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Bed-In | Give Peace a Chance

La vraie histoire de Give Peace a Chance

John Lennon
Photo Jacques Bourdon, le Journal de Montréal André Perry a enregistré Give Peace a Chance et l’a ensuite éditée dans son studio pour lui donner le son que l’on connaît aujourd’hui.

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Tous savent que la célèbre chanson Give Peace a Chance a été enregistrée à Montréal, dans la suite 1742 du Reine Elizabeth. Mais très peu savent qu’on peut y entendre des voix québécoises dont celle de… Robert Charlebois!

Tous savent que la célèbre chanson Give Peace a Chance a été enregistrée à Montréal, dans la suite 1742 du Reine Elizabeth. Mais très peu savent qu’on peut y entendre des voix québécoises dont celle de… Robert Charlebois!

Si l’on chante encore Give Peace a Chance aujourd’hui, c’est en grande partie grâce à André Perry, un producteur québécois à qui l’on avait demandé d’enregistrer la chanson.

Ce fut tout un défi pour lui. «Quand je suis arrivé, c’était comme un cirque, raconte-t-il. Il y avait un mélange de monde incroyable. Ce n’était pas un endroit propice pour faire un enregistrement semblable. J’ai bien réalisé que ce serait difficile à faire. Mais je voulais quand même tenter le coup.»

L’enregistrement s’est fait assez rapidement, en quelques prises seulement, mais le résultat n’était pas fameux. «Il y avait des gens qui frappaient sur les murs, sur les meubles ou sur des cendriers, on entendait les Krishna avec leurs cloches et certains n’avaient pas le bon rythme», explique André Perry.

Inutilisable

De retour à son studio de Brossard au milieu de la nuit, le producteur a réalisé que l’enregistrement était «absolument horrible». Mais il a décidé de faire tout ce qui était en son pouvoir pour éditer la chanson et lui donner le son que Lennon aurait voulu. «J’ai gardé 15 ou 20 % d’ambiance et j’ai refait le tout de façon à ce que ça sonne comme il aurait voulu, naturel, mais contrôlé. Avec un vieux baril d’ordures en caoutchouc j’ai commencé à enregistrer le rythme», raconte-t-il.

À 10 h, le matin suivant, André Perry a commencé à appeler des amis à la rescousse pour réenregistrer les chœurs. «J’ai appelé plusieurs amis dont Robert Charlebois, avec qui j’avais fait Lindberg, et je leur ai dit : voulez-vous chanter sur un disque de John Lennon? Ils croyaient que j’étais cinglé! Mais ils se sont tous présentés», dit-il.

Made in Québec

Les voix que l’on entend chanter le refrain sont donc celles de plusieurs Québécois et non celles des gens qui étaient présents dans la suite lors de l’enregistrement. «Si on écoute attentivement, on peut entendre les accents québécois», affirme André Perry.

Le producteur n’a jamais été payé pour ce travail en extra, mais John Lennon n’a pas manqué de le remercier. «Sur l’étiquette du disque, il a écrit : «Enregistré par le Studio André Perry», avec mon adresse complète. C’était comme une carte d’affaires, dit-il. Ça ne s’était jamais fait avant.»

La carrière d’André Perry allait déjà bon train, mais ce coup de pouce ne lui a certainement pas nui.

 

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