/news/politics
Navigation
Déconfiture du PQ | Dominique Payette

Dominique Payette cible les radios de Québec

Dominique Payette cible les radios de Québec
JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Coup d'oeil sur cet article

Amers de la défaite, certains péquistes estiment que les médias sont en partie responsables de la déconfiture du Parti québécois aux élections. La candidate déchue Dominique Payette montre notamment du doigt les radios de Québec.

L’ex-journaliste, qui a mordu la poussière le 7 avril dans la circonscription de Charlesbourg, croit que le «résultat désastreux» de son parti est dû à la transformation de la campagne électorale en campagne référendaire.

«Est-ce que les médias ont été manipulés par le Parti libéral qui tenait absolument à ramener la question référendaire sur le devant de la scène? Peut-être bien», a-t-elle soutenu hier, à l’entrée d’un caucus qui réunissait les 125 candidats péquistes aux élections.

Selon Dominique Payette, les deux débats des chefs n’ont pas permis d’informer la population sur la vision et les programmes des différents partis politiques.

À Québec, une région où le PQ n’a pas historiquement la cote, les propos des animateurs de radio ont eu «un rôle à jouer» dans le résultat de l’élection, insiste la fille de l’ex-ministre Lise Payette.

«Les radios de Québec nous avaient amenés au “Caquistan”, maintenant, les radios de Québec nous amènent au Parti libéral.»

Pelletier, aigri

Député défait dans Saint-Hyacinthe, Émilien Pelletier était visiblement aigri du résultat des élections. Il a accusé sans détour les médias d’avoir fait déraper la campagne du PQ. «Vous allez me dire avant tout, vous, c’est quoi le deal que vous aviez avec M. Couillard?» a-t-il lancé aux journalistes qui l’interrogeaient sur les raisons à l’origine de la défaite cuisante de son parti.

«Vous étiez négatifs sur tout ce que Mme Marois faisait!» a-t-il renchéri, avant de tourner les talons et de s’engouffrer dans la salle de réunion.

D’autres péquistes n’étaient toutefois pas d’accord avec cette théorie, dont les anciens journalistes Alexis Deschênes et Pierre Duchesne, tous les deux battus lundi soir.

«Quand on perd une élection, c’est de notre faute. Si j’ai perdu dans Borduas, c’est de ma faute, si le Parti québécois a perdu le pouvoir, c’est qu’il n’a pas su exprimer, rassurer ou convaincre, expliciter son message auprès des Québécois», a plaidé M. Duchesne.

Commentaires