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La CAQ : une nouvelle Union nationale ?

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François Legault veut désormais fédérer le vote nationaliste et reléguer l’indépendantisme dans les marges de la vie politique, où il serait condamné au statut de tiers-parti. Le nationalisme québécois s’est défini principalement comme souverainisme depuis quarante ans. Il voudrait le redéfinir comme autonomisme. Quoi qu’on en pense, c’est un pari tenable. Il s’agit d’un positionnement optimal pour Legault, qui occupe ainsi le créneau politique dominant au Québec : le nationalisme non-souverainiste  (ce qui ne veut pas dire fédéraliste) de centre-droit.

J’avais constaté l’émergence de ce courant politique dans Fin de cycle, surtout dans les deux premiers chapitres. J’y montrais comment cette sensibilité était probablement majoritaire au Québec mais ne parvenait pas à se traduire politiquement. Son émergence politique dépend en fait de la liquidation du clivage souverainiste-fédéraliste. Legault croit manifestement possible de terminer cette liquidation lors de la prochaine élection. Du moins, c'est le signal qu'il envoie.

Je note aujourd’hui trois choses.

La première : François Legault s'adapte à sa nouvelle géographie électorale. Mais ses appuis de la droite ultrafédéraliste à la  Gérard Deltell  de la région de Québec le suivront-ils ? Car entre cette droite canadienne et le nationalisme de centre-droit du 450, il y a peu de choses en commun. Ces deux courants parviendront-ils à se fédérer, à se coaliser durablement? Un Gérard Deltell sera infiniment plus proche du PLQ que de ses nouveaux alliés que François Legault entend recruter chez les anciens péquistes.

La seconde : il ne faut pas oublier que François Legault, il y a deux ans, cherchait à occuper un créneau contraire. Il ne voulait pas remplacer le PQ mais le PLQ et draguait le West Island. Cela témoigne peut-être du caractère flageolant de ses convictions. Parviendra-t-il à développer une stratégie durable synthétisant défense de l’identité québécoise et réformisme économique? Surtout, on sait que la question identitaire ne passionne pas vraiment François Legault qui n’y reconnait pas spontanément une vraie affaire. Parviendra-t-il vraiment à miser sur elle?

La troisième : François Legault se réfère positivement à l’Union nationale. Il nous parle évidemment de l’Union nationale de Daniel Johnson, plutôt que celle de Maurice Duplessis. Il devrait se rappeler que Daniel Johnson ne disait pas seulement le Québec d’abord. Il disait aussi : Égalité ou indépendance. Le nationalisme post-souverainiste à la Legault s’inscrit moins dans une logique d’adhésion sentimentale au Canada que de consentement à une situation historique où l’idéal d’indépendance entre peut-être en dormance.

Mais le fait est que le Québec dans le Canada continue de régresser: on le traite comme une province sur dix et le multiculturalisme canadien réduit le peuple québécois au statut de grosse minorité ethnique parmi d’autres. Autrement dit, le Québec n’est plus dans les années 1960, où le Canada anglais était ouvert à un certain accommodement avec lui. Lorsqu’il constatera cela, ne risque-t-il pas de redécouvrir ses vieux réflexes souverainistes?Chose certaine, ce repositionnement stratégique sera intéressant à suivre.

37 commentaire(s)

Olivier dit :
11 avril 2014 à 9 h 43 min

Pourquoi pas l'Union Nationale de Duplessis? Au plan économique, ce premier ministre a été exemplaire, comme le démontre de manière plutôt convaincante Vincent Geloso dans "Du Grand Rattrapage au Déclin Tranquille".

Si le Canada s'est mis à respecter le Québec en 1960, ne croyez-vous pas que c'était à cause de la nouvelle vigueur économique des Canadiens français durant les années Duplessis?

Gilles Laplante dit :
11 avril 2014 à 9 h 44 min

" Autrement dit, le Québec n’est plus dans les années 1960, où le Canada anglais était ouvert à un certain accommodement avec lui." Effectivement, dans les années 60, le Québec était un partenaire. Tu n'as certainement pas la même attitude face à un partenaire qu'avec un BS pour qui tu paies.

