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Le CH n’abandonne jamais

SPO - Rangers c. Canadiens
photo Martin chevalier Le fait que le Canadien ait sorti Henrik Lundqvist du match est une victoire en soi.

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Ceux qui ont prédit une victoire du Canadien en sept matchs sont encore dans le coup. Parce qu’il ne faut pas oublier que le score au début du sixième match sera de 0-0 et que le Canadien a au moins autant de chances de gagner que les Rangers.

Et puis, 3-2 pour les adversaires, à moins que je ne me trompe, c’était la marque dans la série précédente contre les Bruins de Boston. Et qui a gagné la série ? Les Glorieux.

Il y a plein de facteurs qui semblent favorables après le match d’hier soir, un match fou, enlevant, que le Canadien a mené d’un bout à l’autre à l’exception d’un passage à plat en deuxième période.

► Il y a d’abord le fait que les marqueurs du CH ont sorti Henrik Lundqvist du match. Plusieurs estiment que Lundqvist est le meilleur gardien de but des dix dernières années et que les hommes de Michel Therrien aient forcé les Rangers à le retirer du match est une victoire en soi.

► Il y a le réveil de Rene Bourque. Ce dernier a été brillant en début des séries pour sombrer dans un profond sommeil. Mais c’est typique de Bourque. Il fonctionne par séquences. Si sa performance d’hier soir se poursuit pendant quelques périodes, les chances de gagner du Canadien seront à la hausse.

► Il y a le fait que les meilleurs du Canadien ont été supérieurs aux meilleurs des Rangers. C’est toujours bon signe dans une série aussi âprement disputée.

► Enfin, comment ne pas souligner qu’un gardien de la Ligue américaine, un pur inconnu pour la très grande majorité des amateurs de hockey dans le monde, a résisté à la tempête et fini par avoir la peau du grand Lundqvist…au moins pour un match.

LA GARDE MEURT MAIS NE SE REND PAS

C’est simple, le Canadien n’abandonne jamais. Les joueurs rappellent les célèbres paroles du commandant Cambronne de la garde rapprochée de Napoléon. Assiégés par les Anglais, ils avaient crié à l’ennemi : « La garde meurt mais ne se rend pas ».

On lui attribue aussi un autre mot célèbre mais il ne se prête pas au Canadien. Effectivement, le Canadien va peut-être finir par mourir ce printemps mais chose certaine, il ne se rend jamais. Quand on le pense à terre, fini, démuni de son gardien, le groupe se relève. Les joueurs se défoncent et jouent avec énergie et passion. Tellement qu’ils finissent par faire paniquer l’adversaire.

Hier soir, Pacioretty, Desharnais, Markov et Plekanec ont été très solides. Vanek a été satisfaisant, Bourque a été étincelant et les jeunes Gallagher et Galchenyuk ont dérangé les défenseurs des Rangers au point de les faire commettre de grosses erreurs.

Le sixième match ne sera pas facile. Rien n’a été facile dans ces séries. Et en plus, il faudra affronter les Rangers à New York au Madison Square Garden.

Mais c’est une foule capable de sauvagerie quand son équipe va bien. Capable aussi de se retourner contre ses favoris quand ça ne tourne pas rond.

S’agira donc de marquer le premier but. Après, le Bon Dieu le sait, le diable s’en doute.

 
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