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Cruauté

Chiot jeté aux ordures avant le retour de ses maîtres

Centre Canin Ani-Puce
photo stéphan dussault L’animalerie a été condamnée à rembourser le coût du chien et à payer des dommages moraux et punitifs de 600 $ pour son comportement «inadmissible».

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Une animalerie de Laval a séquestré un chiot malade, l’a laissé mourir, puis jeté aux ordures avant que ses maîtres ne puissent le voir, vient de conclure une juge de Laval qui a condamné le commerçant.

Une animalerie de Laval a séquestré un chiot malade, l’a laissé mourir, puis jeté aux ordures avant que ses maîtres ne puissent le voir, vient de conclure une juge de Laval qui a condamné le commerçant.

L’animalerie et éleveur de chiens lavallois Ani-Puce devra rembourser le coût d’achat de 491 $ du chiot vendu à une Montréalaise en plus de 600 $ de dommages moraux et punitifs pour son comportement «inadmissible», a tranché la juge Julie Messier le 8 avril dernier au Palais de justice de Laval.

La triste histoire débute le 22  octobre 2012 quand Alexandra Marionnet visite l’éleveur, en quête d’un chiot croisé des races Yorkshire et Shih Tzu.

Six jours plus tard, le chiot de deux mois est rachitique, ne mange plus, vomit et a la diarrhée. Elle le ramène à l’animalerie, qui décide de le garder pour le soigner.

Que s’est-il passé?

Le chien est déposé le lundi et meurt le vendredi. Que s’est-il donc passé?

«Ani-Puce, voyant le piètre état de l'animal, a décidé de ne pas le faire soigner pour ne pas supporter des frais inutiles. Elle a choisi de le laisser mourir pour ensuite offrir un autre chien à Mme Marionnet», tranche la juge Messier.

Le vétérinaire a confirmé en cour ne pas avoir vu le chiot, malgré la demande faite par Alexandra Marrionet dans le courant de la semaine. Il faut préciser que la garantie de 14 jours de l’animalerie prévoit que l’animal malade pourra soit être examiné et soigné par le vétérinaire de l'animalerie, soit «être échangé contre un autre animal de même valeur».

« Dans les poubelles »

Quand la propriétaire prend des nouvelles de son chiot le vendredi matin, Michel Gauthier lui annonce le décès dans la nuit. La dame veut voir son chiot une dernière fois.

«Il est dans les poubelles», lui répond Michel Gauthier.

Rencontré par Le Journal, M. Gauthier a précisé qu’il lui a répondu cela parce qu’il en avait ras le bol de cette cliente «pas commode», qui appelait de 2 à 12 fois par jour pour s’enquérir de l’état de son chiot. Il avoue qu’il aurait dû lui préciser qu’il avait livré l’animal au Berger Blanc, qui a disposé de la petite bête.

«Ça fait 33 ans que je suis dans le métier. Le chiot n’a pas été gardé dans une petite cage dans les premiers jours le temps qu’il s’acclimate à son nouvel environnement, comme nous lui avions suggéré. Il était dans un état lamentable quand on me l’a ramené. Il n’aurait pas pu être sauvé, vétérinaire ou pas», estime-t-il.

La juge a préféré retenir le «comportement social répréhensible» d’Ani-Puce. Selon le magistrat, le commerçant a séquestré l’animal, ne l’a pas fait examiner et a disposé du cadavre «le matin même où Marionnet s'en venait le chercher alors qu'il aurait été simple de le conserver jusqu'à son arrivée. Ani-Puce s'est fait justice à elle-même à chaque étape du processus», conclut la juge avant de condamner le commerçant, qui s’est dit très déçu de cette décision.

Le Journal a tenté en vain de joindre Alexandra Marionnet.

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