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Cinéma

Universal achète Le coq de St-Victor

Le film sortira aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans d’autres pays

Le coq de St-Victor
Photo courtoisie

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La multinationale Universal Pictures a acquis les droits de distribution du film d’animation québécois Le coq de St-Victor. Rebaptisé Rooster Doodle-Doo, il prendra l’affiche aux États-Unis et aura une sortie DVD au Royaume-Uni.

La vente du film dans plusieurs territoires, dont les États-Unis, avait été annoncée par la maison de production 10e Ave, mardi soir.

Questionnée par Le Journal, la productrice Nancy Florence Savard avait cependant refusé de dévoiler le nom de l’acquéreur en raison d’un embargo.

Or, en scrutant l’Internet, on peut trouver sur le site britannique d’Amazon une publicité annonçant la sortie en DVD du film au Royaume-Uni, le 9 juin, et précisant que le distributeur est Universal Pictures.

Plusieurs pays

Jointe à Toronto, où Le coq de St-Victor est présenté au TIFF Kids, Nancy Florence Savard n’a pas confirmé l’information, mais s’est dite «très flattée» par la tournure des événements. Universal compte dans son catalogue des titres d’animation comme Despicable Me, The Lorax et Curious George.

«Nous ne savons pas encore quel sera leur plan de match. Ils vont distribuer le film dans plusieurs pays, mais il ne sortira pas au cinéma partout.»

Plagiat

Le coq de St-Victor sera le deuxième long-métrage de 10e Ave à prendre l’affiche aux États-Unis. Son prédécesseur, La légende de Sarila, avait été présenté dans quelques salles, en novembre dernier, afin que le film soit éligible aux Oscars.

Il avait cependant été impliqué dans une affaire de plagiat. À l’insu des producteurs québécois, le distributeur Phase 4 avait changé le titre américain du film, originalement The Legend of Sarila, pour Frozen Land et modifier la jaquette du DVD de façon à surfer sur la vague de popularité de Frozen (La reine des neiges), vainqueur de deux Oscars.

Disney avait réagi en déposant une poursuite contre Phase 4. Elle s’est soldée en janvier par une entente hors cours stipulant notamment que Phase 4 devait remettre une somme de 100 000 $ à Disney.

«Malheureusement, selon notre contrat, il n’avait pas besoin de notre approbation pour faire ces modifications [...] Dans le cas du Coq, nous avons donc pris soin d’exiger qu’on approuve tout le matériel», indique Nancy Florence Savard.

Sorti au Québec en février, Le coq de St-Victor a compilé des recettes d’environ 392 000 $. Il reprendra l’affiche sur 21 écrans pour Pâques dans le but avoué «d’atteindre le chiffre magique de 400 000 $», dit Mme Savard.

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