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Mauvais traitements

Une éducatrice de CPE pourrait retravailler

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Capture d'écran / TVA Nouvelles / Agence QMI

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MONTRÉAL – La mère d'un garçon de quatre ans craint que l'éducatrice, qui a traîné son fils dans un des couloirs du centre de la petite enfance (CPE) qu'il fréquentait et a été renvoyée, puisse travailler dans un autre établissement.

En décembre dernier, une éducatrice du CPE Sépharade de Montréal dans l'arrondissement Saint-Laurent a traîné le jeune Alexandre dans un corridor de l'établissement.
 
Sa mère a rapidement su que quelque chose d'inhabituel s'était passé lorsque le petit est revenu à la maison.
 
La direction du CPE a aussi eu des doutes et a visionné les bandes vidéo où l'on peut observer l'éducatrice s'impatienter et pousser un enfant, puis sortir Alexandre et le traîner sur le plancher.
 
«Il était triste, on voyait qu'il avait pleuré [...] J'ai pleuré pendant des semaines. Je ne pouvais pas croire que tout petit comme ça qu'il a été maltraité», a fait savoir Élizabeth Fhima, la mère du petit Alexandre.
 
«Il nous a dit qu'elle lui avait fait mal. Qu'elle l'avait frappé au dos [...] Depuis, il a de la misère à s'endormir, il n'est pas en sécurité.»
 
Le CPE a jugé inadmissibles les actes de l'éducatrice qui travaillait au sein de l'établissement depuis 12 ans et l'a congédié.
 
Cette dernière a porté plainte à la commission des relations de travail pour «congédiement injustifié». La cause devrait être entendue au cours des prochaines semaines.
 
Mme Fhima, qui fait partie du conseil d'administration du CPE, a choisi de ne pas voter lorsqu'il a été question du renvoi de l'éducatrice pour éviter un conflit d'intérêts, mais elle a porté plainte au niveau criminel.
 
Sa plainte a été rejetée, car il serait impossible de prouver une intention criminelle selon plusieurs professionnels du droit.
 
«Je ne pense pas qu'il y ait matière à dépôt de plainte criminelle suivant l'article 43», a expliqué le docteur en droit à l'Université de Montréal, Alain Roy.
 
L'article 43 du Code criminel permet à la personne qui remplace les parents d'utiliser la force si elle ne dépasse pas la mesure raisonnable.
 
Mais selon le président de l'Ordre des psychoéducateurs du Québec, Denis Leclerc, «il y a eu un abus de l'utilisation de la force physique dans cette situation».
 
Sans dossier judiciaire, la mère d'Alexandre craint que l'éducatrice se trouve un emploi dans un autre CPE et pose à nouveau de tels gestes.
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