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Réaction de l'UPA: du jamais vu

Coup d'oeil sur cet article

Mon blogue Libérez-nous de l'UPA (air connu) a suscité une chaîne de réactions jamais vue auparavant sur ce blogue. Tant mieux !

Je blogue et chronique pour le Journal de Montréal/Journal de Québec depuis deux ans. Je «chronique à gauche» et à droite depuis plus de 20 ans. Et c'est la première fois que je vois une telle participation. La haute gomme de l'UPA - il ne manque que le président Marcel Grosleau - est venue débattre ici-même de mes propos mais surtout défendre la pertinence de cet organisme de plus en plus remis en question en raison de sa situation monopolistique.

Cela veut dire que les blogues du Journal ont de l'influence et font réagir aux plus hauts niveaux. J'en suis fière !

Pas vendeur l'agricole

Parler d'agriculture ne sera jamais aussi vendeur que la charte ou la corruption, mais comme nous mangeons tous au moins trois fois par jour et achetons tous une pinte de lait de temps à autre, la question nous touche tous. Comme on dit, c'est une question de vie ou de mort... De plus, toutes instances confondues, 2G $ de nos impôts vont à soutenir la production agricole: nous avons le droit, la responsabilité de se prononcer.

Une question de plus en plus complexe. Il est très difficile pour le commun des mortels de s'y retrouver. D'un côté, les fermes familiales qui luttent plus souvent qu'autrement pour survivre, de l'autre les géants de l'agroalimentaire qui eux luttent pour garder leurs parts de marché nationales ou internationales. Et au milieu, le consommateur qui veut du choix, des bas prix, pas d'OGM, du bio et le moins de souffrance animale possible.

Le problème avec le modèle syndical unique que représente l'UPA c'est que personne ne défend ce consommateur, ses droits et ses intérêts. Bien sûr, l'UPA a pour mission de défendre les producteurs agricoles, d'où son nom, mais en occupant seul tout le terrain agricole, il doit défendre des intérêts parfois divergents - l'industriel c. l'artisanal - et qui  ne sont pas nécessairement dans l'intérêt supérieur des Québécois. De plus, il contrôle non seulement le discours officiel sur l'agriculture mais aussi le commerce de denrées de base importantes que sont le lait, les œufs et le poulet par la gestion de l'offre et de la demande. Sans oublier le sirop d'érable. Peut-être le dossier qui amènera enfin un questionnement sur la pertinence d'avoir un monopole syndical agricole en 2014: les Québécois n'aiment pas voir des petits producteurs de sirop se faire saisir leur production par un puissant syndicat.

Le vers est dans la pomme

L'UPA, c'est un peu comme si la FTQ-Construction était le seul syndicat qui pouvait représenter les travailleurs de la construction et qu'en plus, elle vendait elle-même les maisons construites par ces mêmes travailleurs.

Qui se lèverait pour défendre un tel système ?

Si le dossier vous intéresse, la lecture du rapport Pronovost sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire, préparé en 2008 à la demande du ministre de l'Agriculture Laurent Lessard, et tabletté, il va sans dire, suite aux pressions de l'UPA: le rapport préconisait la fin du monopole syndical.

 

62 commentaire(s)

simon picotte dit :
17 mai 2014 à 10 h 22 min

L'UPA est contre la luzerne génétiquement modifiée! Très rétrograde comme attitude. Tout ce que cette luzerne génétiquement modifiée est un gène qui la rend récitante à un insecticide. Si on suit l'attitude de l'UPA, elle serait contre un gène qui nous rend résistant au SIDA, au diabète et à l'alzheimer.

La révolution verte, qui a permis de nourrir tant d'être humains, s'est faite grâce à du riz etc. génétiquement modifié.

Mes enfants sont des OGM. Il faut arrêter de faire peur au monde avec ce sigle. Chaque génération amène des changements génétiques distribués au hasard. Mettre de l'intelligence dans la direction de ces changements génétiques est un bienfait qu'on ne doit pas refuser.

Luc Papineau dit :
17 mai 2014 à 10 h 48 min

Madame Ravary,

«Cela veut dire que les blogues du Journal ont de l’influence et font réagir aux plus hauts niveaux. J’en suis fière !»

Le vôtre parfois. Dans certains, celui aussi de quelques collaborateurs. Mais de là à se flatter la bédaine de la sorte, peut-être un petite gêne. :)

albert bella dit :
17 mai 2014 à 10 h 59 min

le problème avec ce genre de trucs est que ceux qui les mettent sur pieds avec de bonnes intentions se font souvent tasser par les parasites qui n'y voeint qu' une opportunité de se remplir les poches ou et de se faire du capital politique

Raymond Lafrance dit :
17 mai 2014 à 11 h 02 min

Mme Ravary vous partez encore avec un pneu crevé et c'est pour ça que vous recevez un plat.... " la pertinence de cet organisme de plus en plus remis en question en raison de sa situation monopolistique."

Les gens de l'Union paysanne pourraient très bien représenter tout les acériculteurs (sirop d'érable) si ils réussissaient à convaincre la majorité d'entre eux d'adhérer à ce syndicat.Ça se fait dans la construction CSN-FTQ-CSD et c'est de bonne guerre. La Régie des marchés agricoles qui a comme mandat d'administrer la loi sur la mise en marché des produits agricoles reconnaitrait cette représentation de l'Union Paysanne. Encore faudrait-il que l'Union Paysanne ait quelque chose de mieux à offrir aux acériculteurs pour réussir à convaincre autre que l'UPA c'est des nuls dans ce domaine.

Les pêcheurs de homards ils ont un plan conjoint soit un contrat entre eux et les acheteurs sur les condition de mise en marché, et ils ne sont pas représenter par l'UPA.C'est la Régie des marchés agricoles qui administre ce plan. Oubliez pas qu'à chaque convention de mise en marché la Régie des marchés agricoles a le devoir d'écouter les consommateurs et leurs représentants. Les audiences se tiennent en publique à chaque fois, l'horaire des audiences est sur le site de la Régie.

Lise Ravary dit :
17 mai 2014 à 11 h 08 min

Monsieur Lafrance, tant que les agriculteurs seront forcés de payer une cotisation à l'UPA, qu'ils veuillent en faire partie ou non, ils n'ont pas le choix, il sera en effet difficile de les convaincre de payer ailleurs une deuxième fois. Soyons logique. On ne saura jamais combien d'agriculteurs soutiennent l'UPA tant et aussi longtemps qu'ils seront liés par la loi à y contribuer.

I'm integrated dit :
17 mai 2014 à 11 h 20 min

Que fait-on de la liberté d'association? La liberté de choisir avec qui on fera des affaires. Pas celle qui nous est imposée par la formule Rand, privilège chèrement et parfois violemment défendu par les oligarques syndicaux. Mettez-la sur la table et acceptez que les agriculteurs choisissent librement qui les représentera et on verra... Suis-je rêveur? Et puis je paierais mon lait et mes œufs moins cher... Mais ça, c'est pas pour demain.

Raymond Lafrance dit :
17 mai 2014 à 11 h 38 min

Mme Ravary, si la majorité des acériculteurs joignaient les rangs de l'Union paysanne, ils n'aurait plus à payer une cotisation à l'UPA. Les pêcheurs de homards ou de flétans par exemple paient rien à l'UPA et ils ont droit à une convention signée et administrer par la Régie des marchés agricoles. Le président de l'Union paysanne qui se dit éleveur de lapins pourraient avoir la partie facile, il y a à peine 70 éleveurs de lapins au Québec, ils pourraient très bien les convaincres de de délaisser l'UPA pour son syndicat.