Francois Pitou dit :
11 avril 2014 à 9 h 51 min

Beaucoup de gens parle de demographie quand on parle de notre relation avec les differentes composantes du Canada anglais. Comme si Terre-Neuve -Labrador pouvait s,apparenter meme de loin a l,Ontario. Terre-Neuve sera toujours Terre- Neue. Comme le Quebec sera toujours nationaliste dans les faits .C,est pas parce que l,on demeure sur la meme rue que les meubles dans la maison sont les memes. Nos coutumes, notre histoire, notre langue, et pour certains notre religion , notre musique, notre peinture, et oui, nos athletes , c,est de ca qu,il faut s,ennorgueillir et qu,il faut proteger. Quand au cote economie, il faut mettre les bouchees doubles et faire du rattrapageparce que nos ancetres etaient avant tout des cultivateurs. Mais les quebecois ont autant de talent que n,importe qui . Faut juste leur laisser le temps et l,espace pour se developper. Il n,y a pas un quebecois qui soit aveuglement federaliste. Nous saurons tous reconnaitre si et quand notre identite sera reellemt menacee. Pas juste par un foulard, une kippa ou une croix catholique.

DanC dit :
11 avril 2014 à 9 h 56 min

Ça c'est la clé! Égalité ou indépendance! En une seule phrase on pique la curiosité des québécois blasé qui révèle la raison d'être de l'indépendance et à la fois on rejoint les fédéralistes pour qu'ils constatent par eux-même cette logique. Si il y a égalité, tant mieux! Mais si il n'y en a pas, il ne faut pas avoir peur de faire l'indépendance... Je crois que la CAQ devrais adopté, avec quelques modifications, l'Union National de Daniel Johnson...

Gilles Bousquet dit :
11 avril 2014 à 10 h 15 min

Fait que, nous aurions donc :

le fédéralisme à l'intérieur du Canada, comme il est là, par le PLQ Le souverainisme à l'extérieur du Canada, la séparation, par le PQ. L'autonomisme à l'intérieur du Canada, un peu plus décentralisé et efficace, par la CAQ.

Il pourrait y avoir une plusieurs autres choix constitutionnels, comme : Une véritable confédération canadienne d'États souverains, pas encore choisie par un parti.

Fernand Lachaine dit :
11 avril 2014 à 10 h 27 min

Il y a quelqu'un qui lui souffle dans le cou constamment à F.Legault, c'est Charles Sirois fédé extrême. Donc la CAQ foncièrement fédéraliste. Attention les indépendantistes qui seraient tentés de faire le jeu de ce parti. Legault n'est pas honnête dans cette affaire.

Fernand Lachaine dit :
11 avril 2014 à 10 h 32 min

Il y a quelqu'un qui souffle dans le cou de Legault, son nom: Charles Sirois fédéraliste extrême, ami de JJCharest. Donc pour les indépendantistes qui seraient tentés par cette petite nouvelle aventure , la CAQ est foncièrement fédéraliste. Legault n'est pas honnête dans ce petit jeu. Nous voulons l'indépendance. Pas une promesse répétée à tous les dix ans comme il le fait depuis plusieurs années.

Hélène Beaulieu dit :
11 avril 2014 à 10 h 32 min

L'ère Couillard verra la fin de la régression du Québec dans le Canada..

"Nous sommes 34 millions, faut savoir se parler".. Ce qui n'est plus jamais arrivé depuis les 40 dernières années.

Après Denis Coderre le rassembleur, voici Philippe Couillard le rassembleur.. toutes les pièces s'emboîtent pour qu'une relation plus saine émerge entre le Québec et le Canada, que ce soit avec Harper ou Trudeau au pouvoir..

Alors le beau risque pris dans la bonne foi de part et d'autres il est beaucoup trop tôt pour l'écarter de vos écrans radar... et vous le savez trop bien!

Fin!

