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Finances publiques: l'école privée fait partie de la solution

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Les enfants qui fréquentent l’école privée coûtent deux fois moins cher à l’État que ceux du secteur public.

Pourquoi? Tout simplement parce que le gouvernement subventionne pour moins de la moitié (48 %) les coûts d’éducation de ces élèves, le reste de la facture étant assumé par les parents. Si cette subvention partielle était retirée, ou diminuée de façon significative, plusieurs parents de classe moyenne n'auraient tout simplement plus les moyens d'envoyer leurs enfants à l'école privée et ceux-ci retourneraient donc dans les écoles publiques, et cela à 100 % du coût total.

Au-delà des économies pour l’État, ces écoles privées offrent une liberté de choix aux parents, surtout à ceux ayant des revenus plus modestes dans le cas des écoles privées subventionnées.

Aussi, ces écoles insufflent un élément de concurrence dans le système d’éducation, qui hausse la qualité du service. La plupart des parents choisissent d’ailleurs ces écoles parce qu’ils jugent que leur enfant obtiendra une éducation et un encadrement de meilleure qualité. Mon jeune va à une école publique du quartier et, somme toute, j'estime qu'il reçoit une éducation fort bonne. Mais mieux vaut avoir des options que de ne pas en avoir.

Donc, au lieu de ralentir leur développement, le gouvernement devrait plutôt l’accroître, en concentrant son rôle sur l’encadrement et le financement des écoles du Québec, tout en encourageant la concurrence entre écoles. Avec tous les avantages en termes de libre choix, d’innovation et d’adaptation que cela comporte.

12 commentaire(s)

quelennui dit :
12 juin 2014 à 10 h 46 min

Enfin, quelqu'un qui fait le calcul comme il se doit. Enlever les subventions serait catastrophique! L'arrivée d'une grande quantité d'élèves dans des école médiocres sans que le revenu des établissements n'augmente causerait davantage de problèmes.

Rémi Thériault dit :
12 juin 2014 à 11 h 33 min

Désolé monsieur Kelley-Gagnon, mais je ne partage pas votre opinion, car je crois que cela constituerait encore une fois un pelletage de taxes déguisées à l'encontre de la classe dite moyenne et une injustice sociale envers les moins nantis, à moins que je comprenne mal votre point de vue. Le problème des finances dans l'éducation comme dans tous les domaines où le gouvernement met son long nez en est un de mauvaise gestion, d'avantages pécuniaires paradisiaques pour les dirigeants de toutes ces créations organisationnelles, et surtout, de dédoublement des rôles et obligations de chacune de ces créatures inutiles. A preuve, la contradiction actuelle entre deux ministres au sujet de la taxe scolaire. Péquistes ou Libéraux utilisent tous la même recette depuis des décennies, sans que le gâteau ne lève, à savoir l'augmentation du fardeau fiscal individuel via des taxes officielles ou déguisées, et les restrictions budgétaires aux mauvais endroits. Il y a deux endroits où les gouvernements ne devraient pas couper, mais changer radicalement la philosophie de gestion et exercer une prise de contrôle serré, c'est dans la santé et dans l'éducation ( mauvaise appellation, car c'est de l'instruction dont il est question, l'éducation relevant des parents ). L'instruction est la richesse numéro un d'une société, et elle doit être ouverte à tous, peu importe le revenu, et de manière égale, mais dans un encadrement serré où les performances sont proportionnelles aux coûts et à l'aide gouvernementale.

Stephane Legrand dit :
12 juin 2014 à 11 h 59 min

Vous devez aussi ajouter que si les subventions aux écoles privées sont retirées, l'effet de retour des classes moyennes vers les écoles publiques va simplement rendre les écoles privées comme des vraies écoles d'élites que seuls les vrais riches peuvent se payer, et l'élite est toujours bien décriée au Québec, alors j'imagine déjà les commentaires.

Une bonne école , privée ou publique, reste une bonne école et certains vont toujours trouver des sous pour payer pour ce qu'ils considèrent comme une valeur ajoutée. Si certains préfèrent aller à Punta Cana , tant mieux pour eux.

Le système d'école privée au Québec est un bon exemple de ce qui fonctionne, n'y touchons pas.

Samuel Boucher dit :
12 juin 2014 à 12 h 09 min

Votre analyse est très simpliste. Vous n'avez aucuns chiffres pour appuyer ce que vous avancez. Dans le 48% de subventions il faudrait connaitre la partie de profit que l'école se garde. Ne faut pas oublier qu'on subventionne les profits des écoles privés, ce qui n'est pas le cas avec les écoles publiques. 2ei point, vous connaissez le phénomène d'anti-sélection en assurance vie? L'anti sélection est le phénomène par lequel l'assureur se ramasse avec des mauvais risques, puisque l'admissibilité est facile. Pensons à des produits d'assurance vie sans test médicaux. Ceux qui ont une bonne santé n'ont pas intérêt à souscrire à ce type d'assurance puisqu'il obtiendra un meilleur prix ailleurs, l'assureur se ramasse donc naturellement avec les mauvais risques. Même chose pour l'école publique. L’école publique ramasse les étudiants qui ont le plus de difficulté qui coûte beaucoup plus cher en ressources.

