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Un Grand Défi

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C’est dans l’inconfort que l’on devient plus fort.

C’est dans l’inconfort que l’on devient plus fort.

C’est ce que Pierre Lavoie a rappelé aux participants tout au long de son Grand Défi pour nous encourager et nous aider à persévérer. Parce que l’inconfort, nous l’avons vécu en passant près de trois jours à vélo sous la pluie. Déjà, faire le Défi est un exploit pour les participants, mais de l’avoir fait dans les conditions climatiques que l’on a connues, c’est encore plus gratifiant.

L’essence du Grand Défi Pierre Lavoie (GDPL), c’est de prendre conscience que l’activité physique et les saines habitudes de vie doivent faire partie de notre quotidien si l’on veut avoir l’énergie d’entreprendre nos nombreux projets.

Des témoignages de gens comme ça, j’en ai eu des dizaines. Encore hier, j’étais en entrevue avec un policier de la Sûreté du Québec qui disait que ces 1000 km avaient été son wake-up call. Étant affecté à la sécurité de l’événement dans la réserve faunique des Laurentides il y a quelques années, de voir ses collègues policiers prendre part à cet événement l’a incité à arrêter de fumer et à commencer à s’entraîner pour le GDPL de l’année suivante.

Belle expérience

Après six éditions, ce n’est plus un événement, mais bien un mouvement qui s’enracine au Québec. Les fonds amassés vont servir à financer les programmes d’activités sportives des écoles primaires du Québec.

Encore cette année, en plus des fonds qui seront remis par la Fondation du GDPL, les équipes ont amassé plus de 1,565 M$. Ces fonds sont directement remis aux écoles qui ont été parrainées. Je voudrais féliciter tous ceux qui ont participé ou contribué de près ou de loin à la sixième édition du GDPL.

De mon côté, j’ai adoré mon expérience. C’était très différent de la compétition puisque mon but n’était plus de me rendre le plus rapidement possible à la ligne d’arrivée, mais bien de m’y rendre avec tout le monde.

J’ai aidé les gens à atteindre leur objectif en leur donnant des conseils et en donnant une poussée dans le dos à certains. Cette poussée était un encouragement pour leur dire de ne pas lâcher et qu’il fallait aller jusqu’au bout.

Embûches

J’ai également été victime de trois crevaisons au cours de la fin de semaine. En course, ça ne prend que quelques minutes pour changer une roue et l’on peut ensuite rejoindre le peloton. Avec autant de cyclistes lors du GDPL, il faut plutôt s’arrêter quand on est victime d’un bris mécanique et monter dans l’autobus qui nous suit.

Malgré les bris, j’ai parcouru 840 des 1089 km que nous avions à franchir. Le plus dur pour moi n’était pas de suivre le rythme, mais plutôt d’enchaîner les étapes avec très peu de temps entre chacune d’elles et avec très peu de sommeil la nuit. Nous arrêtions vers 3-4 h du matin et, le lendemain, les étapes recommençaient vers 8 h, ce qui laisse peu de temps pour dormir.

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