Il y a quelques années dans ma région l'Union paysanne lançait ce nouveau syndicat. La dame à la réception m'a dit qu'il était temps que ça arrête les subventions aux producteurs de lait. Je lui ai demandé quelles sont ces subventions et à quoi servent telles? Elle ne le savait pas. Bref à part de militer sur le plateau Mont-Royal depuis 15 ans ça n'ira jamais loin.

Marie dit :
17 mai 2014 à 11 h 40 min

Merci Mme Ravary. Je suis tellement contre tout ce qui est anti-démocratique et obligatoire dans le monde syndical. Comme dans la construction où la FTQ a fait gonflé les prix par toutes sortes de manigances avec les entrepreneurs, l'UPA fait en sorte que le prix du lait est plus cher, que les producteurs de sirop d'érable ne peuvent pas vendre leur sirop à qui ils veulent, etc. etc.

shoshan dit :
17 mai 2014 à 11 h 44 min

@simon picotte

Vos enfants sont des OGM ? Vous voulez dire qu'on leur a artificiellement insérer en laboratoire un gène totalement étranger à leur patrimoine génétique naturellement transmis par leurs deux parents ?

Si vous voulez faire, légitimement, la promotion des Organismes Génétiquement MODIFIÉS, vous ne vous y prenez pas de la bonne façon. Vous n'êtes pas très loin de la désinformation.

Je n'ai personnellement aucun problème à ce que des industriels mettent sur le marché des produits génétiquement "améliorés", supervisés par une institution sanitaire totalement indépendante.

Mais en tant que consommateur, j'estime avoir le droit de savoir ce que je met dans mon assiette (je lis toujours la liste des ingrédients), et encore plus avoir le droit de choisir si je veux ingérer des OGM ou non, peu importe mes connaissances dans ce domaine.

Sylvain Latulippe dit :
17 mai 2014 à 12 h 07 min

@ Simon Picotte

La luzerne génétiquement modifiée ne l'est pas pour résister à un insecticide mais à un herbicide, soit le Roundup, produit lui aussi par Monsanto, la même compagnie qui produit les semences de la luzerne GM. Or Santé Canada interdit la vente libre du Roundup car il est, selon les études obtenues du gouvernement, très cancérigène. Selon votre exemple, c'est comme si l'UPA était contre un gêne nous protégeant du cancer du poumon lorsque l'on fume, mais pas du cancer de la gorge, même qu'il le favoriserait. D'ailleurs, l'Union paysanne est aussi contre se genre de semences tout comme un très grand nombre d'agriculteurs ontariens qui se sont prononcés sur le sujet l'an dernier. Il s'avère donc que les ontariens ont les mêmes questionnements que les québécois sur ce sujet. Il en va de même pour la majorité des pays européens qui demande des garanties à Monsanto avant d'aller plus loin avec ces semences, ce à quoi la multinationale se refuse depuis toujours.

gabriel touzin dit :
17 mai 2014 à 12 h 22 min

Le grand secret de lupa cest dans la loi sur le syndicaliste agricole au Québec ??? aller lire la loi vous aller tout comprendre. En réalité Lupa cest une belle arnaque.

Guy Landry dit :
17 mai 2014 à 12 h 28 min

Il faut briser le monopole de l'UPA. Point barre !

L.St-Laurent dit :
17 mai 2014 à 12 h 31 min

Je suis d'accord avec votre énoncé. Pourquoi parce que l'UPA tout comme le mouvement syndicalisme d'aujourd'hui n'a pas su s'ajuster. C'était peut-être un excellent moyen de défense dans le bon vieux temps quand personne ne se levait pour les représenter, mais aujourd'hui avec une mondialisation qui cogne de plus en plus à nos portes, cette mainmise n'a plus sa place. Pourquoi ne pas laisser le consommateur choisir ce qui lui convient le mieux entre le lait québecois, canadien et d'ailleurs? De quoi a-t-on peur au juste? Une vache laitière c'est une vache laitière, si je peux me procurer du lait à bon marché mais que c'est un produit non québécois, j'opterai pour le meilleur prix. Comment une famille à faible revenu peut concocter voire même imaginer s'en tirer et bien nourrir sa famille dans de telles conditions? Search me. Qu'est-ce qui justifie le prix de fromage, c'est un non-sens. On fustige les Wallmart de ce monde, les consommateurs de faire leurs achats aux USA pour obtenir un prix moindre, il ne faut pas les blâmer. En terminant, est-ce que la cotisation obligatoire à l'UPA sert uniquement à payer des salaires de son administration et son fonctionnement?

le nationaliste dit :
17 mai 2014 à 12 h 43 min

@ Simon Picotte

"Mes enfants sont des OGM. Il faut arrêter de faire peur au monde avec ce sigle. Chaque génération amène des changements génétiques distribués au hasard. Mettre de l’intelligence dans la direction de ces changements génétiques est un bienfait qu’on ne doit pas refuser."

Vous avez entièrement raison. J'avais déjà donné l'exemple de la "dangereuse" huile de canola. La majorité des gens ne savent pas ce que signifie OGM. Dans le cas de l'huile Canola, la bouteille ne contient aucun OGM...que de l'huile.

Cependant, dans le cas des fruits, légumes et viandes, effectivement, on mange des OGM. Il est nécessaire d'étudier l'effet des protéines que produisent ces gènes sur l'humain.

Et vous avez également raison lorsque vous dites que nous sommes tous des OGM, mais cela ne veut pas dire que toutes les protéines produites par les OGM n'ont aucune incidence fâcheuse sur nous. En théorie, notre système immunitaire va réagir contre toutes nouvelles protéines exogènes.

@Sylvain Latulippe dit :

17 mai 2014 à 12 h 07 min

"La luzerne génétiquement modifiée ne l’est pas pour résister à un insecticide mais à un herbicide, soit le Roundup, produit lui aussi par Monsanto, la même compagnie qui produit les semences de la luzerne GM."

Vous avez raison. Et ce qui m'irrite c'est le monopole de cette compagnie.

Je ne connais rien au dossier de l'UPA. Donc, je me taire sur ce sujet.

Martin Mimeault dit :
17 mai 2014 à 12 h 55 min

Mon ancien boss, pour avoir critiqué le niveau de pollution par les fertilisants de la rivière située en milieu agricole (dont on doit faire de l'eau potable avec) dans le journal local, à reçu un appel d'un représentant de l'UPA. Disons que son niveau de langage aurait fait passer celui de "Rambo" pour celui de Gérard Poirier. J'exagère à peine.

Des goons qui te font fermer la gueule, même si tu as 100 % raison. C'était particulièrement pire cette année là, plein d'algues bleues.

Guy Landry dit :
17 mai 2014 à 12 h 58 min

Pourquoi les fermes de l'Ontario sont plus compétitrices que les fermes québécoises ?

Le jeu de la concurrence n'est pas sous la gouverne d'un syndicat qui étouffe les initiatives des nouveaux joueurs au profit des oligarques déjà bien implanté dans le marché.

Plus tu payes à l'UPA, plus tu as des faveurs.