Gagnon jean claude dit :
11 avril 2014 à 10 h 42 min

Pour avoir voté en 1956 pour Maurice Duplessis je dois vous dire que sur le plan des revendications du Québec...il n arrive même pas à la cheville de ce grand premier ministre,du moins sur le plan de la protection de nos droits. Je me permets de citer le même Duplessis qui a dit à 2 reprises ceci:"SI ON NE VEUT PAS RESPECTER LE PACTE CONFÉDÉRATIF DE 1867,LE QUÉBEC PRENDRA LES MOYENS DE VIVRE PAR ELLE-MÊME"(A 2 reprises: 1957 et l année suivante 1958)Et vous pourriez aussi citer feu Paul Sauvé,de regretter mémoire,qui un mois avant sa mort en novembre 1959...disait la même chose que Duplessis...Et pendant toutes les années de Duplessis on a vu les différents chefs du parti libéral qui se demandait comme je l ai entendu de mes oreilles par feu Georges Lapalme,chef de l opposition demander lors de l élection de 1956 à Waterllo en Estrie:"qu'est-ce que ça mange en hiver la totonomie?"..et ce sont les mêmes qui sont au pouvoir et qui vont recevoir à plus de 95% les votes des mêmes qui votaient contre l Union Nationale...ce temps-là M.Legault est terminé...fini...vous êtes passé date et pas à peu près. Retournez à vos livres d Histoire ainsi que certains péquistes...

Quel ennui dit :
11 avril 2014 à 10 h 45 min

"Mais le fait est que le Québec dans le Canada continue de régresser: on le traite comme une province sur dix et le multiculturalisme canadien réduit le peuple québécois au statut de grosse minorité ethnique parmi d’autres."

C'est faux, le Québec et les Québécois ont été reconnus comme étant une société distincte par le gouvernement conservateur. La position du français y est aussi assurée par le bilinguisme institutionel.

Patrick Boucher dit :
11 avril 2014 à 11 h 00 min

Excellente analyse, vous venez de mettre sur papier une théorie qui risque bien de se réaliser.

Dans 4 ans, la CAQ risque de voir ses appuis prendre une importance qui pourrait la rapprocher du pouvoir. Une place que le PQ ne pourra jamais occuper à cause de son option souverainiste.

Paul Robert dit :
11 avril 2014 à 11 h 05 min

À suivre....

marc dit :
11 avril 2014 à 11 h 16 min

Legault veut le pouvoir pour redresser les finances pour rendre le Québec plus fort économiquement. Il n'est ni souverainiste ni fédéraliste ni nationaliste. Clairement, la meilleure façon de le faire est de contrôler tous les leviers et c'est pourquoi il était aussi actif en tant que membre de PQ. Toutefois, lorsqu'il a cru comprendre que la souveraineté ne se produirait pas durant sa vie active, il a cherché à se posionionner dans le créneaux qui lui donnerait le plus de chances d'atteindre son rêve de faire du Québec une province ou un état fort. Il a donc visé le fédéralisme. Mais lorsqu'il a vu qu'il ne pourrait pas prendre la place du PLQ dans dans les intentions de vote en 2012 cette semaine, il s'est redéfini dans une nouvelle voie, celle des nationalistes.

Legault a un rêve. Il rêve de contribuer à un Québec fort durant sa vie active. C'est le lègue qu'il veut laisser. C'est noble. Mais l'axe souveraineté/nationalisme/fédéralisme passe au second rang.

Joe Kanada dit :
11 avril 2014 à 11 h 31 min

Intéressant.

Je me demande si ce n’est pas de la fine politique pour amorcer, graduellement, le retour de la souveraineté version CAQ ?

Un mouvement souverainiste de droit aux lieux de gauche, ça risque de réussir à long terme

Hélène Beaulieu dit :
11 avril 2014 à 11 h 38 min

Tiens donc! Alain Finkielkraut qui rentre à l'Académie française.. J'ai hâte de voir au cet nomination lui vaudra le même silence de votre part que celui suivant la nomination d'un des nôtres, Dany Laferrière..

Nelson dit :
11 avril 2014 à 11 h 38 min

Légaux n'est ni souverainiste ni nationaliste ni fédéraliste ni rien de rien.

Légaux est légauliste.

Grand narcissique démagogue opportuniste nombriliste qui change d'orientation politique comme de chemise, qui croit qui peut gouverner le Québec comme si c'était une compagnie aérienne de troisième catégorie.

Il a piqué des votes au PQ par le flou référendaire qui faisait peur, et il piqué des votes aux libéraux parce que beaucoup se rappellent des années Charest.

Mais Légaux n'est alternative de rien, parce que lui même ne sait qu'est qu'il est.

Il sait qu'il vaut être le Roi, et rien d'autre.

Pierre-Luc Arseneau dit :
11 avril 2014 à 11 h 48 min

Voilà pourquoi plus jamais mon vote n'ira à la CAQ. Au-delà de la troisième voie politique, ce parti est dirigé par un homme à la géométrie variable en ce qui a trait à sa place sur l'échiquier politique. Legault a soif de pouvoir, c'est tout. Les anciens adéquistes se sont faits arnaquer à embarquer avec lui.

