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CPE

Martin Coiteux ne croit pas aux bénéfices économiques des CPE

Martin Coiteux
Photo JEAN-FRANCOIS DESGAGNES Martin Coiteux, président du Conseil du Trésor

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Martin Coiteux, responsable de la révision des programmes sociaux, doute de la pertinence économique des centres de la petite enfance (CPE).

Martin Coiteux, responsable de la révision des programmes sociaux, doute de la pertinence économique des centres de la petite enfance (CPE).

Le président du Conseil du Trésor a été un ardent critique d’une étude de Pierre Fortin et de Luc Godbout de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke qui vantait l’autofinancement des CPE.

« Multiplication des pains »

Alors professeur à HEC Montréal, Martin Coiteux écrivait sur son blogue que d’attribuer un effet positif sur l’économique Québécoise à la mise en place des CPE relevait de la «multiplication des pains».

Cette étude, réalisée en 2012, affirme que le réseau de garderies à 7 $ se paie lui-même puisqu’il aurait augmenté la taille de l’économie du Québec de 5 milliards $. Cet apport économique est causé par l’arrivée de 70 000 femmes sur le marché du travail, indiquaient les experts.

Le premier ministre Philippe Couillard l’a cité à plusieurs reprises pour vanter l’utilité économique de ce programme social unique en Amérique du Nord.

révision des programmes

Le président du Conseil du Trésor est responsable du comité de révision des programmes, qui se penchera sur le futur des CPE. Le maître des cordons de la bourse aura son mot à dire dans l’avenir du réseau de garde. Et il ne croit pas à leur impact économique positif.

À son avis, les garderies n’ont causé «aucune accélération de la tendance à la hausse du taux d’emploi» des femmes québécoises et que «cette conclusion digne du miracle de la multiplication des pains découle tout simplement d’une méthodologie fautive.»

«Les tendances observées au Québec pour chacun des deux groupes d’âge ont été presque identiques au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve. Pourtant, ces provinces n’ont jamais imité le modèle québécois des garderies», expliquait M. Coiteux en 2012.

«Si le gouvernement n’avait pas créé le programme des garderies, l’économie québécoise aurait quand même créé des emplois, tout simplement en utilisant à d’autres fins les quelques 2 milliards de dollars qui sont aujourd’hui consacrés chaque année à ce seul programme», dénonçait alors le professeur Coiteux, maintenant aux commandes du Conseil du Trésor.

Le blogue de Martin Coiteux est dorénavant en accès restreint et n’est plus disponible au grand public.

 

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