/sports/opinion/columnists
Navigation
Canadien

Pacioretty, P.K. et les autres

SPO-BRUINS-CANADIENS
photo d’archives Selon des informations glanées ici et là, Max Pacioretty, qui a de la prestance, exerce une certaine influence dans le vestiaire du Canadien.

Coup d'oeil sur cet article

J’ai suivi de grandes équipes qui comptaient sur de grands leaders. Maurice Richard et Jean Béliveau étaient les grands patrons des équipes des années 50 et 60.

Serge Savard, Jacques Lemaire, Guy Lafleur et Pete Mahovlich, dans son genre, étaient de grands leaders dans les années 70.

Puis, on a eu droit à Bob Gainey, à Guy Carbonneau, à Patrick Roy dans les années 80 et 90.

Pendant les vingt dernières années, qui furent les leaders du Canadien ? Il y a tellement eu de déceptions, tellement eu de coachs, tellement eu de directeurs généraux, tellement eu de marionnettes, que ces équipes sans âme, n’ont jamais permis à de vrais leaders de s’imposer.

Saku Koivu a été capitaine du Canadien pendant une dizaine d’années. Tous se souviennent de son courage personnel quand il s’est battu contre le cancer. Et son aura a grandi et a pris de la couleur quand il est revenu au jeu avant le début des séries.

Mais je n’ai jamais senti qu’il était un leader capable d’inspirer ses coéquipiers. C’était surtout l’ami du fils du propriétaire.

UN COMITÉ DE LEADERS

Le Canadien de Guy Carbonneau a connu une année fantastique de 104 points en 2007-08. Vite comme ça, êtes-vous capables de me nommer des vrais leaders dans cette équipe ? Maxime Lapierre ? Tomas Plekanec ? Peut-être Andrei Markov ? Ou les frères Kostitsyn ? Dans leur cas, ils étaient les leaders avec leurs petits copains de la mafia.

Et en 2010 ? Ne cherchez pas, c’est l’année de Jaroslav Halak. Il se peut que Scott Gomez, Michael Cammalleri et Brian Gionta aient été des leaders après que Bob Gainey eut investi la moitié de sa liste de paye sur ces trois hommes. Il se peut. Mais quand une équipe n’accorde qu’un but contre les puissants Capitals de Washington et que le gardien arrête 57 des 58 tirs en soixante minutes, le leadership ne devait pas être très fort dans le vestiaire.

DIFFÉRENT CETTE ANNÉE

Cette année, c’est différent. Selon les informations glanées ici et là, je ne crois pas que Brian Gionta soit le capitaine inspirant de cette équipe. Mais il exerce quand même une certaine influence. Tout comme Max Pacioretty qui a de la prestance et qui s’est permis de mettre en doute certaines décisions de l’entraîneur Michel Therrien en début de saison.

P.K. Subban, quand il se comporte en général comme il le fait depuis le début des séries, donne certainement confiance à ses coéquipiers. De plus, Subban a appris à dire les bonnes choses et à ne pas pointer sa poitrine quand il fait un bon coup. Ce qui semble compter pour lui, c’est l’écusson.

Des vétérans comme Markov et Plekanec ont certainement leur mot à dire. Et Francis Bouillon et Daniel Brière, juste par leur dignité d’hommes d’honneur quand ils sont retirés de l’alignement par Therrien, ont une influence sur le groupe. Tous le confirment.

Mais cette équipe reste groupée. À part une ou deux exceptions, on se serre les coudes et on n’abandonne jamais.

Simple question de justice, il va falloir inclure Michel Therrien dans le comité de leaders qui fait avancer le Canadien…

DANS LE CALEPIN

Michel Barrette, avec son Harley romantique, va se joindre à la randonnée de Sophie Thibault samedi matin. Ça veut dire que même s’il faut revenir plus tôt pour le septième match au Centre Bell, on va avoir eu le temps de mourir… ou presque de rire.

 
Commentaires