Sylvain Brûlé dit :
11 avril 2014 à 11 h 48 min

La montée de l'ADQ en 2007, la vague orange et l'effondrement du Bloc en 2012 et ce qu'on vient d'observer aux élections québécoises de 2012 et 2014 montre que les Québécois cherchent une nouvelle solution. Ils ont raison. La situation était bloquée.

Il n'y a pas de place pour quatre partis principaux dans notre système, donc au moins un doit s'effacer du devant de la scène. La division nous affaiblit. Comme il n'est pas possible de s'entendre sur l'indépendance pour le moment, entendons nous sur la défense du Québec et de l'identité en "endurant" le cadre fédéral pour le moment et même en essayant de l'améliorer si possible.

Les Canadiens (anglais et francophones) en ont marre du Sénat actuel. Et si la réforme du Sénat nous offrait une fenêtre d'opportunité? Vous voulez un Sénat élu? Le Sénat ne nous intéresse pas beaucoup mais on va vous donner votre Sénat élu avec sur-représentation des petites provinces en échange d'une reconnaissance de la nation québécoise, de vrais pouvoirs qui viennent avec et assortie de l'abolition des irritants constitutionnels de 1982. Vous ne voulez pas? Eh bien torchez vous avec votre Sénat!

Pierre-Luc Simard dit :
11 avril 2014 à 12 h 36 min

Un nationalisme non-souverainiste de centre-droit ? Pourquoi de centre-droit ? Je pense que c'est une étiquette! Une analyse rigoureuse des politiques proposées par la CAQ placerait ce parti au centre. Le PLQ est plus à droite selon moi avec leurs politiques de gestion des ressources naturelles...

Enfin, bref... revenons à l'essentiel !

OUI !!! Un parti qui va unir les fédéralistes nationalistes contre le multiculturalisme cannadien et contre le nouvel ordre de 1982, les souverainistes lucides (libéré du déni !) qui veulent faire avancé le Québec pour garder espoir de faire l'indépendance dans 25 ans, ainsi que la gauche et la droite modérée.

L'article 1 du parti pourrait assurer la cohésion de ce groupe: l'intérêt de la nation québécoise avant tout !

Ce qui n'est pas le cas avec le PLQ: c'est l'intérêt de la nation canadienne anglaise et des amis du parti avant tout !

Seul un tel groupe d'électeurs pourrait venir à bout du PLQ et leurs électeurs de nationnalité canadienne anglaise.

Un tel parti pourrait aller chercher 80% du vote francophone...

Gaston Langlais dit :
11 avril 2014 à 12 h 43 min

Bonjour,

Lors de la création de l'ADQ j'avais suggéré à M. Allaire de choisir comme nom L'Action Nationale. Lors de la formation de la CAQ j'ai fait la même suggestion à M. Legault. Je suis à nouveau revenu à la charge lors de la fusion CAQ/ADQ. L'Action Nationale est plus "marketing" disais-je. Je penser encore avoir raison. Si vous écrivez la CAQ autrement par exemple "Kakiste" "Kakistocratie" cela désigne un ramassis de médiocres. Mais que voulez-vous lorsque vous n'habitez pas Montréal vous êtes déjà moins intelligent.

Gaston Langlais - Gaspé.

Emilien Larivièree dit :
11 avril 2014 à 13 h 36 min

La CAQ et Légaux , nationaliste,non, aucune confiance !Rappelez- vous que l' année dernière, Mme Diane De Courcy ,ministre pour la défense de la langue française a tenté de négocier la réforme de La Loi 101 durant toute une année avec CAQ et ce fut un NON même sur un point essensiel de l'obligation pour les entreprises de 50 employés et moins de travailler en français. Avec les libéraux c'était clair et c'était NON il n'y a pas eu de négociation avec eux . La CAQ ,des grands mots , de la poudre aux yeux et le pouvoir. La CAQ et son chef actuel actuel se fichent de la protection de la Loi 101.

