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Les Associations de médecins demeurent prudentes malgré la venue de trois médecins au pouvoir

Gaétan Barrette
Photo Agence QMI, Maxime Deland Les associations de médecins sont demeurées prudentes quant à la nomination probable du Dr Gaétan Barrette à titre de ministre de la Santé, et prèfèrent attendre la confirmation avant de commenter.

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Les associations de médecins du Québec ne voient pas le trio santé du parti libéral comme les sauveurs du réseau: ils devront faire leurs preuves.

«On n’est pas prêt à signer un chèque en blanc et à applaudir des sauveurs, réagit le Dr Joseph Dahine, président de la Fédération des médecins résidents du Québec. L’équipe a du potentiel, mais elle devra faire ses preuves.»

Un «gros bateau»

Durant la campagne, le Parti libéral du Québec a misé sur son trio santé, composé de Philippe Couillard, Gaétan Barrette, et Yves Bolduc. Tous trois ont été élus lundi soir.

«Ils connaissent bien le réseau, mais on ne se fait pas d’illusion. C’est un gros bateau, le réseau de la santé», commente le Dr Louis Godin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ).

Une chose est sûre, toutes les associations interrogées par Le Journal estiment que la pire erreur serait de procéder à un virage trop drastique.

Pressenti pour devenir ministre de la Santé, le Dr Barrette a reçu une prime controversée de 1,2 million $ lorsqu’il a quitté la présidence de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ).

«Je vivrai avec la décision»

Par ailleurs, ce dernier a souvent eu des opinions opposées à celles de son homologue de la FMOQ, à l’égard du travail des médecins de famille.

«On va collaborer avec le gouvernement en place. Peu importe qui sera nommé, je vivrai avec la décision de M. Couillard», a simplement dit le Dr Godin.

«La FMSQ a attisé le courant populiste qui croit que les médecins de famille ne travaillent pas assez, rappelle le Dr François-Pierre Gladu, de l’Association des jeunes médecins du Québec (AJMQ). Il faut arrêter de faire du populisme en santé.»

Le Journal a demandé une entrevue avec la présidente de la FMSQ quant à la nomination probable du Dr Barette. Elle n’avait pas rappelé hier.

Selon l’AJMQ, les présidents de syndicats ou d’ordres professionnels devraient être tenus à l’écart un certain temps avant de pouvoir diriger un ministère connexe à leur domaine.

Surveillé de près

À ce sujet, la FMOQ sera attentive dès la nomination du ministre de la Santé. «Si on juge que les orientations ne sont pas bonnes, on va interpeller les décisions», souligne le Dr Godin.

Parmi les promesses libérales en santé, on note la création de 50 supercliniques et la formation de 2000 superinfirmières d’ici 10 ans.


 

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