Les portes de la commercialisation de tes produits sont plus ouvertes si tu joues le jeu des autres qui eux suivent la caravane de l'UPA. C'est un raquette manigancé et le gouvernement à peur d'affronter ce puissant syndicat.

le nationaliste dit :
17 mai 2014 à 12 h 59 min

@shoshan dit :

17 mai 2014 à 11 h 44 min

"Vos enfants sont des OGM ? Vous voulez dire qu’on leur a artificiellement insérer en laboratoire un gène totalement étranger à leur patrimoine génétique naturellement transmis par leurs deux parents ?"

Un enfant est un organisme génétiquement modifié de ses deux parents. La seule différence c'est que dans ce cas, cela se réalise suite à un accouplement.

Je vous avise qu'en ce moment même, des millions de vos cellules sont entrain de se modifier génétiquement et que des protéines corrigent des mutations. Quels sont les facteurs de ces mutations ? Diverses. Entre autre parce que vous respirez plusieurs molécules qui ont une incidence sur votre biochimie. Notre organisme est dynamique.

Est-ce que le geste d'un humain, organisme naturel, est un geste artificiel ? Que signifie exactement le mot artificiel et le mot naturel ? Est-ce que tout ce qui est nature est non humain ? Dans ce cas, sommes-nous nous-mêmes des artifices ? Ou des êtres naturels ? Des objets naturels ne posent-ils pas des gestes naturels ?

simon picotte dit :
17 mai 2014 à 13 h 59 min

@shoshan: mes enfants ne sont pas strictement OGM, mais ils pourraient l'être dans le sans où certains enfants, de nos jours, grâce au génie génétique, sont OGM, c'est-à-dire que, pour vous citer "on leur a artificiellement inséré en laboratoire un gène totalement étranger à leur patrimoine génétique naturellement transmis par leurs deux parents".

La peur des OGM provient principalement de la peur de l'inconnu. Dans une plante OGM, on modifie à peint quelques nucléotides, souvent au maximum 1000, tandis que chaque fois que ma femme fait un enfant, elle fait une opération de génie génétique (bien sûr "naturelle") par laquelle elle modifie 1.5 milliards de nucléotides. Si on est prêt à accepter les risques d'un changement de 1.5 milliards de nucléotides à chaque conception, on devrait être ouvert à un changement de 1 000 nucléotides par génie génétique de laboratoire sur une plante ou un animal domestique.

@Sylvain Latulippe, ça ne change strictement rien à l'argument que la luzerne OGM soit résistante à un herbicide ou un insecticide. Dans les 2 cas, c'est également pratique.

Bélanvale dit :
17 mai 2014 à 14 h 04 min

Je suis un producteur, l'UPA un dictateur, il impose leurs idées. Ils font des assemblés avec 5à 10% des producteurs sont présents. Ils prennent le vote et si ça va pas dans le sens qu'ils le souhaitent, ils vont y aller de façon détourner pour faire passer le vote. Dans le lait il a déjà eu 2 référemdums que les producteurs ont dit NON, ils `l'ont fait pareille. Dans le bœuf, ils ont acheté un abattoir qui a fait faillite et on paie encore pour ça

simon picotte dit :
17 mai 2014 à 14 h 41 min

"Or Santé Canada interdit la vente libre du Roundup" (Sylvain Latulippe) Reality check: il est disponible dans tous les Canadian Tire.

Conclusion: il appert que vous dites n'importe quoi, M. Latulippe...

simon picotte dit :
17 mai 2014 à 15 h 52 min

Correction: j'ai un peu exagéré les prouesses de ma femme, ou de toute autre femme. En réalité elle "ne" fait qu'une opération de génie génétique (bien sûr « naturelle ») par laquelle elle modifie 1.5 MILLIONS (et non milliards) de nucléotides."

Sylvain Latulippe dit :
17 mai 2014 à 15 h 58 min

@ Simon Picotte

De un, cela a démontré que vous ne connaissez pas la différence entre insecticide et herbicide, mais vous donnez votre avis quand même sur quelque chose que vous ne métrisez pas. Et de deux, le Roundup doit absolument être gardé sous clés par tous les détaillants, ce qui en fait un produit non vendu librement. Allez dans votre commerce et essayez d'en acheter sans demander la permission et la clé et on verra ensuite.

simon picotte dit :
17 mai 2014 à 16 h 04 min

@Bélanvale, en somme, vous nous dites que l'UPA se comporte exactement comme les syndicalistes étudiants carrés rouges!

Raymond Lafrance dit :
17 mai 2014 à 16 h 10 min

Le Roud Up était en vente chez Canadian Tire il y a plusieurs années, il est interdit en vente libre depuis longtemps.Seulement les agriculteurs avec une carte de producteur ont le droit d'en acheter. C'est vendu chez les fournisseurs de semences et d'engrais. Le Roud Up des agriculteurs est très concentré et il doit être dilué contrairement à celui qui était en vente libre qui se vendait très cher comparativement au produit des agriculteurs.

L.St-Laurent dit :
17 mai 2014 à 17 h 07 min

@Simon Picotte, 16h10 Ça ressemble à ça. Qui ne se rappelle pas de l'épisode du lait carrément jeté dans les fossés pour respecter les quotas.

Maec dit :
17 mai 2014 à 17 h 35 min

En ce qui a trait aux OGM, cela veut tout dire et rien dire à la fois: tout dans la nature est un OGM. Peut-être que les OGM actuels ne produisent pas de problèmes de santé propres à eux-mêmes (hormis une réaction allergique ou une intolérance...risque qui existe avec tout autre organisme naturel). Il est trop tôt pour le dire, mais théoriquement cela ne devrait pas être le cas.

Par contre, c'est un crime contre l'environnement. Il est certain que ce type d'intervention humaine crée toujours des déséquilibres dans la nature. Puis ça devient un cercle vicieux. C'est également dénué de toute éthique.

En agriculture bio, traditionnelle et amérindienne, il existe des façons de cultiver sans l'utilisation d'aucun pesticide. Mais évidemment ça ne cadre pas avec les objectifs commerciaux de ce qu'est devenue l'agriculture.

D'autre part, c'est vrai que l'on ne voit pas beaucoup l'UPA faire grand cas de l'environnement. Actuellement l'agriculture est l'une des activités les plus polluantes au Québec comme en Amérique du Nord, sinon LA plus polluante. Lorsqu'on se promène en campagne on a pas le réflexe de pointer du doigt les entreprises agricoles polluantes. Peut-être que l'espace "vert" et le grand air frais masque la chose. Mais souvent ces entreprises agricoles sont bien plus polluantes que bien des usines. Que fait l'UPA dans ce cas? Le gouvernement a lui-même les mains liées tant que l'UPA est puissante, et tant que l'agriculture est un élément majeur de notre économie de marché.

Reste que ceux qui sont pêcheurs comme moi, en ont probablement vu de toutes les couleurs. Ce qui fait le plus mal, c'est de retourner pêcher dans des rivières à truite de la jadis enfance, et n'y rencontrer que des algues et avec un peu de chance un crapet soleil pas très convaincant. Cette pollution des rivières, ce sont les agriculteurs qui en sont responsables. Hélas la situation ne fait que s'empirer.