Gagnon jean claude dit :
11 avril 2014 à 13 h 45 min

Suite à mon envoi...personne ne peut contester que le combat mené contre la centralisation à Ottawa ne date pas d hier...tiens je vous lance comme cela l année 1942...j'espère M.Côté que vous savez à quoi je fais allusion...remarquer que Couillard a mis un nom...un certain Adélard Godbout...ça c est une piste...allez allez vous risquez de comprendre....

gabriel touzin dit :
11 avril 2014 à 14 h 46 min

la caq cest camil samson réinventé.

Jippy dit :
11 avril 2014 à 14 h 49 min

«...le Québec dans le Canada continue de régresser...» Facile à comprendre avec les programmes sociaux les plus dispendieux (voire luxueux) de tout le Canada. Sauf que les revenus n'entrent pas parce qu'on a peur des Environnement-eurs...

sco100 dit :
11 avril 2014 à 15 h 51 min

Il n'existe aucune espèce d'obligation morale de la part des Québécois d'entretenir un mouvement indépendantiste. Il pourra bien mourir de sa belle mort sans qu'on s'en fasse outre mesure dans les chaumières (Bédard comme leader, ce n'est pas exactement l'idée du siècle).

Cela dit, je comprends aussi sans peine que, comme les Bérets blancs, les Témoins de Jéhovah ou le Reader's Digest, ce mouvement ne mourra sans doute jamais: il y a encore des monarchistes en France, après tout..

Peter Benoit dit :
11 avril 2014 à 16 h 47 min

L'incurie et l'incompétence économique du PLQ va donc se poursuivre jusqu'en 2018. Il faut prévoir le début de la mise en place de plusieurs mesures d'austérité vers 2015-2016 alors que la situation budgétaire du Québec deviendra bientôt intenable.

Le positionnement de la CAQ et du PQ va dépendre de la manière et l'intensité du fort déclin économique du Québec qui se prépare inéluctablement. Il est trop tôt pour dire comment ces partis vont s'ajuster, on en aura une bonne idée vers 2017, pas avant.

Même le PLQ pourrait être à risque d'être marginalisé et voir le "Equality party" se reformer avec sa frange ultra-fédéraliste.

Richard Laurin dit :
11 avril 2014 à 17 h 38 min

M.Legault parle de faire avancer le pays réel. De quoi parle-t-il au juste? Du Québec désincarné ou d'un Québec fier de ce qu'il est? Entend il souscrire à la tradition nationaliste de revendiquer ou compte-t-il surfer sur l'indifférence?

Bien sûr que s'il désire gruger le vote nationaliste désabusé, il faudra revenir à une formule de type beau risque, de type Allaire plus. Il reprendra la stratégie de M.Lévesque suite au premier référendum. Il pourra ainsi recréer une solidarité autour d'enjeux à notre portée et remettre en selle le discours nationaliste.

Cette option est la seule qu'il peut adopter s'il espère prendre le pourvoir au prochain terme. Oubliez l'histoire du West Island, c'est peine perdu et il le sait fort bien.

Le monde de Québec ne sont pas peinturés rouge. Ils sont en général beaucoup plus informés pour la moyenne du bon peuple mais votent surtout de façon pragmatique. La question nationale reste importante et n'est pas ignorée. Juste qu'il faut être lucide et cesser de rêver à d'hypothétiques scénarios qui ne riment à rien.

André Beaudoin dit :
11 avril 2014 à 17 h 47 min

Le sujet de votre article m'intéresse d'autant que j'aimerais aller chercher une licence en histoire.

Le sujet de ma thèse : «Les orphelins de Duplessis». Il est flagrant, quand on connaît bien les familles québécoises, de réaliser comment les Péquistes se sont retrouvés dans ce parti après la disparition de l'Union nationale. Je connais beaucoup de cas personnels. Au fond, ce qui a fait très mal, c'est non seulement 1760, mais aussi, et beaucoup, 1960. 1967 marque également une date importante. Rappelons nous un certain de Gaulle, qui est était venu cracher ingratement en sol canadien, omettant de rappeler au passage les dizaines de milliers de jeunes soldats canadiens morts pour délivrer notre vieille France pétainiste.

Yves dit :
11 avril 2014 à 17 h 58 min

''le Québec dans le Canada continue de régresser...''

Et c'est pas la faute du Canada, c'est la faute du gouvernement du Québec.

L'éducation est de compétence provinciale, on a les deux mains sur le volant, est-ce qu'on s'occupe du taux de décrochage ? Non. L'enseignement de la langue française est-elle adéquate ? Non. Ni l'Histoire, ni la géographie.

