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Julie Boulet

Des excuses pour un doigt d'honneur

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SIMON CLARK / JOURNAL DE QUEBEC

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Retour difficile à l’Assemblée nationale pour la députée libérale Julie Boulet, qui a dû présenter ses excuses pour avoir fait un doigt d’honneur en Chambre.

Talonnée par le péquiste Stéphane Bergeron sur son témoignage devant la Commission Charbonneau, l’élue du comté de Laviolette a pointé le ciel avec son majeur.

«La question, elle était tendancieuse, vicieuse et blessante, alors, spontanément, j’ai fait ce geste-là que je regrette, alors je m’excuse auprès du député de Verchères», a-t-elle déclaré en fin d’après-midi.

Contredite par le premier ministre Philippe Couillard, Julie Boulet a déclaré devant la Commission Charbonneau qu’elle n’était pas au courant de la cible de financement de 100 000 $ que devaient amasser les ministres libéraux sous la gouverne de Jean Charest.

Elle revendique «le droit de ne pas se souvenir de quelque chose». «Je ne pense pas que ce soit illégal et on parle de financement légal ici. [...] Pour moi, c’était une responsabilité déléguée et je n’avais pas le souvenir qu’on m’en ait parlé, tout simplement, alors j’ai dit la vérité», insiste-t-elle.

La députée Boulet, qui a pris une semaine de congé pour se remettre de son passage devant la commissaire France Charbonneau, reconnaît que ce fut une «période difficile».

Elle soutient qu’une grande partie du caucus libéral est solidaire de son témoignage. La députée de Laviolette accuse les médias de n’avoir montré à l’écran que ses collègues qui n’ont pas la même version qu’elle.

Dans l’opposition, on était outré du comportement de l’élue libérale. «C’est inacceptable, intolérable. Je ne peux pas croire qu’un député fasse un doigt d’honneur à un collègue!» a tonné la leader péquiste, Agnès Maltais.

Cette dernière s’interroge sur le «changement de ton» promis par le premier ministre Philippe Couillard.

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