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Concorde

Guerre de mots Labeaume-Savoie

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Photo Archives / AGENCE QMI

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Régis Labeaume et Eddy Savoie se sont livrés à une guerre de mots vendredi alors que le maire de Québec a soutenu avoir été avisé que le crime organisé pourrait être impliqué dans l’achat du Concorde.

Le maire de Québec a affirmé qu’il a été informé ces derniers jours par deux sources crédibles, dont une étant issue d’une « institution québécoise très respectée », que Tony Magi serait impliqué dans la transaction.

Selon les informations fournies à la mairie, un prête-nom pour M. Magi, un ex-associé du clan mafieux Rizzuto, serait associé au groupe d’investisseurs anonymes qui a conclu une entente avec Eddy Savoie pour acheter le Concorde et en faire des condos-hôtel.

Tel que le Journal l’a révélé la veille, c’est cela qui a poussé la Ville de Québec à modifier en catastrophe mardi soir le zonage du Concorde pour n’y permettre que la fonction hôtelière. M. Labeaume a dit qu’il ne regrette pas d’avoir agi ainsi même s’il n’a pas la confirmation de la participation de M. Magi.

« Le résultat qui était escompté, c'était tout d'abord contrôler la vocation hôtelière au Concorde et éventuellement, le cas échéant, envoyer un signal à la mafia ou à toute organisation criminelle du Québec pour leur dire que Québec n'était par une terre d'accueil pour leurs investissements immobiliers », a soutenu M. Labeaume en point de presse à l’hôtel de ville.

Il a indiqué que la police de Québec avait été mise au parfum de ces allégations qui seraient sous analyse. La Ville a aussi voulu contacter l’UPAC, mais puisqu’il s’agit d’une transaction privée, l’unité anticorruption ne peut intervenir.

Prise de bec

M. Labeaume n’a pas manqué par ailleurs de critiquer M. Savoie, l’actuel propriétaire du Concorde. Depuis que ce dernier est sorti du bureau du maire en affirmant que son projet de résidence pour personnes âgées avait 99,9% de chances de se réaliser, M. Labeaume l’a mis sur la liste noire. Plus personne à son cabinet n’a le droit de contacter M. Savoie.

«On a fouillé pour voir qui il était et, maintenant, on a la conviction qu'il faut se tenir le plus loin possible de ce gars-là. Alors, quoi qu'il dise, c'est crédibilité zéro. Il peut mentir autant qu'il le veut, c'est simple: on ne lui parle pas. On n'a aucune, aucune, aucune confiance en ce gars-là», a tonné le maire.

Pendant la conférence de presse du maire, la chaine LCN a diffusé une entrevue avec M. Savoie qui en a profité pour répliquer et décocher lui aussi quelques flèches à l’endroit de M. Labeaume.

Il a répété ne pas connaître M. Magi et a contre-attaqué en affirmant que le maire de Québec bloquait son projet de Résidence Soleil au Concorde parce que sa belle-soeur dirige la résidence pour personnes âgées St-Patrick, située à quelques rues de là.

L'affirmation a fait bondir M. Labeaume, qui a confirmé que la sœur de sa conjointe dirigeait bel et bien une telle résidence.

«Il est en train de capoter. M. Savoie est prêt à n’importe quoi. Ça n’a aucun sens cette affaire là», a-t-il pesté.

L’avocat qui représente les acheteurs, Me Stéphane Harvey, nie l’implication de M. Magi dans la transaction et a même offert une récompense à la personne qui donnera la source de cette information qu’il qualifie de canular.

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