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Voiture rappelée, que faire ?

Protection of car (concept)
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Le 8 avril, Toyota annonçait le rappel de 6,39 millions de voitures. GM avait fait de même en février avec 6,3 millions de véhicules. Votre voiture est-elle touchée ? Que faire ?

Le 8 avril, Toyota annonçait le rappel de 6,39 millions de voitures. GM avait fait de même en février avec 6,3 millions de véhicules. Votre voiture est-elle touchée ? Que faire ?

Depuis plusieurs mois, les rappels de véhicules se chiffrent en millions sur tous les continents (v. tableau). Des dizaines de modèles sont touchés pour des défauts le plus souvent majeurs. Les dirigeants de GM et de Toyota ont même dû récemment s’expliquer devant les parlementaires américains. Des recours collectifs ont été lancés ici et ailleurs. Même les voitures de luxe sont touchées, comme Jaguar et Porsche. Cette dernière a remplacé tous les moteurs de ses modèles 911 GT3 2014!

Faut-il s’inquiéter ou se réjouir de cette série noire? «Ce sont de bonnes nouvelles, car ça prouve que le système fonctionne et que les constructeurs s’occupent de leurs affaires», commente Jean-Jacques Préaux, porte-parole de l’Office de la protection du consommateur.

Mais le propriétaire d’une voiture ciblée par un rappel devra-t-il sortir son chéquier? La réponse, c’est non. Si c’est votre cas, vous recevrez une lettre, parfois recommandée, ou un courriel, vous invitant à prendre rendez-vous avec le concessionnaire. C’est ce dernier qui fera la réparation, aux frais du manufacturier. S’il devait garder votre véhicule pour une longue période, vous devrez peut-être réserver une voiture de service. À moins que le concessionnaire ait un service de voiturier. Mais rien ne l’oblige à vous offrir gracieusement de tels services. Et, normalement, c’est le manufacturier qui établit le délai exigé pour effectuer la réparation.

Si vous achetez un véhicule usagé, vérifiez s’il a fait l’objet d’un rappel grâce à la Banque de données des rappels de la Sécurité routière de Transports Canada (https://bit.ly/1gMy9s5). Cette banque répertorie tous les rappels effectués au Canada, par marque, modèle, année, en indiquant le problème.

Si vous achetez le véhicule aux États-Unis, il existe un registre américain des rappels de véhicules: www.safercar.gov. Si cette voiture est visée par un rappel et que vous faites les réparations au Canada, vous devrez les payer. Elles seront gratuites si vous visitez un concessionnaire américain. Une petite balade à Plattsburgh ou Burlington? Assurez-vous que la réparation se fera le même jour!

Une autre vérification s’impose auprès du Registre des droits personnels et réels mobiliers du ministère de la Justice du Québec (www.rdprm.gouv.qc.ca), pour s’assurer que le véhicule usagé est exempt de tout lien financier.

Demandez aussi auprès du vendeur s’il a fait l’objet d’un rappel et si le rappel a été effectué. Exigez toutes les factures d’entretien et de réparations, ce qui prouvera qu’il a été bien entretenu. «Lorsque vous achetez une voiture usagée, avisez le manufacturier que vous en êtes le nouveau propriétaire pour être informé des rappels futurs. Et, surtout, faites vérifier le véhicule par un garagiste de confiance, qui n’est pas celui du vendeur, pour vous assurer que le véhicule est dans l’état décrit par le vendeur. Si ce n’est pas le cas, vous aurez une marge de négociation pour le prix», explique Philippe St-Pierre, directeur adjoint, recherche et affaires publiques à la CAA.


La CAA offre aussi un formulaire gratuit d’avis de changement de propriétaire : https://bit.ly/1k5Fbxm. Cette démarche vous permettra de bénéficier de la garantie du manufacturier, si le véhicule usagé est encore couvert.

 
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