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Pâques

Baptisés sous les applaudissements de la foule

Des centaines de Montréalais se sont rendus dans les églises pour Pâques

Catherine Méthot, baptême
Photo Caroline Pailliez Catherine Methot, 32 ans, vient de se faire baptiser au cours d’une messe célébrée par la Chapelle, une église chrétienne, hier. 

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Une trentaine d’adultes ont profité de cette journée pascale pour se faire baptiser sous les encouragements et les cris d’une foule en délire au théâtre Rialto.

Une trentaine d’adultes ont profité de cette journée pascale pour se faire baptiser sous les encouragements et les cris d’une foule en délire au théâtre Rialto.

La Chapelle, une église chrétienne de Rosemont, avait réuni près de 1000 fidèles pour célébrer l’une des plus grandes célébrations de l’année, sous des allures de concert. La moyenne d’âge était de 27 ans.

«On essaie de cibler les jeunes essentiellement, explique le pasteur David Pothier. Il y a un réel besoin. Les jeunes veulent se retrouver en communauté et s’engager socialement. C’est ce qu’on leur offre.»

Le message du pasteur semble porter ses fruits. Catherine Methot dit qu’elle a été séduite sur le coup. Cela fait trois ans qu’elle se rend tous les dimanches aux messes de la Chapelle. Elle a donc décidé de se faire baptiser hier.

«J’ai été baptisée quand j’étais bébé en tant que catholique, mais je n’ai jamais vraiment accroché. Ici, c’est différent, tout le monde s’accepte, quel que soit son passé. Personne ne se juge. C’est comme une famille», indique la jeune secrétaire de 32 ans.

L’Église, créée en 2013, compte déjà près de 750 fidèles de tous les horizons. «C’est assez nouveau comme type de célébrations au Québec. Beaucoup de gens ignorent qu’il y a d’autres Églises, d’autres façons de vivre sa foi. Les gens qui entrent sont en général agréablement surpris», explique le pasteur.

Une fête en famille

À quelques kilomètres de là, dans une ambiance plus calme, mais tout aussi festive, près de 10 000 fidèles se réunissaient à l’oratoire Saint-Joseph pour assister à une dizaine de messes de Pâques.

La Basilique affichait salle comble dimanche midi. Si certains fidèles ont suivi la messe debout, d’autres ont préféré attendre qu’elle se termine pour se trouver une place de choix à la célébration suivante. C’est le cas d’Astride, une jeune maman originaire d’Ottawa qui portait son fils d’un an dans les bras.

«C’est important pour nous de venir à la messe de Pâques. C’est une façon de se ressourcer», indique la jeune femme de 33 ans.

Pour d’autres fidèles, c’est l’occasion d’initier les enfants. «On veut qu’il comprenne que Pâques, ce n’est pas juste les chocolats», indique Jennifer, une jeune maman d’un petit garçon de quatre ans.

Toutes confessions

Cette année, la fête catholique coïncidait avec la fête de Pâques orthodoxe. Toutes les confessions étaient donc présentes à la basilique. «Moi, ça m’est égal de quelle Église on est, c’est toujours la maison de Dieu», indique Sako, 35 ans, de confession orthodoxe, à l’entrée de la messe.

Le jeune père d’origine arménienne était allé à une célébration dans son église deux jours plus tôt, mais il tenait à se rendre à l’oratoire hier. «C’est plus impressionnant ici», dit-il.

Une dizaine de célébrations étaient proposées tout au long de la journée, dont quelques-unes en anglais et en espagnol.

«Ce n’est pas toujours évident avec les enfants, on ne peut pas y aller toutes les semaines. Mais pour les grandes célébrations, on fait un effort.»

«Pour moi, c’est important que mon fils suive le même parcours que moi, qu’il passe par les mêmes rites. C’est un bon endroit pour lui expliquer qu’il ne faut pas seulement penser à soi. Il faut penser aussi aux autres», indique celle qui a été élevée dans une famille très pratiquante.

 

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