La santé est de compétence provinciale, on a un des taux de suicide, particulièrement chez les hommes, des plus élevés, la désinstitutionnalisation est un échec avec tout ces gens qui déambulent dans les rues avec leur santé mentale déficiente, on attend plus qu'ailleurs a l'urgence, pas de médecin de famille disponible, on envoi des cancéreux se faire soigner aux États Unis, bel confiance dans notre système de santé. Et on fait quoi ? Rien

Les finances publiques dépendent de la péréquation, le BS canadien, et malgré ce qu'on reçoit d'Ottawa, on est même pas capable d'équilibrer le budget.

On est même pas capable de s'occuper comme du monde des pouvoirs que l'on possède déjà, et c'est la faute du fédéral, d'Ottawa, du ROC ?

Pu capable de ce peuple irresponsable et immature.

Pierre Bouchard dit :
11 avril 2014 à 18 h 01 min

Pourquoi la CAQ ne constitue pas telle une coalition avec les libéraux? Il y a eu des pourparlers pendant la campagne pour une possible coalition entre les libéraux et les caquistes advenant que le PQ soit proche du pouvoir par les résultats. On se moque des gens car F.Legault croit aux mêmes -vraies affaires- que celles des libéraux. Son positionnement nationaliste à été fait dans le désespoir au moment du second débat car il fallait sauver les meubles de la CAQ. Le 7 avril, les meubles ont été sauvés en termes de de la députation pas en ce qui regarde le suffrage, 23% lundi au lieu de 27% en 2012. Les fantasmes de F.Legault lui appartiennent mais voilà la coalition naturelle est libéro-caquiste.

André Beaudoin dit :
11 avril 2014 à 18 h 04 min

M. Benoît Mes félicitations d'abord, d'écrire tout comme moi, sans pseudonyme. Permettez-moi de vous aider à vous détendre un peu en cette semaine pénible pour les PKIOU avec une bonne taquinerie que ne renierait pas nos meilleurs comiques québécois pure laine, comme vous les appréciez sans doute. Donc M. Benoit, ma question est la suivante. Êtes-vous le Benoit de l'annonce des fromages. Vraiment hilarant cette publicité. Sans rancune, si vous me considérez également comme un Québécois. Je suis ouvert à une répartie amusante, car c'est le problème de mes bons amis: ils se prennent trop au sérieux. Dans la grande histoire de l'humanité, il faut avoir le gros bon sens d'admettre que nous ne serions à peine qu'un astérix en bas de page. Donc, détendez-vous, relaxez. Allez respirez l'air frais et réfléchissez bien à mes arguments. C'est bon pour le moral, du moins pour moi, Québécois de souche et de bonne volonté.

Martin Gagné dit :
11 avril 2014 à 21 h 12 min

On se demande pourquoi des individus comme sco100, ou la passionaria du fédéralisme trudeauiste Hélène Beaulieu, ou encore des petites punaises comme danielg, hantent des blogues clairement indépendantistes... Ne sont-ils pas assurés de leur victoire? Ou alors cherchent-ils à nous convertir? Ou peut-être s'imaginent-ils que nous allons baisser les bras si facilement?

Le fanfare de la résignation a déjà repris de plus belle hier avec Lysianne Gagnon de la Presse qui tentait de nous convaincre que l'indépendance est "une idée dépassée". Imaginez l'arrogance de ces gens - qui s'imaginent que leur pleutrerie devrait servir de modèle à tous!

Ceci étant dit leurs vices ne doivent pas justifier quelque complaisance que ce soit de notre part. On ne peut nier la clarté du verdict émis lundi dernier. C'est d'abord un désaveu du Parti Québécois et de toutes ces tactiques plus ou moins avouées; en bout de ligne un désaveu du médium plus que du message.

C'est pourquoi il est impératif de préserver le message - la nécessité de l'indépendance - en éliminant ce médium devenu désuet, un obstacle plutôt qu'un atout. Il faut saborder le Parti Québécois!

Joigniez tous Option Nationale, le seul parti *clairement* indépendantiste sur l'échiquier. Et incitez votre député, s'il est un élu du PQ, à faire le saut. Il vaut mieux rejetter une structure devenue bancale que ce pourquoi elle fût jadis érigée. Le PQ a rempli sa mission, donner une substance à l'identité québécoise. Maintenant que cela est atteint il nous faut un nouveau véhicule pour franchir la prochaine étape.

