/news/health
Navigation
Incontinence

Des femmes réclament réparation

Coup d'oeil sur cet article

Une requête en recours collectif a été déposée contre le fabricant de produits de maille transvaginale Covidien, implantés chez de nombreuses femmes souffrant d'incontinence urinaire qui se plaignent d'effets indésirables importants.

«Cette demande de recours vise beaucoup de femmes au Québec et au pays. On reproche au manufacturier d'avoir tardé à aviser les patientes et les médecins des risques associés à ses produits de maille transvaginale, qui sont toujours utilisés», allègue Me Caroline Perrault, du cabinet Siskinds, Desmeules, à Québec, qui représente les utilisatrices lésées et leurs conjoints.

La requête déposée au Tribunal fait état d'effets secondaires et de dommages graves qui seraient imputables à des défaillances notables, dont l'érosion du maillage à travers la paroi vaginale.

«On a constaté que ce produit provoquait des adhérences, des saignements, des infections à répétition et des odeurs nauséabondes, ainsi que des douleurs aux jambes et lombaires. Il y a des femmes qui ne peuvent plus prendre leurs petits-enfants dans leurs bras, à cause de douleurs lombaires», affirme Me Perrault.

Réclamations de plusieurs millions de dollars

Les réclamations pourraient se chiffrer à plusieurs millions de dollars, selon l'avocate. Les conjoints ont été inclus dans ce recours, puisque plusieurs utilisatrices du produit ressentiraient des douleurs lors des relations sexuelles, ce qui affecterait les rapports sexuels du couple.

D'autres recours collectifs similaires contre cinq autres manufacturiers de produits analogues ont été intentés aux Etats-Unis, au Canada et au Québec.

«Ce recours-ci est encore méconnu des Québécoises concernées, qui ont tout intérêt à faire les demandes nécessaires pour obtenir leurs dossiers médicaux, avant que ceux-ci soient détruits», souligne Me Perrault.

Ce type de produits de maille transvaginale est implanté au Québec au moins depuis les années 1990.

Commentaires