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Ginette Reno

Enfin sereine

Ginette Reno
photo LE JOURNAL DE MONTRÉAL, PIERRE-PAUL POULIN

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Une enfance difficile, une vie amoureuse dysfonctionnelle: la vie n’a pas épargné Ginette Reno. Longtemps, elle a traîné ses démons comme un boulet. Mais aujourd’hui, pour la première fois, elle se dit sereine.

Une enfance difficile, une vie amoureuse dysfonctionnelle: la vie n’a pas épargné Ginette Reno. Longtemps, elle a traîné ses démons comme un boulet. Mais aujourd’hui, pour la première fois, elle se dit sereine.

Enfant mal-aimée, Ginette Reno a grandi avec l’idée qu’elle ne méritait pas sa place sur terre. Sa mère, qui souffrait d’un trouble bipolaire, lui répétait sans cesse qu’elle était une «destruction maudite», «possédée du démon», «vicieuse et hypocrite», comme­­ son père.

«Elle priait Dieu pour qu’il vienne me chercher. Moi, la première fois que j’ai parlé à Dieu, j’ai dit: arrache de mon être cette partie démoniaque et donne-moi la liberté de t’aimer. C’était l’une de mes premières prières», confie-t-elle.

Dépendante affective

Ginette Reno a aimé plusieurs hommes dans sa vie, mais ses amours n’ont jamais été faciles. De son propre aveu, elle est une dépendante affec­tive. «Tu m’aurais prêté 100 $ et je t’aurais redonné 1 million tellement j’avais besoin qu’on m’aime. On me lançait des miettes et je sautais sous la table pour les ramasser. Aujourd’hui, je demande plus», affirme-t-elle.

Par chance, elle a eu l’amour du public. «J’en ai reçu beaucoup du public, mais j’en ai eu besoin», dit-elle.

Ginette Reno se souvient, le 24 juin 1975, après son spectacle mémorable sur le Mont-Royal avec Jean-Pierre Ferland, être rentrée seule chez elle, survoltée par la soirée qu’elle venait de vivre. «J’ai demandé à Dieu: comment ça se fait que je reçoive autant d’amour et que je n’aie personne avec qui le partager? Je ne comprends pas», se souvient-elle.

Aujourd’hui, la situation est sensiblement la même: pas d’amoureux à son retour à la maison, mais elle a ses deux chiens et ça lui suffit. «Ce n’est plus aussi difficile aujourd’hui», confie-t-elle.

Célibataire depuis 2010, Mme Reno ne cherche plus à rencontrer un homme. «Je vis seule depuis quelques années et je ne sais pas si je serais capable, aujourd’hui, de vivre avec quelqu’un d’autre», explique-t-elle.

L’amour de Dieu

Certes, le public a joué un grand rôle­­ dans la vie de Ginette Reno, mais c’est Dieu qui a été son sauveur. «À un moment donné, dans ma vie, ce n’était pas le fun. Quelqu’un m’a dit ça: il t’aime. Il veut juste le meilleur pour toi. À partir de là, ma vie s’est transformée, raconte-t-elle. C’est de Dieu dont j’ai eu le plus d’amour. J’ai senti qu’il m’aimait comme un fou.»

Aujourd’hui, la vie est plus douce. «Le déclic s’est fait tranquillement, à force de toujours répéter les mêmes gestes et de penser que les choses vont changer, à force de souffrir», confie-t-elle.

Ginette Reno a, depuis longtemps, pardonné à sa mère. «J’espère qu’elle aussi m’a pardonné de ne pas avoir été ce qu’elle aurait voulu que je sois, dit-elle. J’étais sa mission impossible­­.»

Sereine, elle affirme que malgré les moments difficiles, elle­­ n’échangerait sa place avec personne­­.

 
« C’est de Dieu dont j’ai eu le plus d’amour. J’ai senti qu’il m’aimait comme un fou. »
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