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Peter Budaj n’est plus un Canadien

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À moins de ne trouver aucune porte de sortie avant le début de la prochaine saison, le gardien Peter Budaj n’appartient plus au Canadien. En ce qui concerne le contrat, oui, il reste un membre de l’équipe. Mais psychologiquement, l’entraîneur Michel Therrien l’a brisé.

À moins de ne trouver aucune porte de sortie avant le début de la prochaine saison, le gardien Peter Budaj n’appartient plus au Canadien. En ce qui concerne le contrat, oui, il reste un membre de l’équipe. Mais psychologiquement, l’entraîneur Michel Therrien l’a brisé.

Déjà que le rôle de gardien substitut exige une grande force de caractère, il importe à l’athlète pratiquant ce métier ingrat de savoir que l’entraîneur croit en ses moyens lorsqu’il ne peut compter sur son numéro un. Therrien lui a clairement indiqué qu’il ne le voyait pas comme l’homme de la situation pour relever Price dans le deuxième match contre les Rangers.

Le défi s’avérait colossal dans cette rencontre. Il fallait absolument éviter que les Rangers s’emparent d’une priorité de 2 à 0 avant de rentrer dans le Big Apple, où la série se poursuivra. Budaj savait très bien qu’il n’aurait jamais écarté Price, mais, celui-ci blessé, il voyait là une occasion unique de contribuer à la victoire autrement que dans son rôle de meneuse de claque au bout du banc.

Possiblement que ses coéquipiers s’attendaient à le voir assumer la relève. Après tout, il évolue dans la Ligue nationale depuis neuf saisons et, en 2013-2014, il a maintenu un dossier de 10-8-3. Therrien devait plutôt se souvenir des deux petites victoires du Slovaque en sept parties pendant l’absence de Price au retour des Jeux de Sotchi.

Auxiliaire jusqu’à la fin

Budaj devait naviguer dans ses pensées plutôt que de se concentrer sur la performance de Dustin Tokarski. Il n’a pas été néanmoins sans remarquer que ses coéquipiers ont offert une meilleure performance dans ce deuxième match.

Budaj devait se questionner sur l’honnêteté de tout ce qui a été dit de positif à son sujet en saison. Il a été louangé, ce qui n’a pas suffi à lui mériter la confiance de son coach dans une rencontre aussi cruciale pour l’organisation. Un sentiment d’abandon doit l’habiter.

Il devra se contenter fort probablement de son rôle d’auxiliaire d’ici la fin de la finale de l’Est, qui risque de s’avérer encore plus courte que ma prédiction originale (les Rangers en six). D’ailleurs, sans annoncer le choix de son gardien pour la troisième partie, hier, Therrien a toutefois qualifié de solide la tenue de son jeune gardien.

Substitut de Price, Budaj l’accepte. Mais sûrement pas de Tokarski. Il ne s’amènerait pas dans un bon état d’esprit s’il lui était confié la tâche de remettre l’équipe sur le chemin de la victoire dans le bruyant Madison Square Garden. La moindre défaillance ne ferait qu’augmenter son insécurité. Therrien n’a presque plus le choix de conclure la finale de l’Est avec Tokarski.

En quête d’un gardien

Même s’il ne s’agira pas d’un dossier chaud pour le directeur général Marc Bergevin, il devra magasiner les services d’un gardien substitut sur le marché des joueurs autonomes ou dans le cadre d’une transaction mineure.

Outre Tokarski, le Canadien mise sur Devan Dubnyk, qu’il a acquis de Nashville le 5 mai 2014. À six pieds six pouces, 202 livres, les Oilers ont «lancé la serviette» sur celui qui a été leur premier choix (14e) en 2004. Ils l’ont échangé aux Predators en paiement du centre Matt Hendricks en janvier 2014. Ceux-ci l’ont refilé au Tricolore en retour de considérations futures.

Après avoir échappé à l’heure limite des transactions, Martin Brodeur, qui deviendra joueur autonome au New Jersey, a indiqué qu’il signera avec une équipe qui l’emploiera comme numéro un. Il a laissé la porte ouverte pour un job d’auxiliaire avec une bonne formation qui l’assurerait d’un nombre minimal de parties lui procurant satisfaction.

Brodeur en remplacement de Price, les partisans du Canadien rêveraient encore.

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