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Cuisante défaite

Le flou référendaire a plombé la campagne du PQ

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L’incertitude référendaire et la charte des valeurs ont plombé la campagne du Parti québécois, reconnaissent les péquistes.

Battu dans sa circonscription, le ministre sortant Yves-François Blanchet admet qu’il y a eu des erreurs stratégiques commises durant la campagne électorale.

«Les adversaires nous ont tendu un piège sur le référendum. Le piège criait: Je suis un piège. Je suis un piège. Je suis un piège. Et nous sommes tombés dedans pareil», a-t-il confié hier, à l’entrée d’un Conseil des ministres.

Le ministre sortant de l’Environnement ne blâme pas Pauline Marois pour cet échec, mais plutôt son entourage. «Il y avait toute une organisation autour d’elle qui aurait pu faire des choix différents», plaide-t-il.

Même constat d’Alexis Deschênes, candidat défait dans Trois-Rivières. «Les gens voulaient savoir, on en fait-tu [un référendum], on n’en fait-tu pas? Je pense qu’à l’avenir, il faudra répondre clairement à ça», a-t-il dit, en marge d’un caucus qui réunissait les 125 candidats péquistes à Québec.

L’ex-journaliste soutient avoir eu de la difficulté à porter le message référendaire ambigu de son parti durant la course électorale. «Moi j’aurais vécu avec l’idée qu’il n’y ait pas de référendum dans le premier mandat», a-t-il insisté.

La charte des valeurs

Désormais dans l’opposition, les langues des péquistes se délient sur le projet de charte des valeurs. Le ministre sortant Alexandre Cloutier n’y est pas allé de main morte. Le PQ doit proposer un projet «plus rassembleur et moins divisif», a-t-il lancé.

Son collègue Jean-François Lisée a admis qu’il était de ceux qui souhaitaient qu’on offre une plus longue transition aux employés de l’État pour se conformer à la charte, qui interdirait le port de signes religieux ostentatoires.

Pilote du dossier de la charte, le ministre sortant Bernard Drainville s’est dit convaincu qu’il serait parvenu à un compromis avec la CAQ, à l’issue des consultations publiques. Il a reconnu que les appuis à la charte dans la population ne se sont pas transformés en votes. «Il faut constater que la peur du référendum a été plus forte», a-t-il analysé.

Faible appui des jeunes

Ce qui préoccupe davantage le ministre sortant Bertrand St-Arnaud, battu dans sa circonscription lundi, c’est le faible appui des jeunes à son parti. Selon lui, le PQ doit se rebrancher sur les jeunes, à défaut de quoi il risque de disparaître.

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