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Meurtre de Denise Morelle

Le meurtre de Denise Morelle, il y a 30 ans déjà...

Le 17 juillet 1984 la comédienne Denise Morelle était victime d’un meurtre des plus crapuleux qui aient secoué le milieu artistique québécois

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Il y a 30 ans la célèbre Dame Plume de La Ribouldingue, Denise Morelle, se faisait assassiner sauvagement dans un appartement de la rue Sanguinet. Même après tant d’années, ses collègues et amis restent ébranlés par la mort de la comédienne.

Il y a 30 ans la célèbre Dame Plume de La Ribouldingue, Denise Morelle, se faisait assassiner sauvagement dans un appartement de la rue Sanguinet. Même après tant d’années, ses collègues et amis restent ébranlés par la mort de la comédienne.

Le 17 juillet 1984, Denise Morelle s’est rendue visiter un appartement de la rue Sanguinet. Elle était loin de se douter que l’endroit était fréquenté par des trafiquants de drogue et des itinérants, la porte déverrouillée laissant l’accès libre. Dès qu’elle y est entrée, la comédienne a été attaquée, battue, agressée sexuellement puis finalement tuée.

Son meurtre est resté irrésolu jusqu’en 2007, lorsque de nouvelles technologies de comparaison d’empreintes digitales ont permis d’identifier Gaétan Bissonnette, condamné à la prison à perpétuité, 23 ans après le crime.

Même 30 ans après son décès, la communauté artistique reste ébranlée par ce meurtre sordide. Les plus touchés, ses collègues de La Ribouldingue ne sont pas prêts de l’oublier.

André Montmorency, qui incarnait Fripponeau, se souvient lui avoir proposé de visiter un appartement libre en face de chez lui. «Elle m’avait répondu qu’elle en avait un autre à aller voir avant; et, il aura fallu qu’elle tombe sur celui-là. Souvent, j’y repense, et je me dis qu’il aurait pu en être autrement», se remémore-t-il.

«Apprendre l’assassinat de Denise, c’était comme si la maison s’écrasait sur ma tête, se souvient Marcel Sabourin, avec qui elle a collaboré au théâtre et à la télévision. C’était impensable qu’une femme si chaleureuse et aimante subisse une telle tragédie.»

Roland Lepage, acteur et scénariste de l’émission, n’a jamais voulu connaître les détails du meurtre; il voulait garder une belle image de son amie. «Je me rappelle d’elle accotée au piano quand on répétait, elle avait une voix magnifique, dit-il, avec une pointe de nostalgie. Dès que je l’ai vue sur les planches, j’avais senti son esprit comique.» C’est d’ailleurs pour son sens de la repartie que Roland Lepage a créé le personnage de Dame Plume spécialement pour elle.

Un voisinage dans l’ignorance

Le tronçon situé entre Ontario et Maisonneuve est depuis beaucoup mieux fréquenté qu’à l’époque. Les appartements y sont majoritairement occupés par des étudiants du cégep du Vieux-Montréal et de l’Université du Québec à Montréal.

La plupart des habitants du quartier ne connaissent pas Denise Morelle ni l’histoire de sa mort tragique.

«J’ai failli acheter le logement, et on ne m’avait jamais dit qu’il y avait eu un meurtre là-bas», s’est étonné Tristan Desjardins.

Michel Caron, lui, l’a appris il y a quelques années. «Ça fait 15 ans que je vis en haut, mais c’est quand TVA est venu tourner un reportage que j’ai su que Denise Morelle a été tuée ici.»

Undevoir de mémoire

«Depuis 2007, le grand public a peu à peu oublié ce qui s’est passé; mais je reste à croire que dès qu’on prononce son nom parmi les plus vieilles générations, les gens se rappellent d’elle, de son talent, et de sa terrible mort», conclut Roland Lepage.

 

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