Raymond Lafrance dit :
17 mai 2014 à 19 h 11 min

@Maec, Des pas de géant ont été fait depuis 30 ans au niveau de l'environnement par le monde agricole. Toute les exploitations agricoles qui ont des animaux doivent avoir une fosse à purin ce qui n'existait à peu près pas il y a 30 ans. L'agriculteur qui doit épandre son purin doit faire faire une analyse de ses sols et de son purin ou fumier par un agronome et ce à chaque année et à ses frais. Ces analyses servant à connaitre le niveau de phosphore, de potasse et d'azote dans le sol et dans le purin. Un fois les analyses complétées l'agronome produit un plan de fertilisation ou l'agriculteur doit suivre ce plan pour épandre dans de purin à l'hectare. De nouvelles analyses de sol seront réalisées au besoin pour voire se le plan a été respecté.Les agriculteurs doivent faire parvenir au ministère de l'environnement à chaque année un bilan du phosphore de leurs sols.

Pour l'utilisation des pesticides les quantité diminue à chaque année, ces produits sont utilisés avec parcimonie car ça coûte cher. Des entreprises spécialisées font du dépistage d'insectes et informe l'agriculteur quand utilisé des pesticides et en quelle quantité. Également les producteurs sont incités à installer des haies brise-vent pour diminuer l'érosion.Également des systèmes de drainage des champs sont en place pour éviter que les engrais, purin et pesticides se retrouvent dans l'eau de ruissellement. Vous voyez c'est pas simple.

Ginette dit :
17 mai 2014 à 20 h 16 min

Des algues bleues! C'est peut-être qu'il y a des petits chalets avec leur beau petit terrain en beau gazon bien fourni et bien coupé. L'azote.

Valerie Reed dit :
17 mai 2014 à 21 h 04 min

Mme Ravary,

Je suis certaine que si l'UPA n'avait pas émis de réponse, il s'en serait trouvé plusieurs pour dire que son silence démontre qu'elle sait qu'elle a tort ou encore que votre discours est fondé. L'UPA a répliqué avec des faits, et des arguments corroborés par des statistiques à votre billet appuyé sur un discours qui a tellement été répété à tort et à travers (l'UPA doit mourir) que l'on a fini par le croire comme vrai même si aucun fait ou arguments étayés ne le soutiennent. Lorsqu'on étudie l'analyse du discours c'est un procédé courant et abondamment utilisé pour démolir une idée que l'on n'aime pas ou en imposer une. Il s'agit de faire répéter son idée avec force et conviction tellement de fois que les gens vont oublier qu'au départ il n'y avait aucun fait ou aucune justification et ne pas requestionner l'idée.

Petite fille d'agriculteur je suis contente que ceux-ci se soient unis pour se défendre et s'entraider. Ayant également étudié un peu en développement international j'ai vu et entendu plusieurs professeurs et experts de l'agriculture à l'international admirer et vanter notre système de gestion de l'offre qui est si démonisé ici.

Sans UPA, sans gestion de l'offre, sans mise en marché collective, ce serait des centaines de fermes qui mourraient, celles la même que l'union paysanne dit vouloir défendre, les plus petites. Parce qu' actuellement le système permet aux producteurs d'avoir une force de négociation face aux 2 ou 3 méga transformateurs (qui sont bien plus en situation de monopole du marché) et de ne pas se cannibaliser mutuellement. Partout en Europe, aux États-Unis et ailleurs, des millions sont versés aux agriculteurs parce que leur produit est vendu a perte. Ici grâce à la gestion de l'offre et la solidarité on garantit que tous les fermiers ont un prix leur permettant de survivre, qu'ils soient petits ou gros. Si vous détruisez ce système unique, vous faites en sorte que seuls les mégas...

Claude Goulet dit :
17 mai 2014 à 21 h 30 min

Enlevez l'UPA parce que c'est un vilain syndicat, laissez les agriculteurs sans protection et les Américains vont venir acheter nos fermes. Les plus gros vont se regrouper pour former un monopole et vous paierez votre lait deux fois plus cher. Ceux qui passent une partie de leur hiver en Floride vous le diront : le panier d'épicerie chez nos voisins du sud est plus dispendieux qu'au Québec et augmente considérablement d'année en année. Nous avons élu un gouvernement qui va mettre de l'ordre dans tout ça. Productivité, productivité et surtout, pas de paysans, pas de pays !

Denis Richard dit :
17 mai 2014 à 21 h 55 min

C`est toujours bien à cause de l`UPA si les québécois et québécoises mangent bien avec des produits toujours plus sain que les américains et à un coût raisonnable..

La perfection n`existe pas, il y a toujours place à l`amélioration...

Mirianne dit :
17 mai 2014 à 22 h 00 min

Merci M. Lafrance, de la part d'une fille qui vient de terminer plus de 35 plans agro environnemental de fertilisation et bilan de phosphore durant les dernières semaines. Le Québec est doté des lois agroenvironnementales les plus strictes en Amérique du Nord. Les analyses de bassins versants ont démontrées une amélioration majeure là où les actions ont été prises par les producteurs (UPA OU PAS). Alors quand on commente sur un blogue, on s'organise pour savoir de quoi l'on parle Monsieur Maec.

Maec dit :
17 mai 2014 à 23 h 03 min

@ Raymond Lafrance dit : 17 mai 2014 à 19 h 11 min "Pour l’utilisation des pesticides les quantité diminue à chaque année, ces produits sont utilisés avec parcimonie car ça coûte cher. Des entreprises spécialisées font du dépistage d’insectes et informe l’agriculteur quand utilisé des pesticides et en quelle quantité." ----------- Monsieur Lafrance, il existe un problème environnemental actuellement qui préoccupe probablement davantage que le réchauffement climatique: l'extinction exponentielle des ABEILLES.

Or, les études scientifiques et indépendantes pointent du doigt l'utilisation des pesticides comme étant le principal coupable de cette extermination.

Sans m'y connaître en pesticides, je doute que ceux-ci soient bio-sélectifs. En fait, au niveau toxicologique la bio-sélection est pratiquement impossible pour des espèces de même taille (tous les insectes), à moins de réussir à cibler un récepteur membranaire spécifique à une espèce d'insecte (je doute aussi que la recherche au niveau des pesticides en soit à ce niveau).

Je me souviens de la politique américano-colombienne d'épandage d'herbicides, qui avait pour but naïf de combattre la culture de coca en Colombie. Et le gouvernement des USA et celui de la Colombie juraient que leur super pesticide dont j'oublie le nom, n'aurait aucun effet sur les populations humaines et animales, ni sur les autres espèces végétales. Ce fut un désastre environnemental à tous les niveaux, ainsi que de santé publique. La population humaine comme animale tomba fort malade, avec un tas de phénomènes pathologiques que les médecins ne savaient gérer efficacement.

Vos pesticides tuent. Et outre les poissons, ils tuent les abeilles.

Le hic c'est que les abeilles sont aussi importantes que le soleil pour la vie sur Terre. Sans abeilles, l'homme meurt. C'est un principe de biologie 101.

Maec dit :
17 mai 2014 à 23 h 16 min

@Raymond Lafrance dit : 17 mai 2014 à 19 h 11 min "De nouvelles analyses de sol seront réalisées au besoin pour voire se le plan a été respecté.Les agriculteurs doivent faire parvenir au ministère de l’environnement à chaque année un bilan du phosphore de leurs sols." ------------- Tant mieux si le gouvernement fait des efforts. Sauf que si on regarde l'histoire contemporaine de l'environnement, on se rend compte que les gouvernements sont totalement perdus.

