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Des règles pour travailler avec les prostituées

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Le SPVM dévoilera aujourd’hui son plan d’action en matière de prostitution, alors que le projet de loi du gouvernement Harper n’est toujours pas fini d’écrire.

Le SPVM dévoilera aujourd’hui son plan d’action en matière de prostitution, alors que le projet de loi du gouvernement Harper n’est toujours pas fini d’écrire.

La Ville de Montréal et son service de police ont défini les lignes directrices d’intervention auprès des travailleuses du sexe et des proxénètes pour les trois prochaines années.

C’est un pas de plus dans la bonne direction selon la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES).

Protection des filles

«Le SPVM a déjà investi beaucoup d’efforts dans la formation pour améliorer ses relations avec les prostituées. Il faut continuer d’aller dans ce sens et de protéger les filles», souhaite Éliane Legault-Roy, responsable des communications de l’organisme.

La CLES milite en faveur de la criminalisation des proxénètes et des clients. «On aimerait que tous les proxénètes soient visés par le plan d’action, pas seulement ceux qui sont violents. Ils vivent tous de l’exploitation sexuelle d’autrui, ce qui est une forme de violence en soi», continue Mme Legault-Roy.

Lois réformées

Le ministre fédéral de la Justice, Peter MacKay, devrait déposer son tout nouveau projet de loi pour encadrer la prostitution au cours des prochaines semaines.

Après avoir invalidé des lois criminalisant la prostitution en décembre dernier, la Cour suprême du Canada a donné 12 mois au gouvernement Harper pour les réécrire.

Clauses inconstitutionnelles

Les clauses du Code criminel qui interdisent la tenue d’une maison de débauche, le proxénétisme et la sollicitation ont été déclarées inconstitutionnelles par le plus haut tribunal du pays.

-Avec la collaboration de l’Agence QMI

 
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