/lifestyle/psycho
Navigation
Couples

Différence ­­entre les sexes

Différence ­­entre les sexes
Illustration Fotolia

Coup d'oeil sur cet article

Un atavisme est une caractéristique primitive physique, morale ou psychologique latente qui apparaît (ou réapparaît) sur plusieurs générations. Sans être totalement héréditaire, l’atavisme est souvent perçu comme une prédisposition innée à certains comportements.

Un atavisme est une caractéristique primitive physique, morale ou psychologique latente qui apparaît (ou réapparaît) sur plusieurs générations. Sans être totalement héréditaire, l’atavisme est souvent perçu comme une prédisposition innée à certains comportements.

En sociologie, on qualifie d’atavisme la résurgence de certains comportements dont on croyait s’être enfin débarrassé. Il en est ainsi pour certains modes de vie ou d’anciens cultes qui refont surface. Les atavismes sont présents dans tout le monde animal.

L’atavisme mâle

La source de nos atavismes réside dans nos trois millions d’années d’évolution. L’homme toujours à la chasse, sur ses gardes, concentré sur sa survie physique et celle des siens, déployant son ingéniosité à traquer ses proies, en silence, se coupant de ses sensations pour résister au froid, à la chaleur et à l’inconfort, ravalant ses peurs d’être dévoré par les autres prédateurs, devant se repérer pour ne pas se perdre, stimulant avec les autres hommes son esprit de combativité, scrutant l’horizon, développant ainsi sa force physique et ses réflexes… Tout cela, ça conditionne un homme et ça s’inscrit dans sa nature et ses comportements.

On pourrait résumer l’atavisme des hommes à un état d’alerte permanent. Dès qu’une situation de stress, réelle ou virtuelle, se pointe à l’horizon, le rythme cardiaque de l’homme augmente, la vasopressine contracte ses vaisseaux sanguins, ses muscles se raidissent… il se met dans une attitude de combat ou de fuite.

L’atavisme femelle

La femme souvent enceinte, vivant dans la caverne avec les autres femmes et enfants, devant apprendre à cohabiter dans un espace restreint, anticipant tout danger potentiel, surveillant le feu, nourrissant ses enfants à même ses réserves corporelles, attendant les chasseurs pour refaire ses forces, paniquant au moindre bruit suspect, cueillant tout ce qui est comestible, goûtant à tout, se réconfortant avec les autres, attendant impatiemment le retour de l’homme, développant ainsi sa force émotive et ses sens… Tout cela, ça conditionne une femme et ça s’inscrit dans sa nature et ses comportements.

L’atavisme des femmes se résume en un état permanent d’insécurité viscérale. Dès qu’une situation de stress, réelle ou virtuelle, se pointe à l’horizon, son corps produit du cortisol, l’hormone du stress, qui la pousse à dramatiser tout danger potentiel. Son rythme cardiaque augmente si elle ne trouve pas un(e) allié(e) pour la sécuriser.

Et maintenant

L’humain a ainsi vécu pendant trois longs millions d’années. Nos conditions de vie ont certes grandement évolué depuis­­ douze mille ans, moment où nous sommes passés du nomadisme à la sédentarité, et surtout depuis cinquante ans, moment où nous sommes passés, dans les pays développés, de sociétés agricoles et industrielles à des sociétés post-technologiques basées sur l’échange d’information.

Mais, pour la plupart d’entre nous, nous réagissons encore par des atavismes datant de l’âge des cavernes. Ces cavernes ont été remplacées par des maisons, mais nos comportements ont peu évolué.

On ne change pas l’hérédité humaine (son code génétique et son code ADN) comme ça, en cinquante ans de féminisme, même radical. Peut-être, dans l’avenir. Mais pour le moment, il existe encore des différences entre l’homme et la femme,comme le constatent facilement tous ceux appelés à interagir avec l’autre sexe, trop souvent qualifié de sexe opposé.

Conséquences sur le couple

On peut facilement imaginer la dynamique conjugale et l’incompréhension réciproque­­ des couples malheureux lorsqu’une femme cherche à établir une relation d’intimité et de complicité avec un homme pour se sécuriser, alors que lui a plutôt tendance à défendre sa liberté et son autonomie pour assurer sa survie.

De tout temps, la survie de l’homme en tant qu’individu s’est basée sur sa force musculaire et sa relation avec d’autres chasseurs, alors que la survie de la femme en tant qu’individu dépendait de sa relation avec un chasseur fort et pourvoyeur­­.

Mais tout ça est en train de changer!

Commentaires