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LNH | Rangers

De Naslund, à St-Louis, à Zuccarello

« C’est un peu comme si je passais maintenant le flambeau aux autres petits joueurs » - Martin St-Louis

MATS ZUCCARELLO
BEN PELOSSE/LE JOURNAL DE MONTRÉAL MATS ZUCCARELLO

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NEW YORK | Mats Zuccarello a vu le jour en Norvège, dans un pays où le ski de fond est roi et maître. Il n’y avait pas juste le pays d’origine qui jouait contre lui. Du haut de ses 5 pi 7 po, Zuccarello n’avait pas le physique de l’emploi pour aspirer à la LNH.

Jamais repêché, le Norvégien a emprunté une route hasardeuse, mais il a finalement atteint son but. À l’image de la grande majorité des joueurs de petites statures, il a déjoué les plans de tous ceux qui ne croyaient pas en lui.

Avant le troisième match de cette finale de l’Est, Zuccarello a raconté son parcours vers la LNH. Il a reculé de très loin pour se rendre jusqu’à sa plus récente destination, New York.

«J’ai commencé à jouer au hockey à l’âge de trois ans, s’est remémoré le numéro 36 des Rangers. Je ne sais pas trop pourquoi, j’ai choisi le hockey. En Norvège, on naît plus avec des skis dans les pieds que des patins. Je n’ai pas une bonne réponse sauf que mes parents aimaient le hockey.»

«J’ai joué jusqu’à 19 ou 20 ans dans mon pays natal, a-t-il poursuivi. J’ai ensuite été obligé de déménager en Suède puisqu’il n’y avait pas de ligue professionnelle en Norvège.»

C’était son premier déménagement. Et pas son dernier.

De MODO à Hartford

À sa deuxième saison avec le Modo en Suède, Zuccarello a attiré les réflecteurs en sa direction avec 64 points (23 buts, 41 passes) en 55 matchs lors de la saison 2009-2010. C’était assez pour séduire les Rangers de New York qui lui ont fait signer un contrat le 26 mai 2010.

À partir de la saison 2010-2011, le petit attaquant a fait la navette entre Hartford dans la Ligue américaine et New York dans la LNH. Après deux ans à se trimballer entre les deux villes, il a pris une autre route, celle de la Russie et de Magnitogorsk.

«J’avais le sentiment que je devais jouer davantage, a-t-il expliqué. J’étais fatigué de partager mon temps entre Hartford et New York. Je cherchais à jouer dans un meilleur niveau que la Ligue américaine. La KHL représentait la bonne décision pour moi. À Magnitogorsk, j’ai rencontré un très bon entraîneur sur mon chemin en la personne de Paul Maurice. À mon retour en Amérique du Nord, j’étais un bien meilleur joueur.»

Zuccarello a finalement joué seulement 44 matchs à Magnitogorsk. À la fin de la saison 2012-2013, il était de retour à New York. Un an plus tard, il est une pièce maîtresse de l’attaque d’Alain Vigneault. Il a récolté 59 points (19 buts, 40 aides) en 77 matchs cette saison.

«Alain a été un facteur important, a-t-il reconnu. J’ai connu un départ difficile, mais Alain a continué à me faire confiance. J’ai maintenant moins peur de commettre des erreurs, je ne rentre plus au banc la tête basse. J’ai plus confiance en mes moyens. Je sais qu’il va me renvoyer sur la glace.»

Avec le meilleur des petits

Depuis le 5 mars dernier, Zuccarello partage le vestiaire des Rangers avec un de ses héros de jeunesse, Martin St-Louis.

«Il n’y a aucun doute que Martin m’a servi d’inspiration, a-t-il répondu. Comme je suis également un petit joueur, je regardais un gars comme St-Louis. J’apprends maintenant beaucoup de lui. C’est fou de voir sa préparation lors des entraînements ou à l’extérieur de la patinoire.»

À 38 ans, St-Louis a entendu des dizaines de fois ce compliment. Pratiquement chaque fois qu’un autre petit joueur atteint la LNH, il se fait identifier comme un modèle.

«C’est un honneur de servir d’exemple pour les petits, a dit St-Louis lorsque questionné sur cette réalité. C’est un peu comme si je passais maintenant le flambeau aux autres petits joueurs. Quand j’étais jeune, j’ai eu des Mats Naslund, Theo Fleury ou Cliff Ronning comme modèles. C’est logique pour un petit joueur de s’associer avec les petits.»

  • En 17 matchs en séries, Zuccarello a amassé 11 points (4 buts, 7 aides).
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