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Chefferie du Bloc québécois

Louis Plamondon appuie André Bellavance

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PATRICK GEORGES/24 HEURES/AGENCE QMI

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SOREL-TRACY - Même s’il n’y a pour le moment que le député de Richmond-Arthabaska, André Bellavance, qui a annoncé son intérêt de succéder à Daniel Paillé à la tête du Bloc québécois, Louis Plamondon l’endosse déjà.

La course à la chefferie est ouverte depuis le 8 avril et M. Bellavance bénéficie déjà de l’appui des autres élus du Bloc et de plusieurs présidents d’association de comté, a précisé M. Plamondon, député de Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour depuis 1984.

Le nom du nouveau chef du Bloc québécois sera connu le 14 juin. Ensuite, le Bloc tiendra un congrès national, à Rimouski, du 23 au 25 juin, où le chef prendra les rênes du parti.

M. Plamondon ne sait pas si une autre personne désire se présenter à la tête du parti. «Ils ont jusqu’au 7 mai pour se manifester et doivent avoir recueilli 1000 signatures d’appui, soit 15 membres dans 25 comtés différents en plus d'avoir recueilli 15 000 $ en don et sans emprunter au moment du dépôt de leur candidature, comme le veulent les règles du parti.»

Se préparer à la prochaine élection

Daniel Paillé a vraiment fait un bon travail, a estimé Louis Plamondon. «Il a restructuré le parti avec un plan financier qui fait que l’on sera prêt pour l’élection du 19 octobre 2015.»

Le parti, a-t-il rappelé, est le seul qui a des associations dans les 75 comtés du Québec et compte 30 000 membres. «Une fois le chef choisi, on pourra dès l’automne tenir nos assemblées d’investiture et chaque comté aura à assumer sa part pour le financement national de l’élection à venir.»

Seul le Bloc questionne vraiment le fédéral et défend spécifiquement les intérêts du Québec, a souligné M. Plamondon. «Bien des gens remettent en question la pertinence de notre existence, mais il y a de nombreux exemples qui démontrent que ce n’est pas le NPD qui prend la défense du Québec, ni les libéraux.»

Le Bloc pratique la politique des petits pas, a-t-il ajouté, acceptant parfois de voter avec les conservateurs quand ce qu’ils déposent sert le Québec. «Ce que le NPD ne fait pas, se contentant d’affronter les conservateurs.»

Déçu de la déconfiture du PQ

Visiblement déçu du dernier scrutin au Québec, M. Plamondon ne croit pas que la cause souverainiste soit morte pour autant.

«On a assisté à une campagne qui ne s’est jouée que sur les chefs, axée beaucoup sur les médias sociaux, ce qui a laissé peu de place aux vrais enjeux à définir et à défendre.»

Chose certaine, conclut-il, le PQ aura grandement avantage à appuyer le Bloc lors des prochaines élections fédérales «pour que le Bloc gagne 30 sièges à Ottawa».

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