C'est le gouvernement qui mettait les règles en matière d'exploitation forestière: le ravage des industriels a pourtant été frappant. C'est aussi le gouvernement qui met des règles en matière de "gestion" de la faune: c'est également le bordel, avec un tas d'espèces en voie d'extinction. Idem au fédéral: même pas capable de gérer les stocks de poissons.

Donc, les règles des gouvernements, entre vous et moi ça n'a aucune crédibilité et c'est plutôt inquiétant. D'ailleurs....quel contrôle le gouvernement a-t-il sur les populations d'abeilles? Comme pour tout le reste, le gouvernement est complètement perdu à ce sujet, et n'a PAS le contrôle.

D'autre part, il est important de comprendre un principe de base en matière environnementale: initialement l'environnement est en parfait équilibre avec lui-même. L'environnement ressemble beaucoup à l'économie: tu détruis ou modifies une composante, et cela aura du coup une conséquence sur une autre composante puis sur l'ensemble.

Bref, vous pensez faire un bon coup avec vos pesticides en exterminant tel type d'insecte; mais vous ignorez les conséquences que cela a sur toutes les autres composantes.

C'est typique de l'intervention humaine: on extermine une espèce, puis après ça on se rend compte qu'une autre espèce est en surnombre: donc on l'attaque avec un autre produit; puis on se rencontre d'un nouveau déséquilibre que l'on tente également d'enrayer, et ainsi de suite.

Guylaine Gosselin dit :
18 mai 2014 à 7 h 18 min

Madame Ravary,

Je croyais que le but d'un blogue était de recueillir des points de vue. Ceci étant dit, je me garderais une petite gêne (comme le mentionne un de vos lecteurs) : y a-t-il vraiment de quoi se vanter de faire réagir les gens après les avoir insultés? Vous voulez défendre les consommateurs, est-ce que la bonne cible est l’Union des 42000 producteurs agricoles du Québec ou les multinationales qui achètent leurs produits? D’où provient la menace? Il y aurait tellement de nos dossiers à vous présenter pour bien faire comprendre notre secteur (Chaire en droit sur la diversité agricole, interventions en développement international pour l’autonomie des agriculteurs à travers des regroupements et coopératives agricoles, achat local, financiarisation des terres...), mais avec 2000 caractères, on risque de tourner les coins ronds. Aussi je réitère mon invitation à venir nous rencontrer.

Guylaine Gosselin, directrice générale de l’UPA

Julie dit :
18 mai 2014 à 8 h 57 min

l'UPA ne protège pas les producteurs non plus! C'est la mafia de l'agriculture et elle ne favorise que les grosses fermes...Bientôt au Qc nous n'aurons plus d'agriculteur mais seulement des travailleurs qui vont avoir comme employeurs des géants de l'agroalimentaire.. Il faut revoir ses pouvoirs et son rôle car maintenant ce n'est qu'une parure et elle parait mal!!

shoshan dit :
18 mai 2014 à 9 h 54 min

@ tous les experts en OGM,

Juste un petit exemple de ce que je pense savoir sur le sujet : c'est prendre un gène spécifique propre à une espèce (mettons un babouin) qui possède une particularité recherchée (mettons la résistance au virus HIV), puis l'insérer artificiellement dans le patrimoine génétique d'une autre espèce (mettons votre enfant) pour que cette dernière puisse enfin avoir l'esprit tranquille lorsqu'elle ira cruiser dans les bars.

Dans le cas d'une insertion artificielle d'un géne provenant d'une même espèce, c'est de la thérapie génétique, rien à voir avec les OGM.

Sinon, dire que tous les êtres vivants sont des OGM, c'est du n'importe quoi. Le terme OGM ne voudrait alors plus rien dire du tout. Ne dites surtout pas ça aux dirigents de Monsanto, ils perdraient des millions de $ en copyright sur leurs produits génétiquement modifiés.

@ simon picotte

Je me suis peut-être mal exprimé : quand je disais "un gène totalement étranger à leur patrimoine génétique", je faisais référence à un gène d'une autre espèce. Pouvez-vous quand même me citer un cas de thérapie génétique fonctionnelle ? À ma connaissance, les essais cliniques en cours seraient tous des échecs.

Réjean Guay dit :
18 mai 2014 à 11 h 22 min

Les textes de Ravary suscitent souvent la curiosité ; mais , jamais de grandes interrogations. Souvent d'un conservatisme navrant , cette dame fait réagir les anti-syndicalistes patentés qui crient au viol de leur liberté à chaque fois qu'il est question d'organisation collective . C'est pareil cette fois-ci . On se demande ce que cette chroniqueuse / blogeuse apporte de plus que ses collègues en permettant une expression navrante d'opinions de gens non informés , qui semblent se complaire dans le fait d'être anti quelque chose , anti n'importe quoi . Triste !

Lise Ravary dit :
18 mai 2014 à 11 h 46 min

Chère madame Gosselin, vous avez la peau un peu mince si vous voyez dans mes propos des insultes. Je dirais plutôt des critiques.

Pour ce qui est de la rencontre que vous me proposez, je ne vois pas à quoi elle pourrait servir. Les positions de l'UPA sont bien connues. J'ai lu des tonnes de rapports, d'études et je comprends qu'on puisse défendre le système en place qui, c'est clair, bénéficie à certains.

Entre l'UPA et moi, un gouffre qu'on pourrait appeler idéologique: je suis opposée aux monopoles syndicaux -et bien d'autres- et aux systèmes de gestion de l'offre et de la demande, plans conjoints, etc. des outils économiques tout droit sortis des années 50. Des mesures interventionnistes dépassées qui placent les intérêts des consommateurs en second lieu.

D'ailleurs, ces systèmes ont connu leur plus grande popularité dans les anciennes colonies européennes, après la décolonisation, pour permettre à l'agriculture locale de prendre son envol. Il y a 60 ans de cela.

L'Australie a déreglémenté son secteur laitier sans que cette industrie ne s'effondre, au contraire.

Raymond Lafrance dit :
18 mai 2014 à 11 h 53 min

@Mirianne, j'ai résumé votre travail le mieux possible, mais il serait intéressant que vous l'expliquiez pour le bénéfices des citadins.

En passant tout ce cirque autour de l'UPA provient toujours de la même source soit l'Union Paysanne. Plusieurs chroniqueurs très citadins leurs ont offerts des tribunes gratuites depuis 15 ans et ils avalent tout de ces gens-là. Je me souviens de Daniel Pinard qui déclarait que le sirop d'érable en France n'était pas bon à cause de l'UPA et ce en pleine TV. Petit problème l'UPA ne vend pas de sirop ce sont des transformateurs.Il a dû faire une conférence de presse pour s'excuser.Le président de cette union M.Girouard disait l'an dernier qu'il ne voulait plus payer sa cotisation à l'UPA, le Journal de Montréal publiait qu'il n'a jamais été un producteur agricole au sens de la loi, il n'a jamais fait suffisamment de revenu dans ce domaine pour faire 5000$ par année avec l'agriculture.Donc il n'a jamais reçu d'avis de cotisation. Ce monsieur se permet de faire la morale aux agriculteurs car lui il sait comment rendre les agriculteurs plus prospères.

En vertu de la loi sur la mise en marché des produits agricoles, l'Union paysannes n'a qu'à rallier des producteurs à sa cause au lieu de démoniser son concurrent sinon ça va être toujours du radotage sans aucun fondement.

