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1-844-ANIMAUX

Une ligne téléphonique au secours des animaux

Il est désormais possible de prévenir les autorités avec un numéro de téléphone sans frais et facile à retenir

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Québec lance une ligne téléphonique d’urgence pour secourir les animaux, alors que les refuges mettent les bouchés doubles pour faire face aux abandons en cette période de déménagement.

Québec lance une ligne téléphonique d’urgence pour secourir les animaux, alors que les refuges mettent les bouchées doubles pour faire face aux abandons en cette période de déménagement.

Les citoyens qui sont témoins d’actes de maltraitance envers les animaux, ou qui en soupçonneraient, peuvent désormais composer le 1 844 ANIMAUX (1 844 264-6289) pour prévenir les inspecteurs du ministère de l’Agriculture (MAPAQ).

L’initiative n’est pas complètement nouvelle, puisqu’il était déjà possible de joindre le MAPAQ pour dénoncer des abus envers les bêtes.

Mais la création d’une ligne sans frais facile à retenir démontre que le ministre Pierre Paradis est bien décidé à agir pour le bien-être animal, se réjouit Anita Kapuscinska de la SPCA.

Inaccessibles

«Mais concrètement, ça ne va pas changer grand-chose», modère Élyse Désaulniers, auteure des livres Vache à lait et Je mange avec ma tête.

Experte en bien-être des animaux d’élevage, elle rappelle que, dans le cas des veaux maltraités par exemple, il aurait été impossible pour un citoyen d’alerter le MAPAQ puisque «les fermes sont inaccessibles au public».

Il a ainsi fallu l’infiltration d’un enquêteur armé d’une caméra cachée pour que la lumière soit faite sur la cruauté à laquelle étaient soumis de jeunes bovins dans une ferme de Pont-Rouge ce printemps.

Changer la loi

«Le Québec va rester en queue de peloton pour le bien-être animal si la loi ne change pas. Ça prend une loi qui a du mordant et des inspecteurs formés qui fassent des visites surprises», insiste Mme Desaulniers.

Elle rappelle que, selon le Code civil du Québec, les animaux de compagnie ou de ferme sont des «biens meubles». Blesser ou maltraiter une vache ou un lapin est donc assimilé à la détérioration d'un bien aussi banal qu’un grille-pain.

À la SPCA, Mme Kapuscinska abonde dans le même sens. En plus des changements législatifs, elle réclame des sanctions plus sévères pour les abuseurs, allant jusqu’à l’emprisonnement.

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