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Vandalisme | Mosquée

Des fidèles d’une autre mosquée victimes de vandalisme

Karim Omari et Aïssa Derbali
Aïssa Derbali - Fidèle

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D’autres fidèles d’une mosquée ont été victimes d’un vandale qui a saccagé trois voitures à coups de bâton de baseball pendant la prière le lendemain des élections.

D’autres fidèles d’une mosquée ont été victimes d’un vandale qui a saccagé trois voitures à coups de bâton de baseball pendant la prière le lendemain des élections.

L’homme s’est présenté à vélo vers 21 h 15 mardi dernier à la mosquée Madani située sur le boulevard Laurentien dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville.

Avec son bâton de baseball, il a brisé le pare-brise de trois voitures appartenant à des fidèles. Une quinzaine de personnes se trouvaient à l’intérieur de la mosquée pour la prière du soir.

«C’est peut-être une coïncidence, mais nous croyons que c’est un coup planifié. La personne savait que nous avions la prière à cette heure-là et que ça durait une quinzaine de minutes», estime un des fidèles, Karim Fakhouy.

C’est le deuxiè-me incident touchant une mosquée survenu dans la même journée. Le Journal rapportait mardi qu’un individu avait fracassé une fenêtre en lançant une hache contre la vitre vers 5 h du matin.

Sur l’arme, il était inscrit «Fuck liberals» et «On va exterminer les musulmans».

Ignorance

Aucun lien entre les deux événements n’a été établi jusqu’à présent. Il s’agit du premier acte de vandalisme à survenir à la mosquée Madani. Selon M. Fakhouy, les tensions sont vives envers la communauté depuis le débat sur la Charte.

«Il y a beaucoup de préjugés. Ce qui nous inquiète dorénavant, c’est que ce n’est plus seulement des paroles, mais des actes contre notre communauté», déplore M. Fakhouy.

D’autres fidèles prennent les événements avec plus de philosophie.

«Ça montre que les gens qui font ça sont incultes. Je ne suis pas chrétien, mais je ne vais pas vandaliser leurs établissements. Nous, on prie. Dieu s’occupe du reste», insiste Aïssa Derbali.

«On n’a rien à se reprocher. On ne fait pas de guerres de religion. Il y a des gens qui ont de la haine, c’est eux qui sont à plaindre», ajoute Karim Omari.

Graffitis à Westmount

Le Shah Jalal Islamic Center a quant à lui reçu la visite des graffiteurs, il y a environ deux semaines.

Le message inscrit est illisible, mais s’étend sur environ trois mètres sur le mur de l’établissement.

«Je trouve ça très désolant. Ça va coûter 2000 $ pour le faire enlever. Je ne comprends pas le but de faire une telle chose», souligne le responsable des lieux.

 
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