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Le vaudeville des taxes scolaires

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Les taxes scolaires ont augmenté et vont continuer à grimper pour les années à venir. On ne sait plus où ça va s’arrêter. Les ministres en charge du dossier de la taxe scolaire cafouillent de façon éhontée avec ce dossier. Ça non plus, on ne sait plus où ça va s’arrêter.

Les taxes scolaires ont augmenté et vont continuer à grimper pour les années à venir. On ne sait plus où ça va s’arrêter. Les ministres en charge du dossier de la taxe scolaire cafouillent de façon éhontée avec ce dossier. Ça non plus, on ne sait plus où ça va s’arrêter.

La contradiction grossière qui est apparue cette semaine constitue le dernier chapitre de cette triste histoire. Yves Bolduc et Carlos Leitao, respectivement ministres de l’Éducation et des Finances, sont les deux principaux concernés par les taxes scolaires. Répondant au dossier du Journal sur les projections du ministère des Finances qui prévoient une augmentation de plus de 500 M$ des taxes scolaires, les deux ministres ont fourni des réponses contraires.

Leitao réfléchit à haute voix au fait que la taxe scolaire constitue une mauvaise façon d’aller chercher de l’argent. Bolduc défend la taxe scolaire comme une bonne chose qui est là pour rester. Conclusion: ils vont étudier la question dans le cadre de la Commission sur la fiscalité.

Grandes réflexions?

Le PQ avait annoncé la même remise en question de la taxe scolaire l’an dernier. Cette intention a été annoncée par le PQ durant la belle pièce de théâtre où Mme Marois a convoqué les commissions scolaires pour la grande fessée! La première ministre les a sommées d’annuler la hausse salée, de réduire leurs dépenses et même de rembourser les contribuables pour la facture exagérée.

En somme, sur une période de moins de deux ans, les payeurs de taxes auront assisté au spectacle de ministres qui jonglent avec une multitude de concepts: abolition, réforme, remboursement; on semble être en train d’opérer une vaste réflexion ouverte sur la question. Or, tout ça n’est que de la poudre aux yeux dans une période où les taxes scolaires vont faire un bond spectaculaire.

C’est pas moi, c’est l’autre

Tour à tour, ces gouvernements ont fait faire par les commissions scolaires le sale boulot d’aller piger dans la poche des contribuables. Il faut rappeler qu’ils s’étaient engagés formellement à ne hausser ni les taxes ni les impôts. C’est tellement cynique de provoquer une hausse des taxes scolaires qui profite directement aux finances du Québec et de se retourner devant les électeurs en jurant que l’engagement est respecté. «Nous n’augmentons pas les taxes! Ce sont les commissions scolaires qui le font!» C’est simplement rire de nous.

Le champ foncier est devenu l’échappatoire de nos gouvernements affamés. Dans les années 2000, le pelletage de responsabilités dans la cour des municipalités a provoqué une explosion des taxes municipales. Maintenant, ce sont les taxes scolaires (qui affectent le contribuable d’une façon identique) qui montent en flèche.

Tout cela survient alors que les commissions scolaires sont toujours loin d’être un modèle de gestion serrée des dépenses et que la supposée légitimité démocratique de ces structures repose sur le vote d’une proportion ridicule de votes dans la population.

J’ai hâte que quelqu’un prenne le taureau par les cornes plutôt que de nous envoyer des factures.

 

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