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Les assistés sociaux ignorés par le gouvernement Couillard

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Ignorés par le gouvernement Couillard, les assistés sociaux vivent dans la «crainte et l’angoisse» en attendant un budget qui pourrait leur couper les vivres.

«Notre réaction de colère et d’inquiétude fait suite au refus du gouvernement du Québec qui ne veut pas s’engager à mettre les personnes assistées sociales à l’abri de toute coupure dans le prochain budget», a dénoncé Amélie Châteauneuf, porte-parole du Front commun des personnes assistées sociales (FCPASQ), en point de presse à l’Assemblée nationale ce matin.

Comme le Journal le rapportait, le gouvernement Couillard n’écarte pas la possibilité d’effectuer des compressions dans l‘aide sociale pour atteindre ses cibles budgétaires. «La pauvreté, la misère humaine et la fin n’intéressent pas le gouvernement Couillard», a accusé Mme Châteauneuf.

Ignorés

Elle soutient que le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale François Blais n’a pas encore souhaité rencontrer l’organisme, invoquant un manque de temps. Il n’est pas le seul.

«À notre connaissance, les consultations prébudgétaires ont duré une dizaine de jours. Le collectif contre la pauvreté et le FRAPRU ont déposé des mémoires, mais se sont vu refusé une rencontre avec le ministre des Finances et le premier ministre», a-t-elle déploré.

Le Front commun trouve «étrange» qu’à chaque fois qu’un regroupement qui représente des «personnes en situation de pauvreté, des sans-emplois ou des travailleurs pauvres» tente de rencontrer un ministre, «on lui dise toujours qu’on n’a pas le temps.»

Mme Châteauneuf croit que les assistés sociaux ne peuvent plus se serrer la ceinture et que ce sont les entreprises qui doivent contribuer davantage. En citant une étude, elle ajoute «qu’au Québec, 776 $ sont donnés aux entreprises par habitant contre 165 $ en Ontario.»

«Le Québec est le champion des subventions aux entreprises alors que des gens crèvent dans la rue», a laissé tomber la porte-parole.

Elle accuse d’ailleurs les libéraux d’hypocrisie. «Lorsqu’il était dans l’opposition, le PLQ avait pourtant fortement critiqué le PQ pour avoir appliqué des coupures majeures à l‘Aide sociale», a-t-elle déploré.

Pour savoir si le couperet tombera vraiment sur le programme d’aide sociale, le Front commun devra attendre le 4 juin, date du dépôt du premier budget de l’ère Couillard.

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