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Finances : ce qui empêche les mamans de dormir

Finances : ce qui empêche les mamans de dormir

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Pour près de 70 % des mères, le souci d’avoir suffisamment d’argent pour régler les factures et les dépenses courantes est la principale préoccupation qui les empêche de dormir.

«Ça démontre que les gens sont serrés financièrement, indique d’entrée de jeu Jean Richard, vice-président, gestion de patrimoine, BMO Nesbitt Burns. Notre mode de vie y est pour beaucoup : il faut faire la distinction entre nos besoins et ce dont on a envie, sinon on risque de frapper un mur.»

Les montants astronomiques qui seront nécessaires au financement de leur retraite de rêve (83%) et des études supérieures de leurs enfants (67%) sont également en tête de liste des préoccupations des mères, selon un sondage de BMO Nesbitt Burns mené pour la fête des Mères.

Les Canadiens disent avoir besoin de plus de 650 000 $ en moyenne pour la retraite, et les études postsecondaires peuvent coûter jusqu’à 140 000 $ pour un enfant né en 2013.

«Ce sont des sommes d’argent substantielles qui peuvent paraître exorbitantes de prime abord, mais qui n’ont rien d’impossible», poursuit M. Richard

Jocelyne Houle-LeSarge, présidente-directrice générale de l'Institut québécois de planification financière. Elle croit que ces données sont le résultat du manque de planification du budget familial. «Les gens n’ont aucune idée de ce qu’ils dépensent dans un mois. C’est seulement à partir de là qu’on peut constater que des économies peuvent être réalisées.»

L’épargne attendra

Selon ce même sondage, 40% des mères admettent qu’elles ou que leur famille n’ont pas de plan financier.

Mélodie Roy, maman de Guillaume, 6 ans, et Alice, 9 ans, en fait partie. Mais l’état de ses finances personnelles ne l’empêche pas de dormir pour autant. «Comme mère monoparentale, j’ai le devoir d’arriver à la fin du mois. Je suis consciente que je n’ai pas un salaire exorbitant, et je ne vis pas au-dessus de mes moyens.»

Elle admet toutefois ne pas avoir la marge de manœuvre nécessaire pour se permettre une folie passagère, pallier aux imprévus ou encore épargner. «Je pourrais probablement le faire, mais très peu. Je ferais alors moins d’activités avec les enfants, et je serais moins heureuse. Je préfère vivre le moment présent.»

La retraite? Les études supérieures à venir? «J’y pense… mais sûrement pas assez! C’est peut-être de la naïveté, mais je me dis que lorsque je serai rendue là, je trouverai un moyen d’arriver!» admet-elle, consciente que cette réalité la rattrapera.

L’argent fait des petits

Jean Richard déplore que l’effet de l’argent dans le temps soit si peu connu. Par exemple, moyennant une cotisation mensuelle à un régime enregistré d’épargne-études (REEE) de 100 $ pendant 18 ans, le placement de 21 600 $ représentera 48 329 $.

«On pense souvent à financer les besoins quand on arrive devant, mais plus on s’y prend tôt, mieux c’est», rappelle-t-il.

«S’il reste 10 $ à la fin de la semaine, les femmes vont souvent acheter un petit quelque chose pour leur enfant. On paie tout le monde et on s’oublie trop facilement. Il faut investir dans son propre avenir», complète Jocelyne Houle-LeSarge.

Faire des économies de façon régulière, même aussi peu que 5 $ par semaine en revisitant de petits plaisirs quotidiens, est une bonne façon de développer de bonnes habitudes d’épargne.

 
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