Richard CYR dit :
18 mai 2014 à 12 h 21 min

À croire que Raymond Lafrance n'est pas seulement un voisin d'agriculteurs. Il en est aussi le plus ardent défenseur. C'est vraiment un syndicaliste hors pair comme on les aime. Ça ressemble tellement à ce que la FTQ nous a habitué à voir et à entendre que s'en est pathétique

Comme le dis si bien Lisa Leblanc: L'UPA c'est de la mar........

simon picotte dit :
18 mai 2014 à 12 h 34 min

@Shoshan, Wikipédia donne plusieurs cas de thérapies génétiques fonctionnelles depuis 2009. Un organisme modifié génétiquement se situe à mi-chemin entre votre exagération (vous exigez des gènes d'une autre espèce) et la mienne (je me satisfais de changements génétiques n'exigeant aucune manipulation par génie génétique).

Néanmoins, on exagère la différence entre les manipulation génétiques "naturelles" (procréation) et les manipulations "artificielles" par génie génétique: dans les deux cas, on modifie des nucléotides de l'ADN, et on se fait des peurs inutiles quand on mentionne "gènes d'une autre espèce". Un gène demeure un amas de nucléotides et, ma foi, si un gène de tomate ou, oh horreur, d'araignée, devait rendre mon enfant plus brillant, ou le guérir d'une maladie, ou rendre le boeuf plus santé, le tout sans effets secondaires, pourquoi pas? En mangeant votre boeuf avec des tranches de tomates, vous allez de toute manière mélanger pas mal plus de gènes que moi en mangeant mon boeuf transgénique.

Tout ce que je dis, c'est: ne paniquons pas parce que c'est nouveau. Au début de l'ère des voies ferrées, on exigeait qu'un homme brandissant un drapeau marche sur la voie en avant de la locomotive. Imaginez l'effet dévastateur sur le développement du TGV si cette mesure "sécuritaire" avait été conservée! Alors ne tombons pas dans des mesures "sécuritaires" semblables pour les OGM.

simon picotte dit :
18 mai 2014 à 12 h 38 min

Mme Gosselin (et M. Juneau, conseiller technique): j'ai hâte que vous me montriez les 25 chiffres demandez dans mon commentaire au billet précédent sur l'UPA. Je me cite:

Pourriez-vous par exemple, comparer le panier lait-fromage-oeufs-poulets au Québec et: - aux USA - au Mexique - en Argentine - au Chili - en Uruguay.

Je vous ai lu en me disant que vous n’êtes peut-être pas quelqu’un qui dit n’importe quoi. J’espère ne pas être déçu. Je ne vous demande que 25 chiffres."

Raymond Lafrance dit :
18 mai 2014 à 14 h 32 min

@Richard CYR, "Comme le dis si bien Lisa Leblanc: L’UPA c’est de la mar........" c'est facile comme affirmation. Saviez-vous que le litre de lait au dépanneur provient de gens qui se lèvent à 4h30 tout les matins, et là vous avez comme opinion que ce sont tous des demeurés.

Aimeriez-vous ça débuté votre semaine de travail en ne sachant pas le montant de votre chèque de paie? Chaque travail mérite sa rétribution juste me semble que ça va de soi.

Réjean Guay dit :
18 mai 2014 à 15 h 11 min

@LiseRavary : contre la gestion de l'offre/ de la demande , contre les programmes conjoints : en bref , vous partagez les thèses économiques de Milton Freedman . Vous avez bien raison , car celles -ci ont montré toute leur utilité . . . dans la défense d'intérêts des plus nantis . La logique de ce système est de croire que l'intérêt du marché coïncide avec celui du peuple . Beau programme ! Je serais bien curieux de connaître les économistes qui guident votre pensée : Hayek ? Stuart Mill ? Relisez donc plutôt Adam Smith ! Pour ce qui est des idées des années 50 , celles de Fredman en sont de bons exemples ; et ce n'est pas en parlant d'idées dignes du colonialisme que vous convaincrez . Vos positions idéologiques en matière d'économie mériteraient d'être rafraîchies , à tout le moins !

}

Lise Ravary dit :
18 mai 2014 à 15 h 33 min

À Réjean Guay: Il y a du bon dans Friedman et Hayek. Pour Mill, je le lis comme un philosophe politique et non comme un économiste. Pour Adam Smith, en effet, je le pense souvent mal compris. Les néoclassiques disent qu'il est un des leurs, et les supply siders aussi.

Moi, je suis une pragmatique avant tout. L'application des théories m'intéresse plus que les théories elles-mêmes. Mais si on veut m'enfermer dans un système d'analyse, je dirais que je suis «Third Way», Anthony Giddens, toujours à la recherche de l'équilibre entre le privé, créateur de richesse et le social, créateur de justice, tout en privilégiant la défense des libertés individuelles.

Pas tout à fait néoclassique, pas tout à fait néokynésienne, néosupplysider ?

Certainement pas une économiste...

simon picotte dit :
18 mai 2014 à 15 h 49 min

@Raymond Lafrance: la question n'est pas "ils se lèvent à 4h30, donc il faut payer le lait et le fromage cher" mais notre lait est-il compétitif? S'il ne l'est pas, recyclons-nous dans un autre domaines. Si on avait des tarifs douaniers de 200 à 240 %, comme pour le lait et le fromage, on aurait beaucoup de vêtements made in Canada, mais à des prix exorbitants.

Il n'y a aucune loi qui dit que la terre québécoise doit être peuplés de 500 000 vaches en permanence. Utilisons-là à des fins plus profitables. Quand un produit a besoin d'être protégé par un tarif douanier de 200 à 240 %, ça sent le nonprofitable à 200 km à la ronde.

ghislaine fortin dit :
18 mai 2014 à 16 h 23 min

Depuis 2000, différents intervenants ont demandé à la Régie des marchés agricoles de faire un référendum pour vérifier la volonté des producteurs de continuer dans le système acéricole: peine perdue et pourtant la loi M35 le prévoit justement. L'UPA affirme que les producteurs sont d'accord à plus de 85% alors pourquoi ne pas justement le vérifier?

M. Lafrance affirme que la Régie a le devoir d'écouter les consommateurs, devoir purement cosmétique et on espère bien ne voir personne! Quand j'ai commencé à suivre les audiences et vouloir intervenir, les bâtons dans les roues ont été multiples.!!! Je voulais marquer mon opposition à ce que le syndicat manigançait dans le dos des producteurs, croyant naïvement que la Régie était un tribunal neutre et impartial mais j'ai vite perdu mes illusions..... on a demandé à me faire expulser (!) d'une audience "publique", j'ai eu droit à de l'intimidation de diverses manières de la part autant d'administrateurs que de l'avocat du syndicat etc.

Avec la loi 85, tu DOIS faire partie de l'UPA si tu veux retirer tes taxes, obtenir du financement à moindre coût de la Financière, avoir droit aux programmes gouvernementaux.....tout un choix! Depuis l'UPA clame fièrement que plus de 85% des producteurs adhèrent librement!! Si tu rues dans les brancards: on te coupe partout.

M. Lafrance affirme que le président de l'Union paysanne pourrait éventuellement syndiquer les 70 éleveurs du Québec...Pas certaine.l'UPA recevrait plus de $60,000.00 annuellement pour "aider" le syndicat du lapin pour payer son bureau.

