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Lise Thibault

Des restos payants pour Lise Thibault

La GRC dévoile le stratagème de l’ex-lieutenante-gouverneure pour réclamer des dépenses au fédéral

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L’un des stratagèmes utilisés par Lise Thibault pour faire payer en double ses allocations et ses dépenses était de toujours se trouver aux limites de la capitale pour son hébergement ou ses repas, de façon à conserver son indemnité provinciale intacte et à réclamer ses dépenses au fédéral.

C’est du moins ce que les policiers de la GRC ont pu comprendre en examinant attentivement chacune des dépenses faites par l’ex-lieutenante-gouverneure au cours de son mandat qui s’est échelonné de 1997 à 2007.

Les enquêteurs ont effectué un véritable travail de moine pour répertorier chacun des restaurants où la représentante de la reine a été à plus de cinq reprises et dont la note a été facturée au gouvernement.

L’exercice a été fait avant et après la fusion municipale survenue en 2002.

Migrer à l’extérieur de la capitale

Bizarrement, Lise Thibault semble découvrir les restaurants situés tout juste à l’extérieur de la capitale lorsque les treize municipalités ont été annexées. Le même scénario semble s’appliquer à l’hébergement de la dame, qui a aujourd’hui 75 ans.

Autre irrégularité relevée par les policiers: un reçu émis au ministère du Patrimoine canadien réclamant la somme de 500 $ pour couvrir ses frais d’hébergement en mars 2003 dans une résidence de la rue Prévost à Beaupré.

Questionnée sur ce lieu d’habitation, Mme Thibault a justifié la dépense en mentionnant par lettre au ministère que son garde du corps lui avait «offert sa maison secondaire à Québec».

«J’y ai passé 15 nuits en mars. Cela me permet une vie plus régulière dans la nature, de me faire la cuisine, d’y laisser mes effets personnels et cela permet des économies pour votre ministère», écrit-elle pour se justifier.

Mauvaise date

Or, à la lumière de l’enquête, il a été possible d’apprendre que la fameuse résidence secondaire a été acquise par le garde du corps de Mme Thibault le 7 mars 2003 et que la prise de possession s’est faite le 10.

Lise Thibault a remis un reçu à Patrimoine canadien le 15 du mois de mars soit cinq jours après la prise de possession, mentionnant y avoir séjourné pendant 15 jours.

Le procès qui doit durer six semaines se poursuit aujourd’hui.

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