/entertainment/shows
Navigation
Pavillon Pierre-Lassonde

Un défi architectural

Coup d'oeil sur cet article

Avec son immense structure d’acier qui se compare à celle d’un pont, le chantier de construction du nouveau pavillon Pierre-Lassonde du Musée national des beaux-arts a de quoi impressionner. Environ 30 % du bâtiment, qui comptera cinq étages au total, est achevé.

Le président du Musée, Pierre Lassonde, qui prête son nom au nouveau pavillon de classe internationale, a pris conscience de l’ampleur du projet en même temps que Le Journal, hier, lors d’une visite exclusive. «Le rêve devient réalité», s’est-il réjoui.

La directrice générale Line Ouellet a confié que l’hiver en dent de scie a été difficile pour les ouvriers, mais les travaux n’ont pas ralenti. «Le retour des beaux jours pour eux est un grand soulagement. C’est très exigeant la construction d’hiver. Le béton est quasi complété et l’acier en très bonne voie. On voit déjà le pavillon se dessiner de façon très claire.»

L’immense bâtiment, situé à l’axe de la rue Wolfe et de la Grande Allée, se démarquera par sa qualité architecturale et son design unique, et surtout, un grand porte-à-faux qui tiendra en équilibre grâce aux trois étages aériens de l’édifice, qui sera entièrement vitré. Deux autres étages sont construits sous le sol, pour un total de cinq.

Le nouveau pavillon sera connecté avec l’ensemble des pavillons par un passage sous-terrain, le passage Riopelle, car on y verra au passage un chef d’œuvre de Jean-Paul Riopelle, un triptyque de 40 mètres de long qui appartient au Musée.

Les trois niveaux hors du sol compteront, entre autres, des salles d’expositions et une boutique. Les deux sous-sols seront consacrés aux salles de préparation des œuvres, ainsi qu’à un auditorium de 250 places, à gradins fixes, qui accueillera danse, théâtre, conférences, et plus encore. «C’est un gabarit de salle qui est très rare au Québec», a précisé la directrice générale Line Ouellet.

Vers une ouverture à l’été 2015

À l’avant se trouvera une cour intérieure, fermée des quatre côtés, entre autres par le presbytère adjacent. Puisque le bâtiment est construit sur le terrain de l’ancien couvent dominicain, on a gardé des pierres du couvent pour les mettre en valeur dans la cour intérieure.

Richard Hébert, directeur du projet d’agrandissement, explique pourquoi la structure d’acier est si imposante. «Il y a deux choses qui expliquent ça. Il y a les nouvelles normes de calcul sismique pour les tremblements de terre, donc on doit grossir les connexions. Il y a aussi le porte-à-faux. Il n’y aura aucune colonne qui tient ça. Donc ça tire vers l’arrière. Toutes les membrures reprennent les efforts du porte-à-faux sur lequel va reposer le troisième étage.»

Jusqu’à ce jour, l’avancement global des travaux respecte l’échéancier, prévu pour août 2015, et une ouverture à l’automne. «Mais il reste encore des étapes à franchir», a précisé Richard Hébert. Le budget de 103,4 millions est aussi respecté.

L’agrandissement est réalisé grâce au consortium d’architectes OMA/Provencher-Roy.

Commentaires