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SPVM | Controverse

Policier rattrapé par le Web

Le patrouilleur qui a été croqué sur le vif dans une position explicite a été sanctionné

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Un policier de Montréal risque la suspension pour avoir été surpris dans une position explicite, avec une femme à bord de son autopatrouille en pleine rue du centre-ville.

Un policier de Montréal risque la suspension pour avoir été surpris dans une position explicite, avec une femme à bord de son autopatrouille en pleine rue du centre-ville.

La scène qui s'est déroulée lundi près de la rue Ste-Catherine, pendant le quart de travail du policier, a été croquée sur le vif par une passante et a fait le tour des réseaux sociaux mardi et hier.

On y voit un policier et une jeune femme aux cheveux blonds, installés sur le siège du conducteur d’une autopatrouille au logo du SPVM. Elle semble assise sur le patrouilleur, alors que la lumière de la voiture stationnée en pleine rue est vraisemblablement allumée. Le policier est vêtu de son uniforme de travail alors que la dame semble avoir le haut du corps dénudé.

«Ma première réaction, ça été de penser que la photo était truquée. Je ne pouvais pas croire que c’était vrai. C’était trop gros pour l’être», a lancé Ian Lafrenière, commandant au SPVM.

Hier matin, une enquête interne a vite été ouverte après que la passante qui a photographié la scène embarrassante avec son téléphone cellulaire ait donné une entrevue à la radio.

«On a réagi rapidement. Des vérifications ont été faites et le policier a été localisé puis rencontré, a indiqué le porte-parole. Des accusations disciplinaires ont été déposées contre lui. Les sanctions, ça peut aller jusqu’à des journées de suspension.»

Celle qui a publié la photo compromettante sur les réseaux sociaux ne s’attendait pas à un tel dénouement, a-t-elle confié au Journal hier.

Des va-et-vient

Leïla Saad était au centre-ville de Montréal avec des amies vers minuit lundi lorsqu’elle a aperçu la scène. Elle n’en croyait pas ses yeux.

«On a vu l’auto de police stationnée, la lumière allumée et une fille sur le policier. On voyait des va-et-vient, comme s’il avait une relation sexuelle avec la fille», a raconté la jeune femme de 19 ans.

Leïla Saad et ses amies ont d’abord cru à une blague.

«Je pensais qu’on était en train de nous filmer pour voir notre réaction, comme à la télévision», a-t-elle ajouté.

Selon elle, un autre policier se trouvait sur la banquette arrière avec une jeune femme. Or, cette partie de l’histoire reste toutefois à être vérifiée. À ce stade-ci, l’enquête interne ne vise qu’un seul policier, mais elle se poursuit, a dit le commandant Lafrenière.

Leïla Saad a dit avoir eu des nouvelles des jeunes femmes qui se trouvaient dans l’autopatrouille. Selon elle, elles seraient âgées de 17 ans et les policiers les auraient suivies jusque chez elles afin d’avoir des relations sexuelles. Une information niée par le commandant Ian Lafrenière, qui qualifie le tout de «rumeurs».

Et selon lui, le policier visé qui cumule six années d’expérience ne s’adonnait pas à des activités sexuelles, comme la photo le suggère.

«On parle plutôt de gestes inappropriés. Elle était assise sur lui. C’était complètement inapproprié», a concédé le porte-parole.

Il a ajouté que plusieurs policiers ont été fâchés par rapport à l’agissement de leur collègue. Il s’agit d’un cas d’espèce, a-t-il insisté.

Le cas de ce policier sanctionné qui a vite été rattrapé par le raz-de-marée qu’a causé la publication de la photo sur le Web n’est pas sans rappeller la fin heureuse de l’enlèvement d’un nouveau-né à Trois-Rivières lundi. Bébé Victoria a en effet été retrouvée grâce aux nombreux partages de son avis de disparition sur Twitter et Facebook. C’est donc la deuxième fois depuis le début de la semaine que l’impact des réseaux sociaux permet de faire bouger les choses.

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