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PLQ majoritaire

Un ministre de la Santé aux mains liées ?

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Photo Archives / Agence QMI Paul G. Brunet.

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Le président du Conseil pour la protection des malades (CPM) estime que le changement de garde à l'Assemblée nationale et l'arrivée imminente d'un nouveau ministre de la Santé ne provoqueront pas d'énormes changements dans le réseau québécois.

«Ça fait 40 ans que l'on dessert les usagers du réseau de la santé. On a vu passer beaucoup de ministres et ce que l'on constate, c'est que la marge de manœuvre des ministres de la Santé est limitée, peu importe le gouvernement», a affirmé Paul G. Brunet.

Selon lui, le prochain titulaire du portefeuille de la santé à l'Assemblée nationale devra gérer deux dossiers «incontournables» : la révision en profondeur du système de santé et l'amélioration de l'accès aux soins pour les citoyens.

«Si on ne fait pas cette refonte en profondeur, on va continuer à ajouter de l'argent dans le réseau et à lancer toutes sortes de programmes pendant qu'une bonne partie de la population n'a toujours pas accès aux soins requis», a lancé M. Brunet.

Porte grande ouverte au privé

D'ailleurs, même s'il va à l'encontre de plusieurs syndicats, ce dernier ne ferme pas la porte aux établissements privés pour assurer une meilleure offre de services. Au contraire, il dit constater une «efficacité accrue» dans ces établissements.

D'ailleurs, lors du passage du nouveau premier ministre Philippe Couillard au ministère de la Santé, celui avait ouvert la porte au secteur privé. Rien ne laisse croire que les choses seront différentes lorsque M. Couillard sera officiellement assermenté.

«Il faut de l'argent public, mais que les lieux soient publics ou non, ce n'est pas ça qui fait une différence. Ce qui nous importe, c'est que les soins soient dispensés dans un délai requis», de dire le président du CPM.

«En voiture avec Barrette»

Questionné à savoir qui, selon lui, sera le prochain ministre de la Santé, M. Brunet semble avoir un penchant pour Dr Gaétan Barrette, ancien président de la Fédération des médecins spécialistes.

Tout indique qu'il y aura une lutte entre ce dernier et l'ancien occupant du poste sous les libéraux, Dr Yves Bolduc.

«Dr Barrette a acquis une réputation de dur négociateur. S'il défend autant les patients que ses collègues médecins, on est peut-être en voiture. Mais c'est à la condition qu'il le fasse vraiment», a indiqué M. Brunet.

Les syndicats prêts à collaborer

De leur côté, malgré certaines divergences d'opinions avec le Parti libéral, les syndicats du domaine de la santé semblent prêts à collaborer avec le nouveau gouvernement québécois.

En effet, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) espère établir un «dialogue constructif» avec le gouvernement Couillard, et ce, en dépit du fait qu'elle a émis plusieurs réserves concernant les promesses électorales des libéraux.

Quant à elle, l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux déplore les privatisations et les compressions qui ont «mis à mal» le réseau de la santé. Elle espère que le futur ministre protège le caractère public du réseau.

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