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Tempête parfaite

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À peine assermentés, les ministres du cabinet Couillard ont été prévenus: «la traversée sera rude».

À peine assermentés, les ministres du cabinet Couillard ont été prévenus: «la traversée sera rude».

Confronté à un déficit chronique, le nouveau gouvernement libéral est forcé de comprimer les dépenses et de relancer une économie à bout de souffle.

Les Québécois voient bien que ça va mal: à Québec, sur la mythique rue Saint-Jean, les locaux à louer sont plus nombreux chaque mois tandis qu’à Montréal, même la chic rue Laurier accumule les commerces abandonnés.

Le conseil des ministres est convoqué à Québec aujourd’hui pour prendre les toutes premières décisions qui, de l’aveu même de Philippe Couillard, seront «difficiles». Il est en effet confronté à une tempête parfaite.

Défi budgétaire

Le nouveau premier ministre devra relever le défi budgétaire, un défi refusé par tous les gouvernements depuis Lucien Bouchard.

La courbe de l’évolution de la dette en témoigne: après Bouchard, les déficits se sont multipliés et la dette a pris des airs de montgolfière.

Le Québec est maintenant la plus endettée des provinces et parmi les sociétés les plus taxées. Que peut faire le gouvernement sinon refuser le statu quo!

M. Couillard a d’ailleurs souligné, sur un ton plutôt grave, que les intérêts sur les intérêts à payer sur la dette sont maintenant plus élevés que le budget de l’éducation.

C'est un signe évident du disfonctionnement de l’État: après la santé, la dette est le poste budgétaire en plus forte progression. Il n’y a que les aveugles (ou les bornés) qui refusent de voir la catastrophe à venir.

Friands de dépenses

Mais restons réalistes: les libéraux ont toujours été friands de dépenses; après la crise financière de 2008, le gouvernement Charest avait choisi la recette la plus facile, la préférée des syndicats: emprunter pour dépenser…

Le gouvernement Couillard ne pourra, lui, faire uniquement des «économies de bouts de chandelle», a admis le nouveau patron du Conseil du trésor, Martin Coiteux.

Et taxer davantage la majorité au profit de la minorité oeuvrant pour l’État n’est pas plus envisageable.

La fiscalité devient confiscatoire et les véritables contribuables sur le point de ressembler à des veaux «soignés» à Pont-Rouge…

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