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Grand Prix | Vieux-Montréal

Il fait célébrer la course dans le Vieux-Montréal

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Un commerçant de la rue Saint-Paul passionné de Formule 1 a réussi à imposer des célébrations dans le Vieux-Montréal pendant le Grand Prix.

Un commerçant de la rue Saint-Paul passionné de Formule 1 a réussi à imposer des célébrations dans le Vieux-Montréal pendant le Grand Prix.

Maxime Britton vit littéralement de la course automobile. Sa boutique de la rue Saint-Paul, F1 Boutique Canada, vend essentiellement des articles et souvenirs liés à ce sport.

«En 2000, j’étais même le plus jeune dépositaire Ferrari au Canada», se vante le commerçant de 40 ans. Aujourd’hui, il vend des cendriers, des porte-clés, des casquettes signées, des répliques de casque de pilote.

Le démon de la Formule 1 l’a piqué lorsqu’il avait 15 ans. Il était dans la boutique de son père qui tenait une tabagie à La Ronde.

«J’ai entendu le bruit des moteurs depuis l’île Sainte-Hélène. Cela me donnait des frissons. Mon père m’a dit ‘‘si tu as de bonnes notes, je t’emmènerai’’».

Le jeune Maxime a eu de bonnes notes. Et depuis, il ne rate plus la tenue de cette course.

«La première voiture que j’ai vue, c’était une McLaren. Je n’avais jamais vu ça. Je me demandais comment ces engins roulaient à 200 km/h sous la pluie sans se casser la gueule».

Villeneuve et Senna

L’idée de vendre des souvenirs de Formule 1 lui est venue lorsqu’un représentant de la marque de cigarettes Rothmans, commanditaire de l’écurie de voitures Williams-Renault entre 1994 et 1997, a offert à son père de précieux items.

«C’était des affiches ‘‘Jacques Villeneuve à la conquête du monde’’. Les gens se les arrachaient, à 25, 50 et 100 dollars. C’étaient des objets de collection».

À force de rencontres, le jeune commerçant se tisse un réseau dans le milieu. Il obtient des marchandises exclusives, parfois simplement prêtées pour de la décoration. «J’ai eu des combinaisons de l’écurie Red Bull, une autre de Jacques Villeneuve. On a eu le casque de son père Gilles Villeneuve aussi, et celui d’Ayrton Senna», se souvient-il.

Actuellement, on trouve dans sa boutique des pneus usagés du pilote automobile québécois Patrick Carpentier.

Dans le Vieux-Montréal

Il s’est même impliqué dans le conseil d’administration de la Société de développement commercial du Vieux-Montréal avec un objectif en tête: célébrer le week-end du Grand Prix.

Pour la première fois cette année, durant toute la semaine, les commerçants ferment la rue Saint-Paul depuis la place Jacques Cartier jusqu’à la place Royale et proposeront des expos, des dégustations, des barbecues...

«C’était mon rêve. Ça m’a pris trois ans pour monter ça. J’ai donné des drapeaux de course pour décorer la rue», dit Maxime Britton.

Sa seule angoisse: l’avenir du Grand Prix. «Ce n’est toujours pas signé pour 2015. Qu’est-ce que je vais faire s’il n’y a plus de Grand Prix? Vendre du “papier de toilette” Ferrari?»

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