L'Union paysanne ne reçoit pas d'aide gouvernementale et tout est fait de façon bénévole pratiquement. Avec des dizaines de millions et plus reçus annuellement du gouvernement, des cotisations, prélevés, perceptions diverses, j'éviterais de cracher sur l'Union paysanne et ses moyens très limités: je me garderais une petite gêne mais qu'attendre de l'UPA à part le mépris qu'il distille...

Sylvain Latulippe dit :
18 mai 2014 à 17 h 44 min

Ce qu'il faut se demander avec les modifications génétiques, c'est si on perturbe les groupe de linkage et ainsi des gênes associés à ceux que l'on modifie mais sans vouloir en toucher d'autres. Aussi, il y a les "switchs" que l'on pourrait allumer ou éteindre en raison d'une modification sur une gêne en particulier. Ainsi, modifier un gêne sur un groupe de linkage particulier pourrait avoir pour effet d'allumer une switch faisant en sorte de libérer une toxine ou modifier la production d'un enzyme ou d'une hormone. Ce n'est pas aussi simple que de dire, on mange du steak et des tomates, donc on mélange les gênes des deux. Cet exemple est ridicule au point de vue génétique.

simon picotte dit :
18 mai 2014 à 18 h 09 min

@Sylvain Latulippe: tout cela est évidemment étudié avant de lancer sur le marché du boeuf transgénique portant un gène de tomate.

Réjean Guay dit :
18 mai 2014 à 19 h 14 min

@Lise Ravary: La , voilà un beau concept . Votre guide britannique Giddens s'en est fait le promoteur . Vous qui avez vécu en Angleterre savez sûrement que Tony Blair en a fait une application pratique en le Parti travailliste à l'économie de marché . Ce fameux concept se veut , comme vous le dites , un équilibre entre le privé et le public . Certains appellent cela de la politique réaliste . Ouais ! C'est curieux , mais à chaque fois que quelqu'un refuse d'être enfermé dans un système idéologique , on dirait qu'il penche d'un bord , plutôt qu'un autre . Lequel d'après vous ? Madame , j'aime bien votre prose ; toutefois , lâchez-nous avec votre juste milieu et reconnaissez votre penchant , non pour l'équilibre , mais pour une bonne vieille droite teintée d'un conservatisme social qui , bien sûr , déteste tout ce qui n'est pas de nature individuelle . Question : historiquement , pourquoi a-t-on instauré un système de gestion de l'offre ? Ultimement , je ne veux pas vous vexer , mais votre vocabulaire trahit un esprit de droite . C'est correct ! Chose certaine , au Québec , personne ne vous accusera d'être une méchante gauchiste ... Je me demande si finalement vous ne faites pas que de la provoc ?

Raymond Lafrance dit :
18 mai 2014 à 19 h 46 min

@ Mme Fortin "M. Lafrance affirme que le président de l’Union paysanne pourrait éventuellement syndiquer les 70 éleveurs du Québec...Pas certaine.l’UPA recevrait plus de $60,000.00 annuellement pour « aider » le syndicat du lapin pour payer son bureau."

Justement vous attendez quoi à l'Union Paysanne pour prendre le contrôle d'un petit secteur de la production agricole et d'empocher le 60 000$. C'est quoi de but de l'Union c'est pas de représenter des agriculteurs? Il faut commencer quelque part. Si au lieu de vous rendre à la Régie juste pour dire que votre compétiteur n'a pas d'allure vous irez pas loin. Si vous arrivez avec une liste de producteurs qui vous appuient et qui désirent vos services de représentant vous allez être prise au sérieux.

@simon picotte, Une dinde ou un poulet dans une épicerie dans le Maine ça coûte vraiment pas moins cher qu'ici et les économies à faire pour un simple litre de lait, il n'y a pas de quoi rendre les gens pauvres au Québec. Allez faire un tour dans le Maine vous allez voir que la pauvreté saute au yeux tant pour les résidences que pour les fermes.La ventilations des bâtiments agricoles c'est comme ici dans les années 60. Les granges en planches défraichies vous allez en voir beaucoup.Et pourtant les producteurs de lait reçoivent des subventions pour chaque litre (pinte) de lait produit ce qui n'est pas le cas ici.

J'ai pris la peine tantôt de vérifier le prix du lait au Maxi, mon deux litres Québon 2% 3,49$ dans un contenant de carton sans bouchon de plastique. La même quantité du même produit dans un contenant en plastique 4,29$. Un simple litre de Pure filtre à 2% 2,69 soit 5.38 pour deux litres. Les sans Lactose deux litres à 5,60$. Pourtant le producteur touche 83 cents du litre vous constaterez que la paie du producteur n'est pas exagérer.

Remarquez bien dans les épiceries les laits de spécialités sont toujours plus en évidence vous savez maintenant pourquoi.

ghislaine fortin dit :
18 mai 2014 à 21 h 09 min

"La liberté d'association n'exclut pas la non-association!" jugement de la Cour Suprême en 2001 dans une cause de travailleurs de la construction.

J'ai fait de ce jugement mon cheval de bataille: ceux qui désirent rester dans l'UPA grand bien leur fasse et je les encourage à....y adhérer librement. Pour ma part ....."la non-association" est mon choix personnel et je n'oblige personne à être d'accord. Il est vrai que le mot "liberté" n'a aucune résonnance à l'UPA.

M. Lafrance vous n'étiez pas, à ma connaissance, à la Régie lorsque je demandais à intervenir, alors votre conclusion est disons....discourtoise. Voici quelques raisons de mes demandes d'interventions: vol de la présidence acéricole en 2000; depuis 1990, aucun vote de producteurs concernant des changements à leur agence de vente malgré l'article de la loi M35 qui le prévoit expressément; dépôt de feuilles de présence pour justifier la demande de plan conjoint déposées à la Régie; etc. etc. c'est un petit résumé....je peux sortir mes notes avec dates, détails et autres. Autrement dit: je sais de quoi je parle, hélas pour vous.

Je réitère: je suis pour la liberté et c'est pour cela que je milite à l'Union paysanne et non pour me vautrer dans un possible pouvoir....donner la chance à tous de pouvoir choisir, c'est simple et c'est mon seul but.

Le plus ironique: les employés d'exploitations agricoles peuvent, s'ils le désirent, se syndiquer et de plus choisir leur syndicat. Leurs employeurs: aucune liberté! Il n'y a pas à dire le Québec est réellement une société distincte et pas dans le bon sens!!

`Le syndicat UPA dit qu'il est là pour les petites fermes.....comment expliquez-vous alors le peu d'appui aux petites fermes porcines, par exemple, lorsque 5 intégrateurs porcins semblent empocher près de $100 millions annuellement comme on peut le lire dans différentes chroniques? L'assurance stabilisation n'était-elle pas pour les fermes familiales??

Un rappel: il...

