t-il dit lors de son discours de victoire à St-Jérôme.

La lutte a été serrée jusqu’à la fin entre le candidat du PQ et celui de la Coalition avenir Québec, Patrice Charbonneau (32% des votes). Mais c’est celui qui se fait appeler PKP qui a remporté ses élections avec presque 37% des votes.

L’annonce de la victoire de PKP a vivement fait réagir les quelques partisans réunis dans un petit local d’un restaurant de St-Jérôme.

Quelques instants après avoir été élu vainqueur de sa circonscription, l’ancien patron de Québecor est venu saluer ses partisans. Accompagné de son ex-conjointe Julie Snyder et de sa famille, il a chaudement été accueilli par des cris de joie et des applaudissements.

Engagement à siéger

Questionné sur son avenir en politique vu la défaite du PQ, M. Péladeau a dit vouloir respecter la démocratie et le choix du peuple. Il s’est engagé à siéger à l’Assemblée nationale.

«Je me suis engagé à remplir mon mandat», a-t-il dit, esquivant les questions quant à ses ambitions au sein du parti.

L’annonce de la candidature de Pierre Karl Péladeau avait fait beaucoup de vagues au début du mois dernier.

Les rumeurs de son arrivée en politique allaient bon train les semaines avant le déclenchement des élections. Après avoir nié ses intentions, l’homme d’affaires s’est finalement lancé, au début du mois dernier, dans la circonscription de St-Jérôme.

Grand patron de Québecor, il a affiché ses couleurs lors de son discours d’investiture, en scandant, le poing levé, vouloir «faire du Québec un pays».

«Le choix de faire de la politique, je le fais en pensant à mes trois enfants avec le souhait de contribuer à leur léguer un pays dont ils seront fiers!», avait-il scandé.

Souveraineté

Certains experts estiment que ces liens avec la souveraineté ont été un tournant pour la campagne du PQ. Hier, il n’a pas concédé cette affirmation. Mais Pierre Karl Péladeau persiste et signe: il est souverainiste, a-t-il assuré.

«J’entends faire valoir l’importance de notre langue et notre culture, a-t-il dit. Travailler au renforcement économique du Québec, c’est aussi rendre encore plus faisable la souveraineté du Québec.»

Parmi les autres candidats qui ont été battus dans St-Jérôme, il y a notamment l’ancien journaliste de TVA, Armand Dubois du Parti libéral (20%), ainsi que Vincent Lemay-Thivierge de Québec solidaire (11%).

Pauline Marois avait nommé, il y a un an, Pierre Karl Péladeau pour la présidence du conseil d’administration d’Hydro-Québec. Il avait alors quitté la présidence de Québecor, demeurant toutefois vice-président du C.A. de l’entreprise. Plusieurs voyaient alors PKP comme le dauphin de Mme Marois. C’est d’ailleurs cette dernière qui avait tenté de convaincre l’homme de 52 ans, pendant quelques mois, avant qu'il ne rejoigne les rangs péquistes.

En apprenant la défaite de Pauline Marois dans sa circonscription, M. Péladeau a salué celle qu’il considère comme une «femme exceptionnelle». «Une femme qui aime les Québécois», a-t-il dit.

«Nous allons défendre l’intérêt des Québécois et du pays», a-t-il ajouté.

C’est l’ex-candidat-vedette Jacques Duchesneau qui a représenté le comté de Saint-Jérôme au cours des 18 derniers mois.

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