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Franco-Américains

Préserver la culture

Dossier franco-américains
Photo Le Journal de Montréal, Marie-Joëlle Parent

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Le Collège St. Anselm, une université privée, abrite au sous-sol de sa bibliothèque une impressionnante collection de 8000 ouvrages franco-américains.

Le Collège St. Anselm, une université privée, abrite au sous-sol de sa bibliothèque une impressionnante collection de 8000 ouvrages franco-américains.

On y retrouve même la deuxième édition du journal de Samuel de Champlain «Les Voyages de la Nouvelle-France occidentale» datant de 1632. La collection a été montée à partir de 1899 par un vendeur de porte-à-porte, Adélard Lambert.

L’Université souhaite maintenant fonder un Institut d’Études franco-américaines, signe qu’il y a toujours un intérêt pour la culture.

Le campus héberge aussi le Centre franco-américain, fondé en 1990. On y donne des cours de français. Une quarantaine d’étudiants sont inscrits. Ce sont pour la plupart des adultes qui ont quelques notions lointaines du français, des mots entendus de la bouche de leurs grands-parents, en grandissant.

«Il reste des poches de culture québécoise», explique John Tousignant, directeur exécutif du Centre, dont les grands-parents ont immigré de Trois-Rivières.

«Mes parents ne parlaient déjà plus français quand je suis né. C’est moi qui ai voulu me réapproprier mon héritage», dit-il.

Il n’est pas le seul. Chaque premier mardi du mois, il organise une soirée «prêt à parler», où un groupe de Franco-Américains se rencontrent pour discuter.

Le Centre organise aussi la fête de la Saint-Jean. «Dans mon enfance, d’immenses chars paradaient dans les rues», se rappelle Adèle Boufford Baker, ancienne directrice du Centre.

«Aujourd’hui, c’est un tournoi de golf et une soirée dégustation de vin. C’est toujours les mêmes qui sont là, les plus jeunes ne viennent pas vraiment», dit cependant Maurice Pilotte, 73 ans, résident franco-américain de Manchester.

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