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Subban: «C'est dans ces matchs que naissent les légendes»

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On dit que les légendes ne meurent jamais. Si c’est vrai pour la mythologie, ça l’est également pour le monde du sport. Sauf qu’ici, les légendes ne sont pas inventées, elles prennent elles-mêmes vie.

Puisque tous les sportifs rêvent de voir leur nom atteindre l’immortalité, il n’est pas surprenant de les voir aborder, malgré le risque d’élimination, un match ultime avec autant d’enthousiasme.

«On adore les septièmes matchs, car c’est lors de ces matchs que naissent les légendes», a soutenu P.K. Subban après la victoire des siens lundi soir.

Pat LaFontaine, en donnant la victoire aux Islanders en quatrième période de prolongation en 1987, Stéphane Matteau, en faisant de même pour les Rangers en deuxième période de prolongation en 1994, sont entrés dans la légende de cette façon.

«On vit pour ce type de match. On grandit en rêvant de devenir à notre tour celui qui jouera les héros en marquant le but gagnant», a déclaré Brandon Prust, quelques heures avant de quitter vers Boston pour le troisième match ultime de sa carrière.

D’autres, comme Patrick Roy, ont fait leur renommée se montrant à leurs meilleurs dans des matchs ultimes.

Garder le contrôle

Mais puisque tout peut arriver dans ces rencontres, les joueurs doivent s’attendre au meilleur comme au pire. Il arrive donc, parfois, que le rêve se transforme en cauchemar.

En 2010, on croyait bien que les joueurs des Flyers allaient vivre la deuxième option en voyant les Bruins prendre les devants 3 à 0 au cours des 15 premières minutes de la rencontre. C’était avant que Daniel Brière et ses coéquipiers ne renversent la vapeur.

«C’est le meilleur exemple pour expliquer que, peu importe ce qui arrivera demain (ce soir), il faudra rester en contrôle de nos émotions et ne jamais paniquer», a déclaré Brière qui avait marqué le but égalisateur de ce match disputé, justement, au TD Garden.

Comme dans les films

Pour qualifier ces moments magiques, l’expression «scénario hollywoodien» est souvent utilisée. D’ailleurs, lorsque l’industrie du cinéma met en scène des événements sportifs, il est souvent question de matchs sans lendemain. On y voit alors les entraîneurs livrer de longs monologues de motivation, citant parfois au passage les grands chefs d’État ou guerriers de l’Histoire.

Est-ce que Michel Therrien, qui vivra le premier match ultime de sa carrière dans la LNH, s’adonnera à ce type de laïus?

«Ce qui se passe dans la chambre reste dans la chambre», a lancé l’entraîneur du Canadien avec un sourire espiègle.

C’est dans un moment comme celui-ci qu’on regrette que 24 CH se soit terminé en même temps que la saison régulière.

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