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Le PQ pas pressé de tenir une course à la chefferie

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Le Parti québécois (PQ) devra prendre le temps d'analyser les causes de sa défaite électorale, la pire depuis celle de 1970, avant d'entreprendre une course à la direction, selon plusieurs ténors de la formation politique.

«La pire chose à faire, c'est de commencer une course au leadership tout de suite», a déclaré Jean-François Lisée, mercredi matin, à l'entrée du conseil des ministres sortants à Québec.

Le député de Rosemont, que plusieurs voient briguer la succession de Pauline Marois, croit qu'il faut «laisser passer plusieurs saisons» avant de se choisir un nouveau chef.

«Les Québécois nous ont dit des choses très fortes, très importantes. Il faut les écouter, il faut savoir ce que ça signifie puis il faut débattre entre nous, avec les militants, de ce que ça signifie pour la suite», a analysé M. Lisée, qui nie les rumeurs voulant qu'il se prépare à poser sa candidature.

Le ministre sortant des Transports et des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, a abondé dans le même sens. Questionné sur ses intentions de se porter candidat lors d'une éventuelle course au leadership, le député de Jonquière a néanmoins gardé la porte ouverte.

«Écoutez, on n'est pas rendus là, on a tout un examen à faire, toute une réflexion, un bilan. Quand on sera rendus à la course à la direction, on verra à ce moment-là [mais] il n'y a rien d'exclu», a-t-il dit.

La ministre sortante déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, Véronique Hivon, croit pour sa part que le PQ doit d'abord prendre acte du message que la population lui a envoyé.

«On va se donner du temps pour aller au fond des choses, pour faire vraiment un examen approfondi de ce qui s'est passé, de qui on est, de ce qu'on a offert et de ce qu'on veut offrir, a-t-elle dit.  Il faut se donner le temps de reconstruire le lien de confiance fondamental, le lien de proximité avec la population.»

Le Parti québécois a subi une sévère défaite aux élections de lundi. La formation, qui n'a réussi qu'à faire élire 30 députés, a obtenu 25 % des suffrages, son plus faible résultat depuis sa première participation aux élections générales en 1970.

Le PQ devait se choisir un chef intérimaire d'ici mercredi soir. Le député de Chicoutimi, Stéphane Bédard, apparaît comme le favori pour occuper cette fonction.

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