L'indépendance ne se fera pas sans la jeunesse et celle-ci n'est plus au PQ!

MG, Mtl

MG, Mtl

saintsimon dit :
12 avril 2014 à 0 h 26 min

@Martin Gagné

Pas gentil d'appeler vos compatriotes, des punaises.

Les nationalistes sont dans le déni...

Je lis de droite et de gauche et la tendance est, je résume...

Il faut parler d'indépendance....vous pensez que les gens n'ont pas compris ? Sortons le PQ, changeons de nom, de logo, que sais-je... Attirons les jeunes ? Avec quoi ? Des coalitions avec la CAQ, un électorat farouchement de droite et conservateur, et avec QS, franchement de gauche ? Le PLQ est illégitime il a été élu avec seulement 41 % de voix, bien plus que le PQ dans le pass, dans certaines élections...

Il y a des tendances démographiques lourdes bien montrées par les enquêtes de Leger et Leger par exemple, et d'autres, le PQ est en tête seulement dans la tranche 55-65 ans, il est troisième ou même quatrième chez les 18-25 ans....mortel.

Le souverainisme ou l'indépendance sont dans une impasse peut-être mortelle, et le 7 Avril 70 % de la population ont envoyé ce message, clair, c'est non.

Paul Robert dit :
12 avril 2014 à 10 h 37 min

Le Québec est dans un nomansland depuis 1982, le Québec n'est pas un pays et il n'est pas dans un pays, car le Canada nous a refuser dans la constitution. Maintenant depuis 1982 qu'est ce que le Canada ou le ROC a offert au Québec pour l'intégrer dans cette constitution ?? RIEN, RIEN, RIEN Alors Mettons nous a genoux et prions pour qu'un jour, un Canadien nous offre une solution.

marc dit :
12 avril 2014 à 10 h 43 min

Saintsimon,

Je pense sincèrement qu'il faut parler d'indépendance à la génération des 18-34 qui n'ont entendu de cette option que la défaite de Bouchard en 1995 et son effort, étrange pour un chef indépendantiste, de taire tout mouvement ascendant dans les années suivantes durant lesquelles Ottawa nous martelait combien le Québec est faible et a besoin du Canada.

Les jeunes ne se sont jamais fait expliquer le bien-fondé de l'option. Ils pensent que le Québec s'affaiblirait sans le Canada alors que tous les premiers-ministres québécois, Jean Charest inclus, ont toujours dit que le Québec n'a pas besoin du Canada pour assurer son avenir économique. Ce n'est certainement pas que Charest était souverainiste. Si les jeunes sont contre la souveraineté parce qu'ils ont peur des impacts économiques, c'est qu'ils pensent que Lévesque, Bourassa, Parizeau, Bouchard, Charest et Marois avaient tous tort de dire que ce n'est pas le cas.

Il faut interpeller les 18-34 et leur demander sur quelle base (solide) ils pensent que l'avenir économique du Québec passe par Ottawa alors que tous les partis, fédéralistes ou souverainistes, québécois pensent que non. Pourquoi est-ce que le message d'Ottawa résonne plus fort pour eux que tous les messages provinciaux.

Jacques René Giguère. dit :
12 avril 2014 à 17 h 52 min

André Beaudoin: la France pétainiste? Celle que le gouvernemnt du Canada reconnut comme gouvernement légitime de la France jusqu'en novembre 1942?

Lorsque De Gaulle envoya la flotte de l'amiral LeMesurier pour reprendre St-Pierre-et-Miquelon des mains de Pétain. le gouvernement de Mackenzie King ordonna à la marine canadienne de s'y opposer et de se ranger du côté pétainiste. C'est l'état-major de la marine canadienne qui refusa d'obéir et se rangea aux côtés de De Gaulle. Ce que j'aime des fédéralistes, c'est de voir jusqu'où ils peuvent descendre dans l'ignorance historique...

Simon dit :
12 avril 2014 à 20 h 07 min

Je me demande bien c'est quoi un "ultrafédéraliste" pour MBC et la distinction qu'il peut y avoir avec "fédéraliste". Il semble donner cet étiquette à beaucoup de personnes tout en ne se reconnaissant même pas lui-même comme un "pur et dur"...