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Autos électriques : les concessionnaires en rupture de stock

nissan leaf
Photo Courtoisie

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Il manque de voitures électriques chez les concessionnaires automobiles. Avec l’essence à 1,50 $ et l’intérêt des Québécois pour les subventions du gouvernement du Québec lors de l’achat d’une voiture électrique, il faudrait deux à trois fois plus de véhicules disponibles, pour satisfaire à la demande.

«On reçoit à peine cinq à six autos Nissan Leaf par année, a raconté Steve Carpellazzi, de chez Nissan Gabriel. La production reste aux États-Unis. Ici, il faut les avoir vendues avant de les recevoir. Mais les acheteurs veulent les voir, y toucher, les essayer. On tente de toujours en garder une en stock. C’est un vrai cercle vicieux.»

S’il a livré une quinzaine de Mitsubishi i-Miev en 2012, leur vente a chuté en 2013, a ajouté de son côté Claude Vézina, vendeur chez un concessionnaire de Repentigny. Il constate qu’actuellement ce sont les petites entreprises qui ont fait des achats, de préférence au simple citoyen.

Des livraisons à partir d’avril

«À la fin avril, il devrait y avoir plus de livraisons chez les concessionnaires. Les gens n’auront plus à attendre trois mois pour prendre possession de leur véhicule», a prédit de son côté, Pierre-Simon Rioux, directeur général de l’Association des véhicules électriques du Québec.

Les concessionnaires n’ont pas le même son de cloche. Aucun d’entre eux n’a obtenu de confirmation qu’il recevra suffisamment de modèles ce printemps. «Ce serait normal qu’on en ait plus, mais Mitsubishi Canada n’a pas encore fait ses offres», a précisé M. Vézina.

Par contre, une quarantaine de voitures i3 toutes électriques de BMW, dont la valeur s’élève entre 47 000 $ et 60 000 $, seront livrées en 2014. «Nous avons une liste d’attente d’environ 130 acheteurs, a expliqué Tony Mete, vendeur chez BMW Laval. Nous fonctionnons par prévente. Dès qu’elles rentreront en mai et juin, les clients en prendront possession.»

Un programme sous-utilisé

Tout porte à croire que le gouvernement aura donc bien du mal à atteindre ses objectifs de compter 12 500 véhicules électriques sur les routes du Québec d’ici la fin de décembre 2016.

Le gouvernement Marois avait ajouté une enveloppe supplémentaire de 65 millions $ aux 50 millions $ dédiés à l’achat et l’installation de bornes privées du programme « Roulez Électrique » en octobre dernier, alors qu’il présentait sa Stratégie d’électrification des transports d’une valeur globale de 516 millions $.

Or, au 28 février dernier, seulement 27,2 millions $ avaient été dépensés depuis le lancement du programme en janvier 2012, pour subventionner 836 véhicules électriques, 1397 véhicules hybrides rechargeables et 5158 véhicules hybrides.

Le ministère des Ressources naturelles juge prématuré d’en évaluer les résultats. «Il est encore trop tôt pour dresser un bilan ou commenter l’évolution des données du programme», a indiqué par courriel le porte-parole Nicolas Bégin.

«À notre avis, le programme fonctionne bien. Et il y a un intérêt grandissant des consommateurs et des compagnies, a dit M. Rioux. Mais il faut briser les tabous et ne pas regarder uniquement le prix à l’achat.»

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