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Chômage

Les immigrants montréalais plus touchés

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Le marché du travail tarde à utiliser la main-d’œuvre immigrante pour combler les besoins de main-d’œuvre.

Des trois grandes régions métropolitaines de recensement (RMR) que sont Toronto, Vancouver et Montréal, cette dernière occupe le premier rang quant au plus grand nombre d’immigrants en chômage.

Même si Montréal est la deuxième plus grande RMR canadienne pour son PIB et la grandeur de son marché du travail, elle affiche néanmoins le taux de chômage des immigrants le plus élevé. Cette conclusion se fonde sur les données de l’Enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada de 2012.

En 2012, Montréal, Toronto et Vancouver comptaient près des deux tiers des immigrants du Canada. Les trois métropoles regroupent à elles seules 36 % du marché du travail canadien et environ la moitié du PIB de la province où chacune est rattachée. Le poids économique de Montréal, Toronto et Vancouver est indéniable, ce qui explique pourquoi les populations immigrantes choisissent de s’y établir.

Le marché du travail imperméable?

À Montréal, le taux de chômage chez les personnes immigrantes est de 12 %, soit 5 points d’écart avec les personnes nées au Canada, peu importe qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme.

À Toronto, le taux de chômage des immigrants est de 9 % alors qu’il est de 7 % à Vancouver. Dans ces deux régions métropolitaines, aucune différence significative n’a été notée avec les natifs, ni par rapport au sexe des personnes immigrantes.

La qualité des emplois chez les immigrants est plus faible dans les RMR de Montréal et de Toronto. Près de deux immigrants sur cinq sont dans des emplois de qualité faible, peu importe leur sexe.

Chez les personnes nées au Canada, une sur quatre est dans un emploi de moindre qualité au Québec, et une sur cinq à Toronto. Dans les deux régions, la proportion de femmes occupant un emploi de qualité faible est plus élevée que chez les hommes.

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