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Metal Gear Rising : Revengeance est un meilleur jeu que son nom.

Coup d'oeil sur cet article

Avant sa sortie, Metal Gear Rising : Revengeance m'avait toujours intéressé et pas seulement parce que notre avatar est un ninja cyborg mais aussi parce qu'il était inattendu d'un développeur d'utiliser la licence d'une série «stealth» existante et adorée pour en faire un jeu «hack-and-slash». Platinum Games, une compagnie réputée pour ce genre de jeux, a-t-elle réussi à s'approprier l'univers de Kojima sans décevoir aux fans des jeux qui précèdent celui-ci? J'ai le plaisir de rapporter qu'ils n'ont pas seulement réussi leur mission, mais ont dépassé toutes mes attentes.

L'histoire

Metal Gear Rising : Revengeance est sans doute l'un des seuls jeux de sa catégorie possédant une histoire qui fait réfléchir. Le joueur incarne Raiden, un ancien enfant-soldat devenu cyborg tôt dans la série. Maintenant, il fait partie de la CPSM (Compagnie Privée de Sécurité Militaire) Maverick pour supporter sa famille et le jeu commence pendant une mission où Raiden et son équipe doivent escorter le président d’Afrique. Malheureusement, ils sont vite attaqués par une CMP (Compagnie Militaire Privée) rivale du nom de Desperado et le président est tué. On apprend alors que, selon Desperado, l’Afrique était trop « paisible » et qu'ils voulaient donner une chance à la guerre pour sortir les États-Unis de sa crise économique via l'économie de guerre que leur plan causerait. Mais Raiden est sévèrement blessé pendant cette attaque et se fait construire un nouveau corps plus puissant que son ancien. Il part ensuite à leur poursuite dans l'espoir de les empêcher de déclencher une guerre qu'il juge inutile.

À partir de là, les événements se succèdent rapidement et avancent bien le récit. Je dois admettre qu'il y a certaines parties que je n'ai pas tout à fait comprises, mais le fan moyen de Metal Gear et de Metal Gear Solid est habitué aux histoires compliquées et Platinum Games ne les a pas déçus.

Les contrôles

S'il y a une chose que je reproche au jeu, ce sont ses contrôles. Ils fonctionnent très bien la grande majorité du temps mais sont inutilement condensés en moins de boutons qui auraient pu être utilisés. Sur une Playstation 3, par exemple, l'attaque basique est exécutée avec le carré, l'attaque « forte » avec le triangle et le saut sur la croix. Pour bloquer, ça devrait être le cercle, non? Erreur! On doit appuyer sur carré en pointant le «joystick» vers l'ennemi qu'on veut bloquer. Le cercle, lui, sert à exécuter des coups de grâce qui ne peuvent être tentés qu'à certains moments, comme lorsque l'ennemi est étourdi et/ou n'a plus beaucoup de points de vie. Il n'y a alors pas de raison de faire autre chose que le coup de grâce puisque Raiden est invulnérable pendant ces séquences.

Un autre problème (qui semble pourtant intentionné) avec les contrôles : le jeu ne divulgue pas la combinaison de boutons à appuyer pour exécuter chaque attaque spéciale. Dans un jeu où le combat est si rapide, il est très difficile de trouver comment faire la manœuvre que l'on vient de débloquer.

Les mécaniques

À l'exception des attaques normales et «fortes» ainsi que celles débloquées comme mentionné plus tôt, Raiden peut aussi entrer en «mode Lame» et exécuter un «Zandatsu». En mode Lame, le temps est ralenti (sauf pour le joueur) et on reçoit beaucoup plus de liberté dans l'emplacement et la direction de nos coups d'épée. Certains ennemis afficheront aussi un carré rouge par-dessus une partie de leur corps (par exemple, dans le cas des ennemis humanoïdes, il est au centre du torse). Atteindre ce point faible permet un «Zandatsu», qui est l'acte de prendre le «cœur» (dans le sens électronique) de l'ennemi et de l'écraser, ce qui redonne à Raiden tous ses points de vie et toute son énergie qui est rapidement épuisée en mode Lame. Il peut aussi parer s'il bloque une attaque au moment parfait, ce qui entraîne une contre-attaque qui inflige beaucoup de dégâts.

Les boss

J'adore les boss de ce jeu pour leur variété, leur originalité mais surtout la liberté avec laquelle on peut les affronter. L'un d'entre eux, vers le milieu du jeu, passe souvent dans une certaine forme où il est invulnérable à toutes les attaques. Le seul moyen de le toucher est alors de parer une de ses attaques... ou du moins, c'est la seule façon qu'un joueur peu débrouillard risque de trouver. S'il a sur lui des grenades à impulsions électromagnétiques, il peut aussi en tirer une sur le boss, ce qui l'étourdit et permet un mode Lame gratuit, entraînant la phase de vulnérabilité suivante.

De la même façon, il arrive dans certains affrontements qu'une attaque particulière provoque une sorte d'alerte à mode Lame, ralentissant le temps pour que le joueur passe en mode Lame et réagisse à l'attaque. Mon préféré parmi eux est une manœuvre rare où le boss projette un énorme rocher vers Raiden et je suis alors supposé aller en mode Lame pour le couper en deux avant qu'il ne me frappe. Il est cependant beaucoup plus satisfaisant de charger un coup d'épée autour de moi, attendre le rocher, ignorer l'alerte puis relâcher l'attaque au bon moment pour le couper en plusieurs morceaux d'un coup.

En moyenne, chaque niveau a son propre boss qui est accompagné de sa propre chanson qui joue dynamiquement pendant le combat. De manière générale, cela signifie que la chanson reste instrumentale pendant la majorité de la bataille. Lorsque le boss perd la majorité de ses points de vie, il donne le tout pour le tout et les paroles se font entendre. Puis, pendant le coup de grâce, la chanson passe immédiatement à l'outro.

Je salue l'employé de Platinum Games qui a trouvé cette idée, car elle est géniale et exécutée à la quasi-perfection. En plus de la cinématique d'introduction du boss qui nous permet de comprendre la motivation et l'histoire derrière le boss, les paroles des chansons elles-mêmes sont écrites pour approfondir davantage leur point de vue et chantées par un membre du sexe approprié. Par contre, je regrette qu'on n'ait pas assez l'occasion d'entendre ces paroles en jouant. C'est en les écoutant sur YouTube que j'ai vraiment pu les apprécier.

Le verdict

Metal Gear Rising : Revengeance est le premier hack-and-slash à me faire rejouer des niveaux et des boss pour avoir une meilleure performance. Cela dit, j'ai fait écouter les chansons des boss à plusieurs personnes et certaines d'entre elles les trouvaient trop intenses; qu'on se perdait dans ce qui était selon eux la sur-complexité de la composition. Dans mon cas, on aurait dit que le compositeur avait lu dans mes pensées pour y trouver le style de musique, car je ne pourrais souhaiter mieux. Le jeu est disponible dès maintenant sur Playstation 3 et Xbox 360 en versions physiques et téléchargeables au prix de 56$, ainsi que sur Steam au prix de 33$. À noter que je n'ai pas testé les contrôles clavier + souris, mais je n'ai entendu que des bonnes choses à leur sujet. En cas de doute, vous pouvez toujours utiliser une manette de Xbox 360 ou de Playstation 3 avec MotioninJoy.