La vraie question que vous devez vous posez M. Gagnon est la suivante: Si on redonne le 48% de subvention à l'état est-ce plus rentable considérant le phénomène d'anti-sélection, l'argent que les parents n'auront plus à débourser (revenu supplémentaire par ménage). Serait-ce un élément motivateur pour améliorer le décrochage? Le décrochage scolaire a des coûts énormes sur la société. Au lieu de défendre une position par dogmatisme, vous devriez faire des recherches pour prouver ce que vous avancez. Peut-être qu'il y a aussi une position plus centrale soit 25% de subventions par exemple. C'est certain que sans analyse approfondie on ne connaîtrait jamais la vérité.

Samuel Boucher

patrick dit :
12 juin 2014 à 13 h 14 min

"ceux-ci retourneraient donc dans les écoles publiques, et cela à 100 % du coût total". 100 % pas si sur car le gouvernement devrait taxer la classe moyenne d'un montant equivalent a la subvention qu'il accordait a l'ecole privee (donc memes couts et pour le gouvernement et pour la classe moyenne). Ideologie, quad tu nous tiens.

patrick dit :
12 juin 2014 à 13 h 22 min

erreur dans mon post precedent : "d'un montant egal aux frais de scolarite payes par les parents de l'ecole privee " plutot.

René Parent dit :
12 juin 2014 à 15 h 58 min

Donnez-vous la peine de lire l'article de Daphnée Dion-Viens publié dans le Soleil du 12 juin 2014. Une petite différence de 27% dans le financement des écoles privées......

Alain D dit :
13 juin 2014 à 9 h 55 min

En passant l'ontario a aboli les subvention Au école privé.

Ben moi je suis pour l'abolition des subventions au privé. Les Parents qui font le choix qui paye.

Le privé est tellement efficace. Encore une subvention pour les plus nantis au depend de la classe moyenne. Notre libéral Couil Couil qui veut faire le ménage dans les subventions. Qui commence par les écoles privés comme en Ontario.

larry dit :
14 juin 2014 à 8 h 41 min

Oui, nous devrions abolir les écoles publiques et tous iraient à l'école privée subventionné à seulement 50%, cela ferait sauver des milliards de $ au gouvernement et éliminer le déficit structurel (idem pour les CPE). Et ceux qui n'ont pas d'argent pour le 50%, c'est pas grave les talentueux auront de l'aide de nos gens généreux et les autres et bien il resteront à la maison (cela prend des gens peu instruit pour faire les petites jobs au salaire minimun, salaire qu'on devrait aussi abaisser)

Nelson dit :
12 juillet 2014 à 11 h 11 min

Le probleme est la ségrégation des enfants, le classisme, la marginalité créé par écoles privés.....finances à plus de moitié par les payeurs de taxes, en incluant ceux qui n'ont pas les moyens d'envoyer leurs enfants en école privée.

Mieux tous les jeunes en école publique, de qualité, avec des tarifs progresives pour les parents, selon capacité de payer.

Même chose universités et santé, tarifs progressives selon capacité de payer.

Nous n'avons plus les moyens d'avoir services publiques gratuits pour les riches et les bien nantis.

Désabusé dit :
29 juillet 2014 à 9 h 41 min

Ça va de soi que le privé est très différend du public.

Pour y avoir fait la moitié de mon secondaire soit de 1 à 3, lorsque je suis arrivé au secondaire 4 je savais déjà tout de la matière et je n'ai rien appris. Ce n'est rendu qu'au 5 que j'ai appris quelques nouveautés pas plus.

Les Frères St-Gabriel étaient en avance de 2 ans sur le public ... Faut le faire !

sylvie gravel dit :
27 septembre 2014 à 16 h 28 min

Je n'ai pas tout suivi concernant ces coupures mais ce qui me préoccupe est a savoir si il y a assez de place dans les écoles publiques pour accueillir tous les élèves du privé? Il faudra construire des écoles. Le ministre a t-il fait quelques calculs . Si tous les parents retiraient leurs enfants du privé quel serait l'impact.

Combien et à quel coût? De plus les coupures de subventions seront-elles retournées dans les écoles publiques? Pcque sinon les écoles déborderont.Bravo je présume que le décrochage scolaire diminuera et la qualité de l'enseignement augmentera. Peut-on m'éclairer??