/news/politics
Navigation
Direction de la SQ | Mario Laprise

Mario Laprise sur un siège éjectable?

Mario Laprise
Pierre-Paul Poulin / Le Journal

Coup d'oeil sur cet article

La nouvelle ministre de la Sécurité publique Lise Thériault rencontrera sous peu le grand patron de la Sûreté du Québec Mario Laprise, dont l’avenir semble toujours aussi incertain.

Mme Thériault a une fois de plus réitéré, mercredi matin, qu’elle n’a pas reçu le mandat de «faire le ménage ni de mettre M. Laprise dehors». Mais elle refuse du même souffle de confirmer qu’il demeurera en poste et de prédire l’avenir, suggérant qu’elle n’a pas non plus de contrôle sur une éventuelle démission.

Il n’y aura pas de changement de garde ?  «En principe, ce n’est pas prévu. Moi, je ne peux pas prévoir pour dans 3 mois, dans 6 mois, dans un an ou dans deux ans. Il y a des décisions qui ne m’appartiennent pas non plus», a-t-elle déclaré à l’entrée de la réunion du conseil des ministres.

«Je ne suis pas la personne qui va décider non plus pour M. Laprise ce qu’il va faire», a-t-elle ajouté, insistant à nouveau sur le fait qu’elle n’a pas le mandat de «demander à M. Laprise de quitter ou de le mettre à la porte».

«Demandez-vous à M. Laprise de rester ?», lui a alors demandé un journaliste. «M. Laprise a eu une prise de contact. Il sera rencontré comme tous les dirigeants des organismes qui sont sous ma responsabilité», a-t-elle répondu, évitant de lui accorder, pour l’heure, sa confiance pleine et entière.

«Moi, je suis une nouvelle ministre. J’arrive. Je prends connaissance de mes dossiers. Il y a encore des dossiers que je n’ai pas regardés. J’ai un mandat du premier ministre et je vais faire avec. Pour la suite des choses, on verra dans les prochaines semaines.»

Processus de nomination

Philippe Couillard a demandé à Mme Thériault de revoir le processus de nomination du directeur général de la SQ pour qu’il soit plus indépendant du pouvoir politique. «Toutes les options sont sur la table», avait-elle déclaré dans l'heure suivant son assermentation.

Les libéraux veulent s’assurer que la SQ ne soit «pas politisée». Le premier ministre avait suggéré, en campagne électorale, un processus qui s’apparenterait à celui qui prévaut pour la nomination des juges. Un comité indépendant étudierait les candidatures et proposerait une courte liste de candidats potentiels. Le conseil des ministres entérinerait ensuite son choix.

Mario Laprise a été nommé en octobre 2012 par la première ministre Pauline Marois à la tête de la Sûreté du Québec. Le PQ avait dégommé Richard Deschenes avant la fin de son mandat. M. Laprise a un mandat de cinq ans, jusqu’en otobre 2017. Son salaire annuel est de 186 551 $.

Commentaires