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Gudas: de père en fils

Radko Gudas a réalisé le rêve de son père, Leo, en atteignant la LNH

Radko Gudas
Radko Gudas voue une admiration sans bornes à l’endroit de son père Leo qui a connu une belle carrière en Europe. Il avoue avoir calqué le style robuste de son paternel pour faire son nom dans le circuit Bettman.

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Radko Gudas a suivi les traces de son père, poursuivant même le chemin un peu plus loin. Il y a plus de 20 ans, Leo Gudas, le père du robuste défenseur du Lightning, s’imaginait sur une glace de la LNH, mais il n’a jamais atteint son objectif.

«C’est spécial pour moi de voir Radko dans la LNH », a affirmé la gorge nouée par les émotions Leo Gudas lors d’une entrevue au Journal de Montréal dans les gradins du Tampa Bay Times Forum.

«Bien avant mon fils, j’ai rêvé de venir jouer en Amérique du Nord, mais c’était une autre époque. La LNH était le rêve de tous les joueurs en Europe. Je n’étais pas différent. Il y avait toutefois beaucoup moins de joueurs européens au début des années 1990 comparativement à aujourd’hui.»

Avec les Flames

Au repêchage de 1990, les Flames de Calgary avaient misé sur Leo Gudas au 12e tour, le 251e choix au total.

«Je n’ai jamais eu la chance de jouer pour les Flames, a dit l’ancien défenseur. Quand ils m’ont repêché en 1990, les Flames avaient déjà une très bonne équipe. Ils avaient gagné la Coupe Stanley en 1989 contre Montréal. Il y avait de bons défenseurs à Calgary. Deux mois avant le repêchage de 1990, j’avais paraphé un contrat de deux ans en Finlande. Je n’ai jamais participé à un camp avec les Flames.»

D’Albertville à Sotchi

Né à l’époque de la Tchécoslovaquie, Leo Gudas a roulé sa bosse un peu partout en Europe dans différentes ligues professionnelles.

Sur la scène internationale, il a porté les couleurs de son pays aux Jeux olympiques d’Albertville en 1992 en plus de participer cinq fois au Championnat du monde.

«J’ai gagné une médaille de bronze à Albertville, il s’agit possiblement de l’un de mes plus beaux souvenirs, s’est remémoré Leo Gudas. J’avais aussi aimé vivre la Coupe Canada en 1991.»

En 2014, un autre Gudas a participé aux Jeux olympiques. C’était au tour de Radko avec la République tchèque.

«C’était spécial de vivre à mon tour l’expérience des Jeux olympiques, a raconté le numéro 7 du Lightning. J’avais le droit d’inviter une seule personne à Sotchi et j’ai choisi mon père. Nous avons partagé de beaux moments. Il a rencontré des joueurs qu’il avait déjà affrontés dans des compétitions internationales, comme Steve Yzerman et Teemu Selanne. Ils se souvenaient de mon père. C’était agréable pour lui de vivre cette expérience.»

Un globe-trotteur

Radko Gudas n’a pas eu un parcours aussi fou que son père, qui a joué en République tchèque (anciennement Tchécoslovaquie), en Suède, en Finlande, en Allemagne, en Norvège et en Suisse.

Radko a fait le saut à Tampa Bay après un séjour de presque trois ans dans la Ligue américaine, à Norfolk et Syracuse. Il avait également joué une saison à Everett dans la Ligue junior de l’Ouest avant ses débuts chez les pros.

À sa première saison complète avec le Lightning, Radko a rapidement fait parler de lui.

Il a dominé toutes les recrues de la LNH avec 273 mises en échec. De tous les joueurs de la LNH, seuls Matt Martin (359) et Cody Franson (282) ont donné plus de coups d’épaule que le barbu défenseur du Lightning.

«J’ai calqué mon style de jeu sur celui de mon père, a dit Radko. Il frappait fort, il était très robuste comme défenseur. Quand j’étais petit, j’ai eu la chance de le voir jouer souvent un peu partout en Europe. Il m’a toujours dit de ne pas abandonner et de jouer avec le plus de cœur possible.»


En 73 matchs avec le Lightning, Radko Gudas a amassé 22 points (3 buts, 19 aides). Il a aussi passé 152 minutes au banc des punitions.

En trois matchs en séries, Radko Gudas a obtenu une passe.

 
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