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Avantage Ginette !

Canadien c Ligntning
photo d’archives De retour au Centre Bell à compter de mardi, le Canadien pourra compter sur son porte-bonheur, madame Ginette Reno.

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L’objectif réel, c’était de gagner au moins un match à Boston. Objectif accompli. C’est sûr que ça déçoit quand une équipe mène 3 à 1 avec dix minutes à jouer en troisième période et qu’elle se fait défoncer en quelques minutes.

Ça déçoit, mais la réalité est que, ce matin, la série contre les Bruins est devenue une série 3 de 5 et que le Canadien a l’avantage de la glace. Et l’avantage de Ginette Reno pour galvaniser joueurs et public.

Le positif, c’est cette victoire de jeudi soir. Le négatif, c’est la possibilité réelle que les Bruins de Boston exercent cette pression inexorable sur le Canadien match après match, période après période.

Ce qui s’est produit hier à Boston n’est pas le fruit du hasard. Comme l’a dit Jarome Iginla, à force d’obtenir des chances de marquer, la rondelle va finir par entrer dans le filet. Et des chances de marquer, les Bruins en ont eues tout le match.

Carey Price est un excellent gardien de but, mais il n’a pas encore fait la démonstration qu’il peut voler une série. On sait maintenant qu’il peut voler un match, c’est déjà beaucoup. Mais hier à Boston, quand les Bruins ont déferlé sur lui, le barrage s’est effondré. Peut-être était-il fatigué et moins concentré sur le tir de Patrice Bergeron?

Peut-être n’arrivait-il plus à lire le jeu devant lui tellement les joueurs du Canadien semblaient statiques dans leur territoire et que ceux des Bruins se passaient la rondelle d’un côté à l’autre de la patinoire sans difficulté?

Peut-être, mais il est certain que Price, en fin de troisième, s’écrasait vite sur ses genoux et se faisait battre par des tirs dans le haut du filet.

Cela dit, il ne faut pas non plus le blâmer. Sans lui, il n’y aurait déjà eu plus de match en début de troisième. Et même les buts alloués lors de la remontée des Bruins n’étaient pas nécessairement des «mauvais buts».

C’est juste que Price avait habitué ses partisans à des miracles pendant les 40 premières minutes.

UN ROULEAU COMPRESSEUR

Le Canadien a l’avantage de la patinoire. Ça compte. Michel Therrien va mieux contrôler son alignement puisqu’il aura le dernier mot lors des changements de trios et de défenseurs. De plus, la foule survoltée du Centre Bell va pousser ses favoris à plus de combativité.

Hier à Boston, vos chouchous se sont fait frapper tout le match et ça demandait un courage fou pour aller chercher la rondelle dans les coins de patinoire.

Cette agressivité des Bruins a fait mal à l’équipe... à court terme, puisque le Canadien a obtenu six avantages numériques et a marqué deux buts. Ceux de Vanek.

Mais d’un autre côté, elle a été bonne pour Boston puisqu’en dernière moitié de la troisième période, les joueurs de Therrien étaient amoindris par les coups reçus et semblaient moins alertes. En fait, il ne faut pas avoir peur des mots, ils ne semblaient pas, ils étaient moins alertes.

Ça ne sera pas facile, ça ne devait pas être facile. Mais le Canadien se retrouve en bonne posture. Il ne faudrait pas l’oublier.

Surtout que Ginette s’en vient...

 
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