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Justice | Procès

Présumé meurtrier poursuivi par les parents de la victime

Meurtre St-Jean
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Les parents d’un jeune commis assassiné dans un dépanneur à Saint-Jean-sur-Richelieu poursuivent au civil celui qu’ils prétendent être l’auteur de ce meurtre « vicieux, insensé et injustifié ». Pourtant, ce dernier n’a pas encore subi son procès en justice criminelle.

Les parents d’un jeune commis assassiné dans un dépanneur à Saint-Jean-sur-Richelieu poursuivent au civil celui qu’ils prétendent être l’auteur de ce meurtre « vicieux, insensé et injustifié ». Pourtant, ce dernier n’a pas encore subi son procès en justice criminelle.

Les parents de Chao Peng réclament près de 500 000 $ à Shao Jun Liu pour les dommages subis depuis la mort de leur fils.

Accusé de meurtre au deuxième degré du jeune homme de 25 ans, M. Liu est présentement incarcéré dans l’attente de son procès.

Au moment du drame le 16 novembre 2013, l’accusé et sa conjointe venaient d’acheter le dépanneur des parents de la victime. Et les nouveaux propriétaires auraient insisté pour que Chao Peng y travaille à temps partiel afin de les aider dans la transition, selon la poursuite civile récemment déposée au palais de justice de Longueuil.

«Le défendeur Shao Jun Liu a amené la victime dans l’arrière-boutique et l’a vicieusement attaquée en la frappant à répétition sur la tête avec un objet contondant sans même avoir été provoqué», peut-on lire dans le document.

Soutien financier perdu

Les demandeurs poursuivent également la conjointe de l’accusé, Yachuan Qi, puisqu’elle n’aurait pas porté assistance au jeune homme, ni appelé la police, «même si elle était consciente de la situation critique de la victime».

Dépression, insomnie, perte d’appétit et pensées suicidaires: la mort soudaine du jeune homme a été «dévastatrice» dans la vie de Yonghui Peng et Liyan Guo.

Originaires de la Chine, ils sont arrivés au Québec en 2000, alors que Chao Peng avait 12 ans. Ce dernier n’avait pas de frère ou de sœur, «considérant l’imposition de la politique de l’enfant unique en Chine».

Avant sa mort, ses parents n’avaient jamais été séparés plus de trois mois de leur fils. Ils partageaient la majorité des repas avec lui et ont travaillé ensemble durant les sept années qu’ils ont possédé le dépanneur. Ils formaient «une famille très unie et aimante», indique la poursuite.

De plus, selon la coutume chinoise, la victime devait aider financièrement ses parents à la fin de ses études en mai 2015. Chao Peng étudiait à l’Université McGill pour devenir ingénieur. Ses parents avaient aussi en tête d’autres plans d’affaires pour l’avenir, «qui ne sont plus envisageables en raison de leur deuil».

« Aucun remords »

Aussi, depuis la mort du jeune homme, les défendeurs n’auraient même pas montré «un signe de remords» ni présenté leurs excuses aux parents, indique le document de Cour.

M. Peng et Mme Guo réclament donc 210 000 $ chacun pour les dommages subis et la perte de soutien financier. S’ajoutent à cela les frais de scolarité déjà payés de la victime, les dépenses pour les funérailles ainsi que pour des billets d’avion afin que les proches des parents puissent venir les supporter après la tragédie. Au total, ils réclament donc 472 485 $.


Accusé du meurtre au deuxième degré de Chao Peng, Shao Jun Liu revient en cour le 6 juin prochain pour la forme.

 
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