Réjean Guay dit :
19 mai 2014 à 0 h 28 min

@Madame Ravary: je pense que , contrairement à ce que vous dites , la déréglementation du secteur laitier en Australie n'a pas été sans conséquences : ainsi , les producteurs ont perdu 10% de leurs revenus et les consommateurs ont vu les prix des produits laitiers augmenter , seuls les intermédiaires ont vu leurs profits haussés . Madame , il existe d'autres lectures économiques que les travaux du très Conference Board . Il n'y a pas grand rapport avec .

papajohn dit :
19 mai 2014 à 17 h 19 min

En tout cas ils sont peu nombreux pour ne pas dire absent les fermiers pour venir dire oui grâce a l'UPA je me suis mis riche! tous sauf peut être un c'est l'UPA c'est la mafia, et la déconnection totale du producteur !!!

et la bull shit sur les OGM , sachez que si le poulet était comme le poulet originel, il pesait au plus 1,¼-1,½ lb au lieu des 4-5-6 lbs d'aujourd'hui et la production était le ¼ de maintenant ! il y aurait un grand manque de production pour faire vivre la planète, au lieu de ça il y a abondance et même gaspillage en Amérique!

Denis dit :
20 mai 2014 à 13 h 42 min

@Raymond Lafrance Si vous étiez à la tête de l'UPA, vous accepteriez de délaisser une partie de ce pouvoir sur les agriculteurs pour qu'ils joignent les rangs de l'Union Paysanne? Si oui, comment interpréter les petits regroupements qui semblent se battre pour obtenir cette liberté de quitter l'UPA? Comment interpréter les "visites", avec des goons pouvant faire jaunir Rambo Gauthier, effectuées dans de petites fermes où les propriétaires tentent tant bien que mal d'améliorer leurs sort, par exemple, en répondant à une demande que l'UPA ne veut pas combler (les Rôtisseries St-Hubert)? Comment interpréter le gaspillage de lait, jeté aux égoûts, pour maintenir une offre élevée alors que certains enfants n'ont même pas de quoi déjeuner ici même, au Québec? Comment interpréter le nombre de caisses de sirop d'érable qui dorment dans les entrepôts des épiceries à cause que ce qui dort sur la tablette ne sort tout simplement pas tant c'est cher?

Raymond Lafrance dit :
21 mai 2014 à 10 h 16 min

De un je ne suis pas à la tête de l'UPA, les gens de l'Union paysanne qui décrient le monopole, ont juste à le briser à s'accaparent des producteurs dans certaines productions pour commencer. La CSN met pas ses énergies à dire que la FTQ c'est @3/$*&?, ils offrent leurs services de représentativité aux travailleurs. C'est quoi le but de l'Union paysanne de ne jamais représenter les agriculteurs?

Pour le cas de St-Hubert au lieu d'aller sur la place publique, M.Léger devrait s'entendre avec des éleveurs de poulets pour avoir de la viande à son goût.Si c'est pas au Québec rien l'empêche de s'approvisionner au Nouveau-Brunswick ou en Ontario. Le lait aux égout ce n'est pas vrai ni comme les caisses de sirop qui dorment chez les épiciers. Vous fabulez comme plusieurs en parlant à travers votre chapeau.

papajohn dit :
21 mai 2014 à 16 h 05 min

l'UPA est un monopole appuyé par le gvt donc impossible a fléchir de un. et il y a 30 ans passées, je travaillais sur des fermes laitières, et sur l'ordre de mon patron j'ai moi meme sacré des traites complètes dans le drain de la chambre a lait(autrement dit une traite sur quatre) parce que le quota était défoncé, jusqu'à la vente de très bonnes vaches pour arriver a ne plus défoncer quasi chaque semaine durant 2 mois. alors ceux qui disent que c'est faux devrait mètrent cartes sur tables et sortir de leur anonymat avec leurs mensonges éhontés sur ce qu'ils se passe vraiment chez les producteurs

Nicolas dit :
22 mai 2014 à 13 h 55 min

S'arrêter à des perceptions plutôt qu'au réels faits amène des propos comme le vôtre. Innocent pour votre défense, déplorable dans le débat.

La dérèglementation de l'industrie du Lait Australien a bien mené les producteurs à être menacés par les requins des marchés. Peu y voit aujourd'hui un avantage. En Ontario, la pluralité syndicale divise les agriculteurs et le gouvernement a libre champs pour imposer des règlements limitant le droit de produire. La réalité c'est qu'il sont envieux du monopole syndical Québécois et non plus prospère, les programmes sont différents. Comparons le comparable. La liberté d'adhésion les producteur l'ont. La loi sur la fiscalité oblige le producteurs à adhérer à uin syndicat représentatif. Le seul à l'heure actuel est l'UPA. Pas par malversation, mais par le travail des producteurs qui y ont contribué. Tous ont l'occasion une ou deux fois par année de s'exprimer lors des assemblées. S'il n'y sont pas, le tort est le leur, l'absence. L'Union paysanne souhaite le retour des petites fermes et des artisans. Les consommateurs moyens (+90% de la population) n'ont pas les moyens de payer les prix des artisans, mais devront toujours se nourrir, trois fois par jour. Le volume nécessaire pour répondre à la demande, oblige à une "mise en marché ordonnée et efficace", l'objectif premier des Plan conjoints, outils solide pour bien organiser la production agricole. Le problème ici c'est le faible prix qu'on souhaite (ou qu'on peut) payer pour les produits, les grands distributeurs ne souhaitant pas non plus payer le juste prix des denrée alimentaires. Si possible ils iraient ailleurs. Un autre problème alors, la qualité des produits. Souhaites-t'on encourager les produits étrangers, le lait à la mélanine de Chine ou le boeuf engraisser au fumier? Au lieu de supporter des théories libertaires capitalistes, sensationnalistes et sans fondement , sondez les 40 000 producteurs québécois. La majorité sont satisfaits du...

Denis dit :
22 mai 2014 à 14 h 21 min

@ Raymond Lafrance

Je comprend bien que vous ne soyez pas à la tête de l'UPA, la question était plutôt "SI vous étiez à la tête de l'UPA." En ce qui concerne la CSN et la FTQ, avez-vous suivi les nouvelles entourant Rambo Gauthier, et des travailleurs de la Côte-Nord qui ont dû changer de syndicat et passer à la FTQ Construction pour avoir de l'ouvrage? Pour le sirop, j'avoue, je n'ai pas travailler dans une épicerie dans les 25 dernières années. Mais à l'époque où j'y travaillais, dans un Provigo de Sherbrooke pendant 4 ans, on a gardé les même 20 caisses de sirop dans l'entrepôt, en plus de la douzaine de cannes qu'on dépoussiérait régulièrement sur la tablette. Bon, ok, il y en a peut-être 7 ou 8 qui ont sorti. Mais mon patron de l'époque m'a toujours bien demandé de déplacer les caisses dans un coin peu utilisé pour faire place à des produits dont le roulement était plus élevé.

Sylvain Latulippe dit :
23 mai 2014 à 16 h 54 min

Il s'en est passé des choses depuis 30 ans. Si certaines personnes n'ont pas évoluées, les choses oui. De nos jours, il n'y a plus de lait jeté dans les égouts, car les amendes sont devenues gigantesques pour ce genre d'infractions. De plus, il y a des ententes entre producteurs et transformateurs, pour les surplus de quota. Mais il y a toujours de gens pour croire que ce qu'ils ont vu il y a trente ans est encore exact aujourd'hui, et ce, sans même prendre la peine de vérifier. On appelle cela de la vrai Bull shit.

Daniel Racine dit :
27 mai 2014 à 19 h 39 min

je suis agriculteur et j eplique beaucoup de chose et mon propos nest jamais la,, je pense qu il ya du favoritiscontre les agriculteurs on ne peut meme pas s exprimer sur votre site