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René Simard

Il y a 40 ans: René Simard remportait le prix Frank-Sinatra à Tokyo

René Simard
Photo D’archives À son retour au Québec, des dizaines de personnes attendaient René Simard à l’aéroport.

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Le 2 juillet 1974, René Simard recevait le Grand prix du Festival international de la chanson de Tokyo. Les yeux du Québec étaient rivés sur lui. Quarante ans plus tard, il s’en souvient comme si c’était hier.

Le 2 juillet 1974, René Simard recevait le Grand prix du Festival international de la chanson de Tokyo. Les yeux du Québec étaient rivés sur lui. Quarante ans plus tard, il s’en souvient comme si c’était hier.

«Je n’en reviens pas! Le temps passe vite, s’exclame-t-il en entrevue. Même que, à cet âge-là, je me demandais si j’allais encore être dans le métier pour longtemps. Il semblerait que oui!»

Le jeune René Simard n’avait que 13 ans lorsqu’il s’est envolé pour le Japon pour participer au prestigieux Festival de la chanson de Tokyo. Alors que tous ses concurrents étaient des adultes, il a remporté le premier prix d’interprétation et le trophée Frank-Sinatra, remis par le chanteur lui-même. «Ce qui est drôle, c’est que, Frank Sinatra, je ne le connaissais même pas, raconte-t-il en riant. Je connaissais Chantal Pary et Fernand Gignac. Maintenant, je le sais [qui était Frank Sinatra]. J’en ai gardé une photo chez moi, dans le sous-sol, et j’en suis très fier.»

Dépaysé

À 13 ans, c’était la première fois que le jeune chanteur mettait les pieds au Japon. Il avoue aujourd’hui avoir été dépaysé à son arrivée. «La culture japonaise est loin de la culture québécoise. Au Japon, les gens n’ont pas eu le choix de s’adapter vite parce que c’est petit, mais, dans le temps, il y avait déjà 100 millions d’habitants sur cette petite île», explique-t-il.

Les sièges en velours rouge du métro de Tokyo l’ont particulièrement marqué. «Je ne suis pas certain qu’on pourrait se permettre ça à Montréal», dit-il en riant.

Avant sa prestation, René Simard et son équipe avaient fait le tour des stations de télé et de radio. «On a fait une campagne de promotion. J’avais une gang de 15 Japonais qui me suivaient avec des pancartes. Mais, moi, ça me gênait, j’étais très timide», confie-t-il.

Accueilli en vainqueur

Déjà une vedette au Québec, il est revenu chez lui en vainqueur et sa popularité a explosé, ici comme au pays du soleil levant. «Quand je suis arrivé à l’aéroport, des gens étaient là pour m’accueillir. Même ma grand-mère était là», mentionne-t-il.

Au cours des années qui ont suivi, René Simard est retourné au Japon une vingtaine de fois pour offrir des concerts à ses admirateurs. «J’ai fait des tournées du nord au sud, raconte-t-il. Ce qui m’impressionnait, en tant qu’enfant, c’est qu’ils étaient très généreux, les Japonais. Ils me donnaient des caméras et toutes sortes de choses électroniques.»

Des souvenirs heureux

Aujourd’hui encore, des amis japonais viennent lui rendre visite tous les deux ans et des fans tentent parfois d’entrer en contact avec lui. Ce sont des souvenirs heureux qu’il chérira toute sa vie.

L’an prochain, René Simard célébrera ses 45 ans de métier. Humble, il affirme qu’il a encore beaucoup à apprendre.

 

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